À Schaffhouse, Servette n’a déjà plus le choix: victoire obligatoire!

FootballDes suspendus, des blessés, des solutions à trouver et pourtant, aucune excuse qui vaille: les Grenat sont déjà dos au mur.

Après le raté contre Chiasso (1-1), les Grenat doivent faire corps pour réagir lundi soir.

Après le raté contre Chiasso (1-1), les Grenat doivent faire corps pour réagir lundi soir. Image: Eric Lafargue

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La seconde phase de la saison a débuté comme s’était terminée la première: Servette cultive le discours d’un promu en puissance, mais sur le terrain, ces ambitions-là font cruellement défaut. Sur les six dernières rencontres – cinq en 2017 et une en 2018 –, le constat est même alarmant: une seule victoire, arrachée à la 87e à Schaffhouse justement, l’adversaire de lundi soir, pour quatre matches nuls et une défaite mortifiante contre Xamax. Non, à ce rythme-là, en concédant le 1-1 à domicile contre Chiasso par exemple, Servette ne sera pas promu et il le sait bien.

Le temps urge déjà. Servette a maintenant deux déplacements dont il doit ressortir vainqueur. Deux lundis où sa saison se joue peut-être, à Schaffhouse donc et ensuite à Neuchâtel. Or les soucis cernent encore les Grenat. Il faut voir lesquels et comment les contourner. Parce que s’ils veulent continuer à rêver, les Servettiens n’ont plus le choix. Ce n’est plus tant Xamax, leader, qu’ils doivent regarder dans les yeux. Mais eux-mêmes. Tour d’horizon des problèmes.

1. Chagas suspendu lundi soir

C’est la tuile pour l’attaque genevoise. Mychell Chagas, qui a écopé d’un 4e carton jaune samedi passé contre Chiasso (les trois premiers c’était avec Rapperswil), est suspendu lundi soir. Tout comme Willie. Mais c’est le profil du centre-avant qui manquera, d’autant plus qu’Alphonse n’est pas prêt à tenir 90 minutes. Il n’a repris l’entraînement avec l’équipe que ce vendredi. «Mon mollet va mieux, mais il est encore dur, explique-t-il. Le but, c’est d’intervenir en joker.»

2. Quelle animation offensive?

Faute de n’avoir trouvé un remplaçant à Nsame que cet hiver, Kodro a dû «bricoler» durant toute la première phase du championnat. Il a déjà tout essayé ou presque. Mais sans Chagas en pointe lundi, il va à nouveau devoir innover. Comment? «On cherche la bonne formule, oui, admet Alexandre Alphonse. C’est sûr qu’avec Chagas suspendu et moi qui ne suis pas encore prêt à 100%, cela limite les choix devant. Mais c’est aussi dans la tête qu’on doit prendre confiance, malgré les circonstances. Et puis on doit aussi penser un peu plus à la profondeur. C’est bien beau de jouer au ballon, mais la finalité, c’est de marquer. Et la verticalité oblige les défenseurs à courir vers leur but, ce qu’ils n’aiment pas. Il faut y penser, souvent. C’est cette approche mentale que nous devons tous entretenir.»

Meho Kodro ne contredit pas. «La verticalité a toujours été présente comme une évidence, quand je pense foot, lance le technicien grenat. Plus nous irons rapidement dans ce sens, mieux ce sera. Il y a seulement plusieurs manières d’y arriver et c’est notamment cela que nous mettons en place.»

3. Quel latéral gauche

Contre Chiasso, c’est Sally Sarr qui a joué latéral gauche, Le Pogam et Busset étant blessés. La petite déchirure à l’ischio-jambier de Mfuyi, cette semaine, obligera Sarr à retrouver l’axe au côté de Nathan. Mais qui jouera sur la gauche de la défense? En l’état, Kodro a deux choix. «De Ceglie vient de reprendre avec le groupe après son souci à la cuisse, lance l’entraîneur. Il faut voir comment il réagira. Sinon, je peux me tourner vers Timo Ribeiro. Je verrai…» Le directeur sportif Alain Studer assure que Servette explore des pistes pour ce poste. Il a jusqu’au 15 février.

4. Deux fois sur synthétique

Deux matches capitaux, les deux un lundi soir à l’extérieur sur une pelouse synthétique. C’est ce qui attend Servette à Schaffhouse et à Neuchâtel. Les Grenat se sont copieusement entraînés sur leur gazon artificiel de Balexert pour s’y préparer. «La nature du terrain ne sera jamais une excuse», tranche d’emblée Kodro.

En revanche, un Sébastien Wüthrich, qui a payé un lourd tribut à ces surfaces avec sa pubalgie (trois mois d’arrêt l’automne passé), n’est pas forcément enchanté. Or le No 10 grenat est essentiel pour l’animation offensive et la fluidité du jeu en zone 3. «Avec ces multiples changements de surfaces de jeu, ce n’est pas l’idéal pour moi, regrette-t-il. Surtout sur un synthétique: je ressens des douleurs. Cela va mieux qu’avant, mais il faudra rester attentif. Et puis je me dis aussi que ces deux matches à venir sur plus importants que tout et que je ne dois pas penser à autre chose.» Servette a plusieurs problèmes à gérer. Non: à surmonter! (nxp)

Créé: 09.02.2018, 17h22

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