Kodro: «Servette doit saisir sa chance»

FootballStade de Genève, la loge présidentielle, Meho Kodro s’installe. Pour parler des Grenat. Et de ces quatre mois de vérité.

Meho Kodro parle de

Meho Kodro parle de "son" Servette et de lui, avant la reprise de samedi soir au Stade de Genève, contre Chiasso. Image: Eric Lafargue

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Meho Kodro, êtes-vous un entraîneur sous pression à la veille de la reprise du championnat?

Quelle pression? Je parlerai plutôt d’une énergie. Je savais ce qui m’attendait en venant ici, je suis conscient des objectifs. On peut parler de pression, mais ce n’est pas quelque chose qui me crispe. C’est vraiment une énergie que je canalise.

Mais c’est un peu l’heure de vérité pour vous, qui avez façonné cette équipe depuis un an, en écartant certains joueurs, en recrutant d’autres?

L’heure de vérité, c’est quand on se présente devant Dieu. Là, on ne parle que d’un jeu. Et puis au fond, c’est toujours un peu l’heure de vérité, tous les jours, quand on veut faire les choses le mieux possible, quand on se fixe des objectifs.

Vous allez pourtant être jugé sur vos résultats: comment vivez-vous avec ça?

Les joueurs me jugent, les spectateurs aussi, mes dirigeants également: tout le monde peut me juger. Et je l’accepte, c’est légitime. Mais le jugement le plus important, c’est celui que je porte sur moi-même. Parce que je ne pourrais pas vivre en me demandant systématiquement ce que tout le monde va penser de mes choix.

L’objectif, c’est la promotion: si Servette n’est pas en Super League la saison prochaine, cela serait-il un échec personnel pour vous?

Je ne me prépare pas pour perdre ou manquer un objectif. Si Servette n’était pas promu? Nous sommes là dans le domaine de la supposition. J’ai envie de répondre: laissez-moi le temps de gagner pour démontrer le contraire. Et on en reparlera après.

Comment Servette va-t-il s’y prendre pour faire preuve de plus de constance, pour mieux gérer ses rencontres, jusqu’au bout. Autrement dit pour être plus fort que lors de la première phase de la saison et rattraper Xamax?

Vous verrez samedi contre Chiasso, puis à Schaffhouse, puis à Xamax. Le mois de février sera décisif. Il y a des choses que nous avons travaillé, comme la gestion des temps forts et des temps faibles, c’est vrai. Cela passe par plus de rigueur tactique encore. La force de Servette, c’est le groupe et c’est ce que l’on a voulu renforcer. Si cette équipe joue sur ses qualités, elle devient très difficile à battre. Le potentiel de ce groupe est immense, il faut que tous en soient persuadés. C’est à moi de porter, encore plus qu’avant, ce message aux joueurs. Ce qui arrive maintenant, c’est une chance. À saisir. Le seul danger, ce serait de ne pas y croire totalement.

Meho, on entend çà et là, parfois, que vous seriez trop frileux dans certains de vos choix durant les matches: comment recevez-vous cette remarque?

J’entends beaucoup de choses. Moi, je suis un ancien attaquant, j’aimerais bien que Servette gagne tous ses matches 5-4. Mais je suis obligé de partir de ce que je crois être la réalité. Avant de gagner 5-4, je veux d’abord faire le nécessaire pour l’emporter. Les choix que j’opère, c’est évidemment parce que je pense que c’est le mieux pour l’équipe. Quand je sors Vitkieviez contre Xamax pour mettre Fabry dans l’axe au milieu et décaler Hasanovic sur le côté, ce n’est pas pour défendre. C’est parce que nous perdions la bataille médiane et que je voulais récupérer le contrôle du ballon. Autre chose: parfois l’équipe recule. Mais ce n’est pas ce que j’ai voulu ou ce qui a été décidé. Cela est arrivé, malgré tout. Nous avons travaillé là-dessus.

L’arrivée de Mychell Chagas vous offre des possibilités de varier les systèmes, pour sortir du traditionnel 4-2-3-1: à explorer?

Ce 4-2-3-1 se transforme déjà en d’autres systèmes. Il évolue, il n’est pas figé. Oui, la venue de Chagas ouvre des perspectives. Que nous avons déjà testées, en passant vers un 4-4-2 ou un 4-1-4-1. Un système de jeu dépend davantage de la capacité des joueurs à le faire vivre. (nxp)

Créé: 01.02.2018, 17h30

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