Lionel Pizzinat: «On a plané un petit peu»

FootballLe team manager du Servette FC, clubiste grenat, revient sur les émotions de la promotion et évoque la suite, en Super League.

Alphonse et Servette volent encore un peu.

Alphonse et Servette volent encore un peu. Image: Keystone

Signaler une erreur

Vous voulez communiquer un renseignement ou vous avez repéré une erreur ?

Lionel Pizzinat, avez-vous atterri, depuis vendredi soir?

Oui. C’est normal qu’on plane un petit peu, parce que ça a été fort. Cette promotion, on savait qu’elle allait arriver – même si on a été très prudent jusqu’au bout. Quand on est clubiste, vivre ça, c’est vraiment une apothéose. Ce derby contre Lausanne, le stade plein… Il y avait beaucoup d’émotions. Je l’avais vécu comme joueur en 2011, là je suis un peu plus en dehors. Mais c’est toujours aussi émouvant de voir autant de gens au stade de Genève. Par rapport à cette saison, ce final, je pense qu’on ne pouvait pas rêver mieux. C’est pour ça qu’on a plané un petit peu.

Mais maintenant c’est fini, parce qu’il faut songer à la saison prochaine en Super League, juste?

C’est ça. Dans ma position de team manager, j’avais en tête que nous allions vivre cette promotion; et qu’il faudrait vite se remettre au travail pour assurer derrière. Il reste trois matches à jouer, quelques fêtes, la remise de la coupe. Mais il y a une saison qui arrive et il faut la préparer. C’est en ce sens que travaille la cellule de recrutement avec Gérard Bonneau, Carlos Varela. Le club est prêt, structuré, on est content. Mais on sait que le gros du travail arrive maintenant.

Comment comparer la situation du club, par rapport à celle du printemps 2011?

En tant que capitaine de l’équipe, je voyais déjà un peu l’envers du décor. Aujourd’hui, je vois un club très solide, armé pour cette promotion. En 2011, l’équipe était armée. Mais derrière, c’était plus compliqué. La saison suivante, c’était allé sur l’enthousiasme (ndlr: qualification européenne) et après, on a vu (banqueroute)… On le sait d’autant mieux: même s’il y a beaucoup d’ondes positives dans ce club actuellement, il ne faut surtout pas se relâcher, rester sur ses gardes, sérieux.

Comment envisagez-vous le fossé entre les deux divisions, sur le plan sportif?

Pour l’avoir vécu, je peux vous dire que la marche est haute. On arrive dans la crème du pays. Pour reprendre les mots du président, sur la première année, il va falloir la jauger, cette Super League, pour s’y installer. La Super League, c’est beau, mais il faut y rester. Donc on continue le travail, humbles, les pieds sur terre. Tout le monde a voulu la Super League, maintenant, il faut l’assumer.

Comment résumeriez-vous les besoins, en termes d’effectif?

Ah, ça, il faut voir avec la cellule de recrutement. Je les connais, les besoins, mais je ne peux pas vous les dire.

Plus de 20'000 spectateurs vendredi passé contre Lausanne, combien jeudi soir face à Rapperswil?

Connaissant Genève, on sait qu’il y en aura un peu moins. On aura nos fidèles. L’important, c’est qu’un maximum de gens vienne pour le dernier match contre Kriens, avec la remise de la coupe (ndlr: le 26 mai). Qu’un maximum de gens nous soutienne pour la saison à venir, avec beaucoup de belles affiches en perspective. C’est clair que le championnat sera plus difficile. Mais on connait le public, le Genevois, notre entraîneur sait ce que les gens aiment. Au-delà des résultats, il faudra leur donner ça pour qu’ils viennent au stade. (nxp)

Créé: 16.05.2019, 12h57

Publier un nouveau commentaire

Nous vous invitons ici à donner votre point de vue, vos informations, vos arguments. Nous vous prions d’utiliser votre nom complet, la discussion est plus authentique ainsi. Vous pouvez vous connecter via Facebook ou créer un compte utilisateur, selon votre choix. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de garder un ton respectueux et de penser que de nombreuses personnes vous lisent.
La rédaction

Caractères restants:

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.

Caricatures

Un arbre s'abat au cimetière des Rois
Plus...