Passer au contenu principal

Un exil comme héritage, Servette pour ancrage

Il a grandi au Cambodge, il a fui la guerre, il a rejoint la Suisse. Rencontre avec «Jean», un Grenat solaire.

Jean Campart, intendant et masseur, un homme précieux pour les Servettiens, dans l'ombre des joueurs. Un parcours de vie qui a valeur de leçon.
Jean Campart, intendant et masseur, un homme précieux pour les Servettiens, dans l'ombre des joueurs. Un parcours de vie qui a valeur de leçon.
Eric Lafargue

Le footballeur est un animal égoïste. Il n’y est pour rien, tout le pousse dans ce tropisme. On s’occupe pour lui de ses affaires d’entraînement et de match, de ses ballons à laver, de ses gourdes à remplir, de comment s’habiller, de ce qu’il faut dire ou pas. Il est assisté dans toutes ses tâches pour n’avoir à se concentrer que sur sa performance. Alors dans tous les clubs de foot, il y a des «petites mains», des travailleurs de l’ombre qu’on ne voit pas ou peu, au service de ceux qui prennent la lumière. Au Servette FC, cet homme-là s’appelle «Jean» et ce n’est même pas son prénom.

Les articles ABO sont réservés aux abonnés.