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FootballLa pelouse du Stade de Genève ressemble à un bourbier

Le match Suisse - Eire a laissé des traces à la Praille. Le match Servette - Saint-Gall aura-t-il lieu normalement dimanche?

Pelouse ou bourbier? À vous de choisir.
Pelouse ou bourbier? À vous de choisir.
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C'est une photo de Bojan Dimic qui refait parler de la pelouse du Stade de Genève. Cette dernière a en effet particulièrement souffert mardi soir, à l'occasion du match entre la Suisse et l'Eire (2-0). Et tout indique qu'elle sera une nouvelle fois mise à rude épreuve dimanche par les joueurs de Servette et de Saint-Gall, ce d'autant plus qu'on annonce pas mal de pluie sur la région cette fin de semaine.

Sur la photo, prise par l'assistant d'Alain Geiger au lendemain de la victoire suisse, la pelouse ressemble plus à un bourbier qu'autre chose. Du coup, la question est légitime: le match Servette - Saint-Gall pourra-t-il se disputer normalement dimanche (16h)?

Pour le savoir, on s'est approché de Pierre-Yves Bovigny, responsable de la qualité des pelouses auprès de l'ASF et de la SFL, qui habite de surcroît tout près du Stade de Genève. «Le problème de la pelouse genevoise, c'est qu'elle est hybride, en ce sens qu'on a planté du vrai gazon sur du synthétique, commence-t-il par expliquer. En temps normal, on est censé «scalper» le terrain chaque année, au moyen d'une machine spéciale, pour en faire sortir la matière organique qui se forme. Mais on n'arrive pas à le faire à la Praille, pour des raisons avant tout techniques - on arracherait la couche. Pour avoir une pelouse parfaite, il faudrait alors la changer chaque année. Mais là, on entre dans des considérations financières.»

Pas de terre du tout

Ce qui pourrait paraître pour de la boue n'en est donc pas. «Ce n'est effectivement pas possible, puisque le gazon a été posé sur du sable uniquement, confirme Pierre-Yves Bovigny. Il n'y a pas de terre du tout. Mais comme l'herbe pourrit, il se forme de la matière organique, qui ressort dès le moment où on s'enfonce dans le gazon. D'ailleurs, des joueurs m'ont dit mardi que ce terrain puait la m... (sic!) Ils avaient raison.»

Pour autant, Pierre-Yves Bovigny ne se montre pas inquiet quant à la tenue du match Servette - Saint-Gall, dimanche. «Même si on annonce beaucoup de pluie, je suis sûr que le terrain sera en relativement bon état au coup d'envoi, confirme-t-il. D'abord, parce qu'il aura été entretenu. Ensuite, parce que les tests que nous effectuons chaque année montrent qu'en termes de perméabilité, donc d'absorption d'eau, c'est la meilleure pelouse du pays. Par contre, pendant le match, rien ne pourra empêcher la remontée de ces matières organiques. A la fin, la pelouse du Stade de Genève ressemblera beaucoup à ce qu'elle était mardi soir après Suisse - Eire.» Odeurs comprises!

Renaud Tschoumy

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