Routis: «J’ai toujours gardé un œil sur Servette. Je veux revivre le coup de la montée»

FootballA Schaffhouse ce samedi, les Grenat pourront compter sur l’expérience du défenseur français, de retour avec des ambitions.

Après avoir aidé au milieu, Christopher Routis a retrouvé sa place en défense centrale.

Après avoir aidé au milieu, Christopher Routis a retrouvé sa place en défense centrale. Image: Eric Lafargue

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Il avait quitté Genève il y a quatre ans, pour vivre une nouvelle expérience. L’Angleterre d’abord, à Bradford, l’Ecosse ensuite à Ross County: l’appel du large, mais avec toujours le souvenir de ces cinq années, de 2009 à 2014, passée au Servette FC. Avec les hauts et les bas du parcours chaotique des Grenat. «J’ai toujours gardé un œil sur Servette», sourit Christopher Routis.

A 28 ans, le défenseur français est de retour au bercail. Le choix a été bien réfléchi. Il avait vécu les années Pishyar et Quennec, celles qui confrontaient le plus grand bonheur d’une promotion, aux promesses sans lendemain, sinon le précipice par deux fois frôlé d’une nouvelle faillite. Ce tumulte-là, fût-il oublié un soir de printemps 2011 par la grâce d’un retour dans l’élite, Routis ne voulait plus le revivre.

Une direction solide

«Je crois qu’avec la nouvelle direction, la base est désormais solide, assure-t-il. C’était important pour moi, c’est un plaisir de revenir dans ce club dans ces conditions. La direction nous soutient, nous partons pour le match de ce samedi à Schaffhouse le vendredi matin. Tout est mis en œuvre pour le bien de l’équipe. J’ai vécu des époques bien pires ici. Avant, tout se faisait à l’arrache, comme on dit. Actuellement, le seul petit souci, c’est le centre d’entraînements que Servette attend encore. La première équipe est domiciliée à la Praille, il faut se déplacer pour s’entraîner (NDLR: à Perly, le club ayant signé un accord avec le SFC qui devait en premier lieu aller aux Cherpines). Mais sinon, tout est fait pour nous faciliter la vie. Je ne peux qu’être sensible aux efforts fournis par la direction actuelle.»

C’est vrai, Servette a des moyens. Lausanne a sans doute un budget deux fois supérieur à celui des Genevois, mais les Grenat ont bien des atouts en main pour asseoir leurs ambitions de promotion. Restait à ne pas refaire les erreurs de la saison dernière: mauvais casting pour l’entraîneur, recrutement sans attaquant jusqu’à Noël et d’autres problèmes de gestion de certains cas particuliers. Servette a pris Alain Geiger quand celui-ci s’est proposé, Weiler, Celestini ou d’autres ayant refusé le poste.

Des résultats à améliorer

«Alain Geiger a une extraordinaire expérience de joueur, lance Routis. Il a su construire un groupe qui a un beau potentiel, avec un bel état d’esprit. J’aimerais bien revivre le coup de la promotion, nous en avons les moyens. Et avec la direction actuelle, cela ne signifiera pas monter pour monter. Les meilleures conditions seront en place pour la suite. Je suis conscient que les résultats en ce début de saison, ne sont pas ceux attendus. Mais malgré la défaite contre Lausanne et l’élimination en Coupe, nous progressons. La saison est encore longue.»

Un gros résultat à Schaffhouse, autrement dit un succès avec la manière, remettrait Servette sur les bons rails. (nxp)

Créé: 21.09.2018, 16h26

En direct du vestiaire

Le match Schaffhouse- Servette, Lipopark, coup d’envoi à 17 h 30.

Les absents Servette est privé d’Alphonse et de Mfuyi, tous deux suspendus. Lang, Sauthier, Wüthrich et Imeri sont blessés. Koro Kone attend son permis de travail.

Le contexte Après une première période ratée contre Lausanne, Servette a brillé à… neuf contre les Vaudois après la pause. Ils auraient mérité au moins le point du nul, mais ont été battus. En Coupe, ils ont inscrit trois buts à Lucerne (quatre avec l’autobut de Rouiller), mais ont été éliminés aux tirs au but. Les promesses sont là, le potentiel se voit. Il faut maintenant que les qualités s’expriment dans la durée, en championnat.

Le mot de Geiger «Un match de Coupe reste un match de Coupe, mais le jeu s’améliore grâce au collectif. Rien n’est simple, il faudra se méfier de Schaffhouse.» D.V.

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