Braizat et la défaite: «Je n’en ai pas dormi pendant deux jours»

FootballSon Servette battu à Neuchâtel, l’entraîneur des Grenat a fait le point avec son équipe. Pour éviter que les erreurs se répètent.

Anthony Braizat (ici avec Baumann à g. et Vitkieviez) peaufine avec ses joueurs les petits détails, ceux qui font la différence.

Anthony Braizat (ici avec Baumann à g. et Vitkieviez) peaufine avec ses joueurs les petits détails, ceux qui font la différence. Image: Eric Lafargue

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Devant l’écran de son ordinateur portable, Anthony Braizat se repasse les scènes. Il a monté les séquences les plus révélatrices de ce premier match en Challenge League, samedi à la Maladière. Une défaite 2-1 de Servette face à Xamax qui lui reste en travers de la gorge. Les dix minutes de vidéo s’écoulent, Braizat fait des pauses, explique, commente. Les bonnes actions comme les fautes collectives sont pointées du doigt. Non, il n’a pas digéré cette défaite.

«Je n’aime pas ça, encore moins dans ces circonstances, peste-t-il. Je n’en ai pas dormi durant deux jours. Parce que nous donnons deux buts sur des balles arrêtées et que, contrairement à ce que je pensais moi-même à chaud, après le match, nous étions pas mal en première période. J’ai partagé notamment ces images avec Lionel Pizzinat et nous sommes d’accord: il ne manquait pas grand-chose avant la pause, nous n’avons pas trop tardé à jouer, comme j’ai pu le penser ou le lire. Nous n’étions pas si timorés que ça. En fait, nous avons manqué de précision dans le dernier geste ou la dernière passe. Il y a eu trop de déchet aussi. Mais nous n’avons rien à envier à Xamax.»

Il fallait que cela sorte. Que cette frustration s’exprime. Il en a parlé avec ses joueurs aussi, pointant le doigt sur les erreurs commises, sur ces inattentions qui coûtent cher.

La différence est ténue

Parler du réalisme neuchâtelois, c’est aussi rappeler qu’en Challenge League tout se joue parfois sur des détails et que le match bascule sur un simple mauvais choix. La différence est ténue entre une passe réussie qui amène un but et sa simple ébauche. Les équipes du haut de classement, à la fin de la saison, seront celles qui auront su provoquer leur chance en opérant le plus souvent les bons gestes au bon moment, devant comme derrière.

«C’est sur cela que j’ai insisté auprès des joueurs, poursuit Braizat. En première période, il y a eu un tir d’Hasanovic qui frôle le poteau, une opportunité pour Besnard ou pour Le Pogam. Cela tient à peu de chose que nous soyons à égalité à la pause. Mais c’est comme cela, c’est le foot comme on dit. Alors je dois faire avec. Mais je ferai tout le nécessaire pour gommer toutes les petites erreurs relevées.» Cette semaine, c’est sur les terrains de Balexert que les Grenat mettent les bouchées doubles. Des séquences d’entraînement sérieuses sont au programme, parfois deux fois par jour. Parce que Servette ne joue pas ce week-end.

Un bon test à Aoste

En raison de la réfection de la pelouse du Stade de Genève, les Servettiens avaient demandé en amont à la SFL de pouvoir disputer leurs trois premiers matches à l’extérieur. La Ligue a refusé mais a simplement déplacé le Servette - Le Mont de ce week-end au 24 août. Le prochain match de championnat est donc prévu le lundi 8 août à Aarau et la première rencontre sur la nouvelle pelouse hybride de la Praille aura lieu contre Schaffhouse, le 11 août.

Pour pallier cette pause forcée, un match amical est au programme la semaine prochaine. Mercredi, Servette s’en ira à Aoste défier Mainz 05, en préparation en Italie. Un bon test contre un club de Bundesliga entraîné par le Suisse Martin Schmidt et où figure l’excellent Fabian Frei.

Tout cela ne dispense pas les Genevois de chercher activement un renfort offensif, afin de pouvoir faire jouer pleinement la concurrence devant. On connaît le profil souhaité: un attaquant efficace, finisseur, capable de jouer dos au but, mais pouvant également apporter de la profondeur. Autrement dit un vrai oiseau rare, qui dispose de toutes les qualités et qu’il faudra convaincre de venir jouer en deuxième division suisse. Pas simple.

«D’autant plus que les joueurs qui présentent ce profil sont aussi les plus chers, souffle Braizat. Mais à nous de recruter malin en dénichant le bon joueur. Nous sommes sur trois ou quatre pistes, principalement à l’étranger.» (TDG)

Créé: 28.07.2016, 14h56

Schällibaum a visionné Servette

Lundi 8 août, Aarau accueillera Servette au Brügglifeld. Marco Schällibaum, l’entraîneur des Argoviens, n’a pas laissé passer l’occasion samedi passé d’aller voir de près les Grenat à la Maladière.
Son verdict? «Des premières minutes un peu compliquées, peut-être à cause de la pelouse synthétique de la Maladière, explique-t-il. Il y avait du déchet. Mais après, j’ai vu de bonnes choses. Malheureusement pour moi… L’entrée d’Alphonse a fait du bien. Nous devrons faire attention. Mais je le sais déjà: la Challenge League, c’est un championnat difficile.»
Il le sait encore mieux depuis dimanche, avec ce nul concédé à domicile face à Chiasso. «Nous n’étions sans doute pas assez bons, nous avons dû faire face à une équipe qui jouait à dix derrière, mais très bien organisée. Alors forcément, si tu ne parviens pas à marquer assez tôt, c’est toujours problématique.»
Marco Schällibaum a aussi regardé de près les Zurichois, qui se sont imposés 2-0 lundi soir contre Schaffhouse. Pour lui, pas de doute: le FCZ sera très dur à arrêter…
«Franchement, quand tu vois la solidité présente et que tu sais qu’il y a encore des joueurs comme Schönbächler sur le banc ou quand tu vois que Cabral, Etoundi et Yapi n’étaient pas convoqués, tu devines rapidement que les Zurichois devraient être au-dessus des débats.»

Et Aarau? «Nous avons fait un très beau deuxième tour la saison passée, explique Schällibaum. On veut continuer ainsi, avec nos moyens, qui sont si loin de ceux de Zurich. Disons que nous voulons viser le haut du classement, les places de 2 à 5 par exemple.» Pour cela, il voudra briller contre Servette. Les Grenat sont avertis. D.V.

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