Servette quitte la Coupe de Suisse la tête basse

FootballLe parcours des Grenat s’est arrêté brutalement au Letzigrund, où ils se sont inclinés 1-0 devant GC en 16es de finale.

Wüthrich (à g.) et Cabral ne se font pas de cadeau. Le Portugais de GC a été expulsé à la 32e minute, mais c'est tout de même le Servettien qui était le plus malheureux au terme de la partie.

Wüthrich (à g.) et Cabral ne se font pas de cadeau. Le Portugais de GC a été expulsé à la 32e minute, mais c'est tout de même le Servettien qui était le plus malheureux au terme de la partie. Image: Keystone

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La Coupe, sa magie et ses surprises. En ouverture des 16es de finales, le Servette FC a été le premier occupant de Super League à prendre la porte. La toute petite, en l’occurrence. Saint-Gall, engagé à Winterthur, suivra la même voie plus tard dans la soirée. Dans une enceinte du Letzigrund bien peu garnie, les Genevois ont donc été sortis par Grasshopper. Il y a douze mois, en se référant à la logique hiérarchique, une élimination n’aurait pas été considérée comme un fait hautement étonnant. Seulement, la sortie de route de vendredi soir relève de la faute professionnelle.

«On n'a pas été à la hauteur»

«L’équipe n’a pas voulu faire plus», dira après coup Alain Geiger, conscient que ses hommes n’ont pas été à la hauteur de l’événement. Faire plus? C’est se faire violence, aller au bout de l’effort. Parce que maîtriser le ballon, avoir l’emprise sur le jeu, ça, Servette l’a très bien accompli. «On a eu la possession de la balle, mais on n’avait simplement pas envie de frapper au but et de faire mal à l’adversaire», analyse encore l’entraîneur du SFC.

Le Valaisan pointe précisément du doigt le problème. Face aux Zurichois, deuxièmes de Challenge League, le prétendu favori du duel a manqué de détermination, cela transpire l’évidence. On a senti très tôt qu’il ne connaîtrait pas grande peine à diriger les débats. Mais après? La reprise acrobatique de Grejohn Kyei, consécutive à un bon centre depuis la droite de Sébastien Wüthrich, aurait pu rapidement débloquer la situation (9e) si le gardien Mirko Salvi ne s’était trouvé sur le chemin du cuir. «C’est comme si on n’avait pas conscience de l’importance de chaque occasion», soulignera Alain Geiger.

GC n’est pas une modeste organisation de ligue régionale. Et bien que les joueurs d’Uli Forte n’aient pas été eux non plus particulièrement menaçants devant la cage gardée par Joël Kiassumbua, ils bénéficient tout de même de l’expérience de l’échelon supérieur. Ainsi, lorsqu’ils ont senti que la détermination adverse n’était pas débordante en cette soirée estivale, ils ont nourri leurs espoirs de qualification. D’ailleurs, même l’expulsion précoce de Cabral pour deux avertissements (32e) n’a pas semblé les perturber plus que cela. «Avec un joueur de plus, cela nous offrait des opportunités supplémentaires. On a démontré une belle jouerie mais cela ne suffit pas quand la volonté n’est pas présente dans les 40 derniers mètres», poursuit Alain Geiger.

Sans grande conviction

Et 40 mètres, même sur le boulevard du Letzigrund, ça en fait de la distance quand les intentions sont imperceptibles. Si Servette a su provoquer quelques signes d’étourdissements chez son hôte en première période, si GC a, lui, réussi à créer quelques menues frayeurs chez son invité, tout était trop tendre pour que la rencontre s’enflamme. Le néorelégué en deuxième division a alors bénéficié d’une largesse de l’arrière-garde genevoise au retour des vestiaires pour prendre les devants. Profitant de la passivité de Yoan Severin sur son couloir gauche, Nikola Gjergjev a expédié le ballon dans le petit filet de Kiassumbua (47e).

La suite, pour Servette, n’a été qu’une succession de mouvements sans grande conviction. Il y a bien eu un coup franc dévié de Routis qui a failli surprendre Salvi (50e), mais c’est à peu près tout. «Tous les garçons sur le terrain avaient les compétences pour faire mieux. On a manqué notre match, c’est aussi simple que cela. Il n’est pas acceptable d’être éliminé de la sorte, alors que l’on est supérieur à l’adversaire», soupire l’entraîneur genevois.

Le souci est donc ailleurs. Il n’est pas tant sur la forme que sur le fond. «On n’avait pas l’esprit de corps pour forcer la décision.» Pour cette raison, les Grenat ont été sanctionnés d’une élimination peu glorieuse.

Grasshopper - Servette 1-0 (0-0)

Letzigrund, 2480 spectateurs.

Arbitre: M. San.

But: 47e Gjorgjev 1-0.

Grasshopper: Salvi; Diani, Cvetkovic, Basic, Cabral; Arigoni, Salatic, Morandi (64e Njie); Pusic, Ben Khalifa (87e Subotic), Gjorgjev (84e Asllani).

Servette: Kassumbua; Gonçalves, Rouiller, Routis, Severin (67e Chagas); Cespedes, Ondoua; Stevanovic, Wüthrich (71e Imeri), Tasar; Kyei (64e Schalk). Notes: GC sans Goelzer ni Matic (blessés). Servette sans Cognat ni Sasso (blessés).

Avertissements: Cabral (2e, faute sur Stevanovic), Ondoua (34e, faute sur Arigoni), Routis (58e, antijeu), Ben Khalifa (87e, comportement antisportif) et Gonçalves (87e, comportement antisportif).

Expulsions: Cabral (32e, 2e avertissement) et l'entraîneur Forte (92e, comportement antisportif).

Créé: 13.09.2019, 22h57

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