Servette peut compter sur la mémoire de Routis

FootballEn 2011, il a vécu la promotion avec les Grenat. Il sait bien que Servette était revenu de nulle part. Alors il reste sur ses gardes et avertit ses coéquipiers.

Comme le 8 décembre dernier, le Servettien Christopher Routis (à dr.) retrouvera le Lausannois Alexandre Pasche (à g.) sur son chemin, ce mercredi soir à la Pontaise.

Comme le 8 décembre dernier, le Servettien Christopher Routis (à dr.) retrouvera le Lausannois Alexandre Pasche (à g.) sur son chemin, ce mercredi soir à la Pontaise. Image: Keystone

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À 29 ans, Christopher Routis est revenu à Genève avec une idée en tête. Il avait quitté le monde grenat en 2014, après y avoir vécu durant cinq ans. Avec des hauts et des bas, selon les saisons et les circonstances. Mais avec surtout en tête la magie d’un soir de mai 2011, quand Servette avait retrouvé la Super League dans un barrage retour fou contre Bellinzone. «Je suis revenu pour cela, sourit-il aujourd’hui. Pour revivre une promotion. Mais nous n’en sommes pas encore là, c’est pour cela qu’il faut rester concentrer.»

Routis, c’est un peu la mémoire de l’épopée d’il y a huit ans maintenant. Il se rappelle très bien de cette fin de saison dingue, avec Servette qui était à 14 points de Lugano et à 13 de Vaduz alors qu’il ne restait que neuf matches. Les Genevois auraient même dû terminer en tête et promus directement s’ils ne s’étaient pris les pieds dans le tapis de Locarno, après avoir pourtant étrillé 6-0 Lugano (avec un Esteban étincelant ce jour-là). Ils avaient donc dû passer par le barrage glorieux que l’on sait.

«Mais pour avoir vécu de l’intérieur cette folle remontée au classement, en si peu de temps, je sais que c’est possible, explique-t-il. Aujourd’hui, c’est différent: à l’époque, Servette était le chasseur. Cette fois, c’est nous qui sommes en tête avec Lausanne qui veut remonter. J’ai vécu la chose dans un sens. Je ne tiens pas à la vivre dans l’autre. C’est pour cela que je mets parfois un peu mes coéquipiers en garde, quand certains rigolent en parlant de promotion, sur le ton de la plaisanterie. Mais je dois dire que tout le monde a la tête froide.»

Le Servette de Geiger ressemble-t-il à celui de Joao Alves, le magicien de 2011? Les deux fois, il y a en tout cas un entraîneur expérimenté à la tête de l’équipe. Et pour le reste, oui, cette idée du jeu, d’attaquer, d’avoir le ballon, existe. Sur le plan de la dynamique du groupe aussi il y a des similitudes: le contingent est sain et solidaire.

«Oui, plusieurs choses me rappellent l’époque, lance le défenseur. Il y a comme une sorte de force tranquille qui est présente dans nos têtes. Et une notion de plaisir aussi, par rapport au jeu proposé, à la philosophie en place. Mais voilà, mon message reste prudent: ce derby contre Lausanne est sans doute un gros match, mais on doit le prendre pour ce qu’il est, à savoir un match comme les autres. Et on ne doit pas oublier non plus que la route est encore longue derrière.»

Christopher Routis laisse éclater sa joie après le premier but de Servette contre Bellinzone, le 31 mai 2011 en barrage de promotion-relégation Super/Challenge League.

(nxp)

Créé: 03.04.2019, 11h49

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