Servette a son destin en mains et doit confirmer au printemps

FootballAvec sa victoire à Wil (0-2), Lausanne se replace sans se rapprocher des Grenat. Mais le duel se précise, après la trêve hivernale.

Servette sera l’équipe à battre après la pause. Les Grenat en sont conscients.

Servette sera l’équipe à battre après la pause. Les Grenat en sont conscients. Image: Eric Lafargue

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Comme se plaît à le répéter Alain Geiger, «être leader en décembre n’a jamais permis à personne d’être aussitôt promu». Non, c’est vrai, l’entraîneur du Servette FC a raison, être champion d’automne, c’est être champion de rien du tout puisqu’il faut l’être au mois de mai, après la 36e et dernière journée de la saison.

Il n’empêche, l’expression, sous ses faux airs flatteurs, raconte tout de même une vérité, une tendance, un élan. Pour Servette, le classement indique clairement les choses et les Grenat vont devoir s’y habituer durant la pause: le favori, désormais, c’est Servette. Bien sûr, le réveil de Lausanne, vainqueur 2-0 à Wil, rappelle que la grosse écurie du championnat a des arguments très solides.

Moins de soucis que le LS

Les Vaudois, qui ont déjà un budget deux fois supérieur à celui des Genevois, vont faire le ménage, élaguer un contingent pléthorique, engager des renforts grâce à la générosité financière d’Ineos. Mais enfin, tout cela évoque surtout les efforts consentis par un poursuivant très loin de ses ambitions initiales, au moment même où Servette ne s’encombre pas de ces soucis-là.

Les Grenat passeront l’hiver seul en tête, avec un Lausanne qui rame pour rester au contact, mais qui doit se contenter de la troisième place provisoire, à sept longueurs des Servettiens, un point derrière Winterthour, deuxième. Six points d’avance sur les Zurichois, sept sur le LS: Servette est en position de force. Mais aura pour devoir de confirmer sa belle santé à la reprise.

Jusque-là, l’exercice est des plus réussis. Après des matches amicaux qui ont fait craindre le pire, puis un premier tour compliqué, notamment pour l’avoir commencé par des matches à l’extérieur (réfection de la pelouse de la Praille, qui en mériterait déjà une autre aujourd’hui…). la machine servettienne s’est mise en mouvement. Justement après la défaite presque injuste à neuf contre onze, face à Lausanne le 31 août.

La réussite et le talent

Depuis, les Grenat sont invaincus et se sont même offert une série de sept succès consécutifs au moment où le LS perdait ses repères.

On peut bien sûr parler du miracle à Kriens, cette victoire dans les arrêts de jeu (2-3) alors que les Lucernois menaient encore 2-1 à la 90e: par-delà l’invraisemblance du retournement de situation, un groupe se constitue en famille justement au travers de ces instants-là, vécus ensemble. Bien sûr qu’il faut une dose de réussite. Évidemment que le fait de jouer plus régulièrement à domicile, après les voyages du début de saison, aura également porté les Genevois. Mais c’est maintenant cette osmose née d’un groupe au départ disparate, qui fait aussi la force de Servette, en plus de ses immenses qualités techniques individuelles. Et Alain Geiger y est pour beaucoup. Il a su être à l’écoute de ses joueurs. Il a voulu porter l’idée d’un jeu offensif: les premiers ravis sont les Servettiens eux-mêmes. Ce beau parcours jusqu’à la pause est aussi source de responsabilités.

Au printemps, les hommes de Geiger devront faire faire attention à Winterthour, au retour en forme d’Aarau, à ce Wil toujours compliqué à manœuvrer. Et surtout à Lausanne, c’est certain. (nxp)

Créé: 16.12.2018, 18h40

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