Servette ne pleure pas sur l’arbitrage

FootballC’est une réflexion de fond sur le problème qui est préconisée par le club grenat.

Didier Fischer, président du Servette FC.

Didier Fischer, président du Servette FC. Image: Éric Lafargue

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Pas question de jouer les Calimero. Aucune volonté de nourrir la théorie du complot. Non, même si Servette a des raisons de se sentir floué par l’arbitrage médiocre d’Alain Bieri vendredi soir lors du 3-3 à Aarau, le club grenat reste digne. Le directeur de jeu a sifflé deux penalties: le premier est une mascarade (pseudo-faute de Sauthier), le second peut plus prêter à discussion, Iapichino défendant très mal. Mais dans les deux cas, les deux plongeons grotesques de Maierhofer, le géant autrichien, auront abusé Alain Bieri avec une facilité déconcertante.

«Nous n’allons pas réagir, explique Constantin Georges, directeur général du Servette FC. En fait, plus que les erreurs humaines que nous pouvons regretter, nous voulons davantage mettre l’accent sur les efforts à fournir pour encadrer et surtout mieux préparer les arbitres. Il faut se l’avouer sans se cacher la vérité: il y a un problème, il faut que nous nous mettions tous ensemble autour d’une table pour améliorer les choses.»

Il est temps de réagir

Il est vrai que la Suisse, en termes d’arbitrage, a souvent connu les honneurs à l’international, avec comme figures de proue Urs Meier et Massimo Busacca, aujourd’hui plus en fonction.

Il faut maintenant remonter au Mondial 2010 pour retrouver un arbitre suisse qualifié pour siffler lors d’un grand tournoi (Busacca). Depuis, aucun directeur de jeu helvétique n’a plus dirigé un match lors d’un Mondial ou un Euro, aucun n’étant retenu. C’est la preuve qu’il y a un net pas en arrière qui sanctionne l’arbitrage suisse. D’ailleurs, les erreurs grossières se multiplient. La VAR aidera les arbitres helvétiques la saison prochaine en Super League. C’est bien, cela pourra corriger des erreurs, c’est le but.

Mais il faudra plus. La professionnalisation? «Je suis persuadé qu’il faut avoir des arbitres professionnels en Suisse, assure Constantin Georges. Le niveau d’exigence est très haut pour les joueurs, de plus en plus élevé. Il faut que le niveau des arbitres, sur tous les plans, le soit aussi.»

Une discussion de fond, une formation améliorée, une réflexion sur la professionnalisation du corps arbitral, la VAR qui arrive: il est grand temps que la Suisse se donne les moyens de réagir. (TDG)

Créé: 05.03.2019, 08h41

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