«Refaire la même chose mais en mieux»

FootballA l’heure de la rentrée des classes du leader, Alain Geiger évoque les extraordinaires défis qui attendent Servette en 2019. Avec la promotion en point de mire.

Alain Geiger ne manque pas d'ambitions pour 2019.

Alain Geiger ne manque pas d'ambitions pour 2019. Image: Keystone

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Comment ne pas y voir un symbole? Alors que Servette trône au sommet de la Challenge League, Alain Geiger (58 ans) a lui-même choisi de passer les Fêtes en altitude. C’est sur les hauteurs de Blatten, une station du Haut-Valais, et en famille, entouré des siens, que le coach grenat, qui sera bientôt grand-papa pour la 5e fois, s’est ressourcé, débranchant quelque peu pour mieux se repiquer au jeu.

À l’heure de la (glaciale, pour la météo) reprise, trois jours avant celle du LS, l’envie frétille déjà, les idées, solidement ancrées dans une réalité souriante, le disputent aux ambitions, légitimes.

Le piège de la suffisance

Confortable leader avec six points d’avance sur Winterthour et sept sur Lausanne, le club de la Praille, qui reste sur une impressionnante série de 9 matches/25 points, sait pourtant qu’il n’a encore rien gagné, que le danger le guette partout. Mais pas question, au moment de toucher au rêve, de tomber dans le piège de la suffisance ni de fanfaronner en bombant le torse.

D’ailleurs, ce n’est pas un hasard si son entraîneur, au moment des retrouvailles avec le terrain, lui a fixé des standards plus élevés qu’en 2018. «On doit refaire la même chose mais en mieux», confirme Geiger avant de décortiquer quatre thèmes de la rentrée.


Le message du coach

Des vents porteurs

Au moment de retrouver vendredi ses joueurs à Balexert, Alain Geiger n’a pas manqué de leur adresser ses vœux. Il a aussi tenu à les replonger dans le contexte de la bataille pour la montée. «Votre challenge en 2019, leur a-t-il dit en substance, c’est de faire encore mieux que l’an dernier. Il y aura bien sûr des périodes de doutes, des obstacles, vous commettrez sûrement aussi des erreurs mais vous avez en vous les moyens de les surmonter.» Ainsi l’ancien international helvétique est-il persuadé que ce Servette-là peut encore se bonifier. «On a l’élan du leader, toutes voiles dehors, convient-il. Si l’on travaille très fort, il n’y aura aucune limite.» À condition de retrouver sans (trop) tarder les valeurs développées par le leader en termes d’emprise sur le jeu et de volonté de séduire…


Les ambitions

Remporter un nouveau titre

«Si l’on m’avait dit que l’on bouclerait la première partie en tête avec six points d’avance, j’aurais bien sûr signé les yeux fermés…» Le Valaisan de la Praille le sait pourtant mieux que quiconque: quand bien même aucun poursuivant n’a jamais effacé un tel retard depuis la création de la nouvelle formule en 2003, rien n’est acquis. «Personne n’a jamais été promu avec des statistiques. Le grand favori reste Lausanne. De notre côté, on ne va pas changer d’un iota. Face au nouveau championnat qui commence, on demeure des compétiteurs. On veut être premier sur ces 18 matches.» La feuille de route est même clairement établie. «Il ne faut pas se projeter en Super League mais avancer match après match. La difficulté, c’est d’éviter les nuls.»


La préparation

Le rythme par les matches

«Quand on voit les Anglais qui enchaînent durant les Fêtes, c’est extraordinaire…» Si ça ne tenait qu’à lui, le technicien supprimerait la trêve hivernale. «Tandis que là, il faut repartir sur une mini-préparation de quatre semaines, remettre les gars à niveau dans le but de retrouver ce qui existait déjà.» Avant la reprise du 2 février contre Vaduz, Servette enchaînera les matches amicaux – son entraîneur en a prévu six, le premier contre Vevey vendredi prochain. «Il ne faut pas arrêter de jouer. Ce dont on a le plus besoin, c’est de rythme. À mon époque, on passait un mois à courir comme si l’on préparait un marathon!» Comme en 2018, Servette ira transpirer une dizaine de jours à Vilamoura, en Algarve, où les Grenat séjourneront à partir du 14 janvier.


Le contingent

La recherche d’un gaucher

Avec la stabilité comme mot d’ordre, Servette devrait présenter ce printemps le même visage que celui offert avant Noël. Contrairement à ce qui devrait se passer à Lausanne où un grand ménage est attendu, son effectif ne sera donc nullement chamboulé durant le mercato, hormis l’une ou l’autre possibles retouches en fonction des (rares) opportunités du marché. «J’ai émis le souhait de pouvoir garder tout le monde», confirme le Valaisan. Servi aussi bien en défense qu’offensivement, Geiger ne serait par contre pas opposé à l’arrivée d’un gaucher supplémentaire afin d’étoffer le secteur médian. «On n’est pas en train de se chercher. On sait déjà ce dont on est capable. Une dynamique de groupe et de travail existe. À nous de faire en sorte de la prolonger.»

(nxp)

Créé: 04.01.2019, 19h08

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