Avec Gérard Bonneau, Servette pense l’avenir à tous les niveaux

FootballL’ex-recruteur en chef de l’Olympique lyonnais planche sur deux plans, selon le résultat de la saison. Rencontre avant la venue de Wil.

Gérard Bonneau: homme de l’ombre, mais atout majeur pour Servette avec son expérience.

Gérard Bonneau: homme de l’ombre, mais atout majeur pour Servette avec son expérience. Image: LDD

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Tout serait plus simple si Servette écrasait Wil ce samedi soir, avant d’aligner une longue série de victoires. L’écueil de Chiasso (défaite 2-1 dimanche passé) serait oublié, la Super League tendrait alors les bras aux Grenat et Gérard Bonneau serait soulagé. Bonneau? C’est le recruteur de Lyon qui a rejoint Servette il y a dix mois. Dans son tableau de chasse, tous les meilleurs Lyonnais de ces 20 dernières années ou presque, qu’il a repéré et amené à l’OL: Benzema, Fekir, Lacazette, Ghezzal, Martial, Tolisso, Umtiti, Ben Arfa, Gonalons ou Grenier, c’est lui. Aujourd’hui, c’est pour les Servettiens qu’il s’investit et avec une équipe quise serait déjà ménagé un écart très important, il se creuserait moins les méninges.

Parce que l’avenir se prépare au présent. Parce que Servette doit donc déjà dessiner les contours de son futur sans encore savoir dans quelle ligue il évoluera.

En attendant, le Français travaille, en collaboration avec le staff technique, Alain Geiger, Bojan Dimic et Lionel Pizzinat en tête. Avec aussi Carlos Varela et Yoan Loche, de la cellule recrutement dont il est le responsable.

Varol Tasar, le Germano-Turc d’Aarau qui s’est engagé avec Servette cette semaine mais qui terminera la saison en Argovie avant de rejoindre Genève la saison prochaine était par exemple dans son viseur depuis plusieurs mois. «On aurait aimé qu’il vienne cet hiver, mais ce n’était pas possible, Aarau ne le souhaitait pas», explique-t-il.

Un plan A, un plan B

Pour le reste, le bon sens parle. Cette fois, avec Bonneau, Servette a une vraie vision de l’avenir. Il s’agit d’avoir un plan A et un plan B. Autrement dit, penser à construire une équipe qui évoluera en Super League en cas de promotion et envisager d’autres options si les Grenat devaient manquer le coche ce printemps.

«C’est cela, nous travaillons sur deux axes, selon la promotion ou pas, confirme le technicien. Nous ciblons des joueurs selon différents profils, toujours en rapport à la Super League ou à la Challenge League. Le premier travail, c’est l’observation. Avec les outils actuels, les sites, les logiciels, on peut voir les joueurs. S’ils nous intéressent, nous nous déplaçons, c’est capital pour valider la première observation. On classe les joueurs en fonction de la Super League ou de la Challenge League. Puis, on prépare une présentation des différents profils pour le staff technique de la première équipe. On regarde aussi si le joueur entre dans le cadre de ce que l’on veut ici, afin qu’il puisse s’adapter. Un élément qui a fait 15 clubs en dix ans n’aura pas le même attachement au maillot qu’un autre qui n’en a connu que deux. C’est important car le groupe grenat est sain et que nous voulons garder la dynamique qui l’anime. Enfin, après tout ça, il y a la confirmation qui intervient. Et les discussions avec le joueur et le club où il évolue par exemple.»

Bien sûr, Gérard Bonneau est tenu par un budget. Une enveloppe dont il a la pleine disposition? «Je sais ce à quoi j’ai droit, la fourchette autrement dit, mais c’est la direction qui doit valider à la fin. Cela ne pose pas de problème, on peut discuter.» Servette a de la chance d’avoir Gérard Bonneau. L’homme est un professionnel reconnu, qui dispose d’un grand carnet d’adresses, de contacts dans le milieu et d’une réputation qui n’est plus à faire.

Le directeur sportif idéal?

Une seule question demeure: pourquoi Servette n’en fait pas son directeur sportif, puisque Bonneau remplit tous les critères et connaît déjà la maison? Et lui, qu’en dit-il? «Je n’ai encore jamais tenu ce rôle… J’ai un vécu, je suis une sorte de conseiller ici, en CDI, pas pour le court terme, ma venue à Genève était mûrement réfléchie. Je ne sais pas, il faudrait que cela se présente.» Voilà qui serait une bonne idée: un directeur sportif qui connaît le foot sur le bout des doigts, qui dans l’idéal aurait la gestion d’un budget de fonctionnement dans son domaine. Un poste qui fait encore défaut à Servette. Daniel Visentini (nxp)

Créé: 15.02.2019, 17h55

En direct du vestiaire

Le match Servette - Wil, Stade de Genève, coup d’envoi à 19 heures.

Le contingent Servette enregistre les retours de Sauthier et Cognat (suspendus à Chiasso), ainsi que de Routis (blessure au mollet guérie). Cela fera du bien. En revanche, Koro Kone soigne une contracture à la cuisse, récoltée sur le bourbier tessinois. Lang et Busset sont toujours blessés. À Wil, Havenaar, Schäppi et Scholz sont à l’infirmerie.

Le contexte Servette a connu un coup d’arrêt fâcheux à Chiasso dimanche passé après 13 matches sans défaite. Au Tessin il manquait, comme contre Vaduz, des assurances dans le jeu, de la percussion, de la créativité, de la fraîcheur. C’est tout ce qu’il faudra impérativement retrouver contre un Wil toujours compliqué à jouer. De leur côté, les Saint-Gallois restent sur cinq matches sans victoire.

Le mot de Geiger «La meilleure réponse à la défaite, c’est la victoire. C’est simple. Les retours de Sauthier, Routis et Cognat vont faire du bien au groupe. Je ne suis pas inquiet, un incident peut arriver, surtout dans une phase de reprise et avec des éléments qui manquaient à l’appel. Cela dit, nous devons surtout retrouver nos valeurs et du rythme. Les joueurs sont prêts.» D.V.

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