Découvrez tout ce qui va changer au Stade de Genève

FootballL’enceinte de la Praille va faire peau neuve en 2019. Elle en avait bien besoin pour redorer son image et être enfin à la hauteur.

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De cette enceinte-là, tout a résonné, le vrai comme le faux, le pire et le meilleur, selon le degré de mauvaise foi ou d’angélisme. Le Stade de Genève est sans doute mal né en 2003 pour beaucoup de raisons, financières pour la plupart, mais il a le mérite d’exister. Restait à savoir comment. C’est la question que s’est posée le conseil d’administration de la Fondation du Stade de Genève (FSG), articulé autour de son nouveau président, Jean-Marc Guinchard (lire ci-dessous), le successeur de Laurent Moutinot.

La réponse n’a pas tardé: un nouvel élan va permettre au bâtiment de la Praille de faire peau neuve. Le point sur toutes les améliorations nécessaires qui vont enfin voir le jour.

1. Tous les sièges changés

Au départ les quelque 30 000 sièges du stade étaient d’un grenat éclatant. Pas longtemps. Les finances de l’époque n’ayant pas permis de s’assurer de la meilleure qualité, ces sièges sont aujourd’hui affreux: délavés, couleur passée, sales, ils renvoient une image désastreuse.

«La décision a été prise en janvier, tous les sièges vont être remplacés, explique Jean-Marc Gunichard. Cela se fera cet été.» Il était temps. Mais pour ne pas revivre la même mésaventure qu’avec les sièges délavés, les nouveaux seront gris. «En revanche, le nom du Servette FC sera maintenu, en grenat, lui.» Le coût n’est pas minime: entre le remplacement, les assurances et l’élimination des déchets, l’opération revient à 3 millions. Un généreux mécène devrait se charger de la douloureuse. Les regards se tournent vers la Fondation Hans Wilsdorf, déjà bienfaitrice du club et de l’enceinte.

2. Des panneaux solaires

Cela ne se verra que du ciel, mais des panneaux photovoltaïques vont tapisser le toit du Stade de Genève. Une initiative en partenariat avec les SIG. La pose sera terminée en automne et cette toiture «intelligente» et écologique, couvrira près de 40% des dépenses énergétiques de l’enceinte. La FSG et les SIG se partageront la facture.

3. Des buvettes fonctionnelles

Vous en avez marre d’attendre durant d’interminables minutes, à la mi-temps et dans la cohue, une boisson ou un sandwich sans même l’obtenir? Tout cela est bientôt révolu. Le contrat avec l’exploitant actuel a été résilié et un appel d’offres a été fait. Critère: rapidité de service. De plus le sol et les murs des sept buvettes - qui ne disposaient pas d’eau chaude! - vont être refaites.

4. De nouveaux écrans géants

Ils sont là depuis le début en 2003 et ils ne sont plus à la pointe de la technologie. En cours d’année les deux écrans géants seront changés. Pour des versions plus grandes, plus «minces» et d’une meilleure définition d’image. Il en coûtera 600 000 francs pour les deux nouveaux écrans.

5. Des équipes bien assises

Les sièges des équipes vont également être changés. Et cela sera effectué fin février déjà. Tant mieux! Le caractère désuet et inconfortable de ceux qui sont place actuellement alimentait lui aussi la mauvaise impression générale. C’est le spécialiste italien Sabelt qui a été retenu. Servette et l’équipe visiteuse auront de beaux sièges-baquets grenat, comme ceux du FC Metz. La pose des quelque 36 sièges au total coûtera près de 50 000 francs. Une question de standing.

Bref, tout va dans le bon sens. Et le projet ne s’arrête pas en si bon chemin. Pour anticiper ce qu’il appelle de ses vœux, autrement dit une promotion du Servette FC en Super League ce printemps, Jean-Marc Guinchard a déjà pris des mesures de mise en conformité avec les exigences de l’élite. Deux filets géants qui se tendent derrière les deux buts ont déjà été achetés (l’armature pour les faire tenir est déjà en place) et le stade va hisser son niveau de sécurité pour l’accueil des supporters adverses.

Enfin, le souci esthétique existe aussi. «J’ai un projet avec la Haute École d’Art déco, lance Jean-Marc Guinchard. Les élèves y sont spécialisés en design, en peinture, en graffitis, ils ont une imagination créatrice très intéressante et je compte approcher l’institution pour habiller l’intérieur du stade, j’en ai déjà parlé au directeur.»


Guinchard: «L’intérêt du Servette FC est aussi le nôtre»

Nouveau président de la Fondation du Stade depuis le 1er décembre, Jean-Marc Guinchard (élu PDC) aime le sport. Il est à la tête de l’organisation des 20 km et du Marathon de Genève. Il apprécie la course à pied, le ski, la randonnée et la grimpe. Et le football?

«J’aime aussi, même si je connais moins», dit-il. Dans son mandat, il y a l’idée de faire vivre le stade. Il a logiquement commencé par entreprendre les travaux qui permettent d’avoir un outil fonctionnel. Outre ce qui va être réalisé en 2019, il y a déjà la sonorisation qui a été améliorée. Les éclairages aussi. Et s’il le faut, la pelouse pourrait être elle aussi changée pour un autre gazon, toujours hybride, mais moins délicat que l’actuel. Musique d’avenir, gestion du 1,8 million reçu annuellement: un million pour l’exploitation proprement dite, 750 000 francs de subvention pour les travaux, l’entretien, les rénovations.

Le présent, ce sont les efforts consentis maintenant. Et c’est surtout la relation avec le Servette FC, le club résident. Cela fait depuis 2015 que le club attend un bail signé certifiant la collaboration entre Servette et le stade. Alors? «Alors j’ai rencontré le président du SFC, Didier Fischer, vendredi passé, précise Jean-Marc Guinchard. Nous discutons, nous négocions. Nous mettons tout à plat pour que les choses se passent bien. Nous aimons Servette, c’est notre club. Il est évident que ce ne doit pas être un simple locataire, c’est notre club résident, que nous voulons mettre en valeur. Bien sûr que nous allons trouver un accord en bonne intelligence. Notre région doit s’identifier à ce club et nous ferons ce que nous pourrons pour aller dans ce sens. Mais vous savez, l’intérêt du Servette FC est aussi le nôtre.»

Sur ce point, outre une convention de location avantageuse (comme cela se fait à Lausanne, à Sion ou plus encore à Neuchâtel), il faudra aussi négocier sur les revenus dont Servette doit tirer profit, comme les buvettes, puisque le public se déplace pour voir les Grenat. Or ce n’est curieusement pas ce qui est en vigueur actuellement. Il se trouve qu’un nouvel exploitant doit reprendre lesdites buvettes, qui seront rénovées. Servette aura-t-il logiquement, contractuellement, une part des revenus qu’il génère?

«Oui, cela fait partie de la négociation que nous devons avoir, assure Jean-Marc Guinchard. Le but, c’est que tout le monde soit content. Nous avons tout à y gagner si Servette est heureux.» D.V. (nxp)

Créé: 05.02.2019, 07h41

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