Les premières analyses d’Alain Geiger

FootballCe qui va, ce qui ne va pas, ce qui doit être amélioré: l’entraîneur de Servette fait le point avant la venue de Kriens, ce mardi soir.

Alain Geiger donne ses consignes. Il fait le point sur «son» Servette avant la venue de Kriens, ce mardi soir.

Alain Geiger donne ses consignes. Il fait le point sur «son» Servette avant la venue de Kriens, ce mardi soir. Image: Eric Lafargue

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Il n’est pas du genre à se chercher des excuses. Alain Geiger a au contraire l’analyse lucide de ceux qui ont connu le très haut niveau sur le terrain. «Dix points après sept matches, je sais très bien que cela n’est pas assez», lance-t-il sans détour. Il faut voir pourquoi Servette n’est pas aussi performant que prévu. Il faut revenir en arrière pour comprendre l’arrêt sur image aujourd’hui. Et, surtout, pour saisir le cheminement et les perspectives d’avenir.

Servette accueille Kriens ce mardi soir à la Praille (20 heures) et en attendant logiquement un succès grenat, avec la manière, Alain Geiger parle de son équipe et de son parcours jusque-là.

La préparation de la saison

Tout n’a pas été simple au début. Entre les départs, les arrivées en cours de préparation et les six blessés sous protocole médical (Cespedes, Sarr, Alphonse, Antunes, Stevanovic, Chagas), Geiger a dû s’adapter.

«Je le savais en arrivant, lance-t-il. Mais c’était parfois un peu compliqué. Il y avait aussi des incertitudes quant au retour de certains blessés. Ce n’est pas l’idéal pour stabiliser un groupe où il y a de nouveaux joueurs, mais il fallait passer par là. Et puis cela s’est malheureusement enchaîné avec les blessures de Wüthrich, de Schalk et celle qui stoppe déjà la saison de Lang. C’est simple, je n’ai jamais pu jouer deux fois de suite avec les mêmes joueurs offensifs.»

Le recrutement

Pas de souci pour Geiger à ce niveau. «J’ai cherché l’équilibre, explique l’entraîneur. Nous avons trouvé une forme de stabilité derrière, au milieu aussi le plus souvent. Moins devant, pour les raisons que l’on sait et qui nous ont poussé d’ailleurs à recruter Koro Kone. Il marque deux fois contre Winterthour, il est présent avec son but annulé contre Lausanne, mais je ne peux plus le faire jouer puisqu’on attend son permis de travail. Là aussi, c’est compliqué, mais il faut composer avec cette réalité.»

La philosophie de jeu

Servette a commencé avec un bloc assez bas. Depuis quelques matches se dessine une volonté de jouer plus haut.

«La philosophie de jeu est flexible, sourit Geiger. Par nécessité, par la force des choses étant donné les blessés ou les absents, quand il n’y a pas de suspendus aussi. Dans l’idéal, j’aimerais développer un 4-2-3-1 ou un 4-4-2, j’aime évoluer avec deux attaquants. Mais je n’ai pas pu vraiment le faire puisque le secteur a été le plus touché jusque-là. C’est frustrant, parce qu’il y a le potentiel, sur le papier, mais que je n’ai pas pu encore lâcher tous les chevaux. Mais je retrouve en match ce que nous travaillons la semaine, le groupe répond bien.»

Temps forts, temps faibles

Servette a cette vilaine manie de ne pas assez profiter de ses temps forts durant un match et de surtout payer cash, par un but encaissé, tous ses temps faibles. À Schaffhouse, un quart d’heure aura suffi en seconde période aux Schaffhousois pour égaliser.

«C’est vrai, nous payons cher nos temps faibles, reconnaît le technicien. Nous devons progresser à ce niveau. Il faut être capable, même quand les choses se compliquent, de répondre présent, sans prendre un but con, comme on dit. Il y a encore un manque de cohésion entre la défense et le milieu et entre le milieu et l’attaque, dans le travail à fournir dans ces moments-là. J’aimerais voir des lignes plus compactes, plus hautes aussi. En défense, j’ai des leaders pour donner le ton. Il m’en faudrait plus au milieu et surtout devant. Mais pour cela, il faut une stabilité, une régularité, pour que les vocations se révèlent, qu’une colonne vertébrale se dessine.»

Marge de progression

Servette est cinquième, loin du classement espéré. Il est déjà à six points de Wil, surprenant leader, et à cinq longueurs de Lausanne. «Quand on considère les blessés, le cas Kone ou le fait que nous avons déjà joué cinq fois à l’extérieur pour seulement deux fois à la maison (ndlr: réfection de la pelouse de la Praille au début de la saison), je sais que la marge de progression est grande. Quand l’effectif sera au complet, le potentiel servettien, que l’on aperçoit déjà, pourra s’exprimer. Je compte aussi sur les jeunes pour pousser. Il faudra encore de la patience. Mais ce championnat est plus serré qu’on ne le pense.»

À Servette de monter en puissance. Vite, si possible. (nxp)

Créé: 24.09.2018, 18h54

En direct du vestiaire

Le match Servette-Kriens, ce mardi soir au Stade de Genève, coup d’envoi à 20 h 00.

Les absents Imeri et Lang sont blessés. Mfuyi est suspendu. Sauthier et Alphonse sont de retour. A Kriens, Costa, Fäh, Röthlisberger, Sulejmani sont blessés.

Le contexte Après un nul énervant à Schaffhouse, qui suivait une défaite frustrante contre Lausanne, sans oublier une élimination rageante en Coupe contre Lucerne, Servette accolerait bien à son nom des épithètes plus glorieuses. Les Grenat ont besoin d’un succès probant contre Kriens pour lancer enfin une belle série. Mais il faudra pour cela donner le tournis à l’équipe qui est la championne des matches nuls: cinq déjà à l’actif des Lucernois.

L’anecdote La dernière fois que Kriens a joué à la Praille, c’était le 21 août 2010. Ce soir, les Grenat avaient écrasé les Lucernois 6-0 avec des buts de Eudis (2x), De Azevedo (2x), Esteban et Rüfli.

Le mot de Geiger «Kriens, c’est bien ce néo-promu qui n’a qu’une défaite en sept matches? Il faudra faire attention, les Lucernois vont nous attendre pour nous prendre en contre, c’est leur système de jeu. Ce sera à nous d’aller les chercher, de prendre l’avantage, de doubler la mise pour empocher les trois points qui nous feront le plus grand bien.» D.V.

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