Servette peut faire mieux que d’avancer par à-coups

FootballLes Grenat attendent la venue de Schaffhouse, dimanche à la Praille (16 heures). Prêts à enfin passer la deuxième vitesse.

Stevanovic vient d’inscrire le 3-2 pour Servette à Aarau. Alphonse savoure. Puis il y aura un penalty à la 91e minute de jeu...

Stevanovic vient d’inscrire le 3-2 pour Servette à Aarau. Alphonse savoure. Puis il y aura un penalty à la 91e minute de jeu... Image: Eric Lafargue

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Le passé éclaire toujours, un peu au moins, le présent. Pour ce Servette qui commençait la saison avec un nouvel entraîneur et plusieurs nouveaux joueurs, beaucoup d’incertitudes enveloppaient des ambitions connues. Il aura fallu du temps et de la patience pour que tout se mette en place, avec le brio que l’on sait dès l’automne venu. Pour ce Servette qui s’est lancé dans la seconde partie du championnat début février, les questionnements flottaient toujours dans l’air, mais d’un autre ordre: les Grenat seraient-ils capables, immédiatement de reprendre leur affolant rythme de croisière d’avant la pause hivernale?

La reprise a livré son verdict. Et ce qui se passe en 2019 trouve des échos avec ce qui a existé au début de la saison.

Deux reprises sous la loupe

Lors des cinq premiers matches de 2018, Servette a signé trois victoires pour deux défaites, soit neuf points inscrits sur quinze. Lors des cinq premiers matches de la reprise, Servette a enregistré deux succès, pour deux nuls et une défaite. Soit 8 points sur quinze.

Tout est sensiblement pareil. À l’été 2018, il y avait des blessés, des assurances à trouver, tout le monde n’était pas à niveau pour plusieurs raisons. Cet hiver, Geiger a également été confronté à des absences sur blessure et son équipe est aussi à la recherche de certitudes qu’elle sait toutefois à sa portée pour les avoir épousées avant la trêve.

Alexandre Alphonse illustre bien ce moment charnière pour Servette. Après un début de saison compliqué, il galopait débarrassé du poids de ses 36 printemps en automne. Comme le reste de l’équipe, il a plus de peine depuis la reprise.

«C’est vrai que cela peut ressembler à ce que nous avons déjà vécu il y a quelques mois, au début de la saison, avoue-t-il. Pour mon cas, j’ai dû cette fois faire attention, cet hiver, à un tendon. Celui qui passe sous la plante du pied. Il s’est enflammé. Mais depuis plus de dix jours, je suis à nouveau à 100%. Il me manquait encore le rythme, mais j’ai joué à Aarau, je sais que cela revient.» Les retours de blessures de Schalk et de Kone vont aussi donner plus de punch à l’attaque servettienne. De quoi lancer une nouvelle série?

«Sur les deux derniers matches, cette victoire à Kriens et ce nul à Aarau après avoir été mené 2-0 à la mi-temps, nous avons montré de bonnes choses, assure Alphonse. Nous sommes bien sûr encore à la recherche du niveau qui a été le nôtre avant Noël, mais personne ne doute dans le groupe. Nous savons que les victoires vont arriver, s’enchaîner, et que la confiance grandira à nouveau. Il ne faut pas douter.»

Alphonse reste concentré

Surtout pas avant de recevoir un Schaffhouse qui ne s’embarrassera pas de fioritures. Après le choc du décès du président Aniello Fontana, le directeur sportif et l’entraîneur Boris Smiljanic ont été remerciés. Nul doute que Jürgen Seeberger, le nouveau technicien à la tête de l’équipe, fera attention.

«Il va falloir se montrer précis devant le but, oui, lâche Alphonse. Je me sens bien, de mieux en mieux. Mais nous devons tous en faire un peu plus, nous avons le potentiel pour faire mieux. Ce n’est pas une question de méforme. Mais de retrouver tous les automatismes.»

Et aussi cette hargne qui a fait défaut en première période à Aarau. L’équipe a-t-elle bien digéré ces deux penalties sifflés par Alain Bieri? «Oui, sourit Alex Alphonse. Bien sûr, voir Aarau marquer le 3-3 à la 91e sur un penalty douteux qui suivait déjà un premier penalty cadeau, c’est dur. Nous étions déçus. Mais la page a vite été tournée. Nous pensons tous à Schaffhouse.»

À Servette de faire oublier le chiche 0-0 contre Wil. Il est temps de passer la deuxième vitesse.


Schaffhouse a un plan anti-Grenat

Depuis la reprise, la tactique anti-Servette des adversaires grenat est presque immuablement la même: une défense centrale de trois hommes, deux latéraux sur les côtés, les deux centraux les plus proches pouvant faire le surnombre sur les ailes pour bloquer les Genevois, principalement sur le côté droit où sévit Stevanovic.

C’est normal, tout le monde se méfie du solide leader. À la veille de son déplacement à la Praille, Schaffhouse ne déroge pas à la règle. Surtout avec son nouvel entraîneur, Jürgen Seeberger (qui a remplacé Smiljanic). Contre Vaduz la semaine passée (1-1), l’Allemand a mis en place un 3-4-3. Une sorte de 5-3-2 défensif au Stade de Genève ne serait pas surprenant.

De retour en 2019 après sa vilaine blessure au genou qui l’a écarté des terrains depuis huit mois, Helios Sessolo ne sait pas encore quel sera le schéma de jeu adopté, promet le Genevois de Schaffhouse.

«Le coach veut beaucoup d’intensité, explique-t-il. Bien sûr, quand on vient à Genève, on sait que cela va être compliqué. Parce que Servette est une équipe dominante, qui est très solide autant offensivement que défensivement. Mais on met en place un système pour tenir le choc. On vient sans peur et on aimerait repartir avec quelque chose. Un point serait déjà bien, mais pourquoi pas trois?»

Titulaire contre Vaduz pour la première fois depuis sa blessure, Helios Sessolo a vite retrouvé ses repères. Seeberger en a fait la pointe offensive de son 3-4-3. «J’ai eu de belles sensations. J’ai même été surpris, tellement cela allait bien. Il ne manquait qu’une chose: que je marque un but.»

L’a-t-il réservé pour Servette, ce dimanche? «Je ne sais pas, s’amuse-t-il, on verra.» La défense ferait bien de garder à l’œil un joueur qui est toujours dangereux. Et qui a faim de terrain. D.V. (nxp)

Créé: 09.03.2019, 13h19

En direct du vestiaire

Le match Servette - Schaffhouse, Stade de Genève ce dimanche. Coup d’envoi à 16 heures.

Gratuit pour les femmes La Journée de la femme ce 8 mars a donné des idées au Servette FC. Pour marquer le coup, ce dimanche, l’entrée au stade sera gratuite pour les femmes. Il suffira de se présenter à la caisse «accréditations et invitations» pour que madame ou mademoiselle se voit remettre un billet pour la tribune de son choix (principale ou nord).

Le contingent Servette est toujours privé de Séverin (encore deux semaines sans doute), de Lang et de Busset (blessé). Mais il enregistre les précieux retours de Schalk et de Kone. À Schaffhouse, Bunjaku, Grasseler et Nikci sont blessés.

Le contexte Le leader Servette sort d’un nul à Aarau qui n’a rien changé au classement. En recevant un Schaffhouse qui n’a inscrit que deux points en 2019, tout autre résultat qu’un succès avec la manière serait une contre-performance.

Le mot de Geiger «Nous allons jouer à deux attaquants, c’est encore le meilleur moyen de mettre l’adversaire sous pression. Mais je veux de l’efficacité devant, de la précision à la finition. Surtout face à des adversaires qui ne se privent pas pour nous attendre. On montre encore trop souvent deux visages. Mais je ne doute pas de mon équipe et de sa capacité à réagir pour faire mieux.» D.V.

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