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Sexe et dopage: l’argument fait mouche

La Canadienne Laurence Vincent Lapointe, championne de canoë, a été blanchie lundi par sa fédération internationale après un contrôle positif. Ex-conjoint en cause.

Laurence Vincent Lapointe et son avocat sont parvenus à convaincre le tribunal arbitral de la fédération internationale de canoë de l'innocence de la championne
Laurence Vincent Lapointe et son avocat sont parvenus à convaincre le tribunal arbitral de la fédération internationale de canoë de l'innocence de la championne
Keystone

Elle s’appelle Laurence Vincent Lapointe, a 27ans et est super forte en canoë. Son palmarès est d’ailleurs éloquent: elle a raflé treize titres de championne du monde. Pour faire simple, disons que c’est un peu la Roger Federer des plans d’eau. Ou la Mikaela Shiffrin de la pagaie.

À une toute petite nuance près: le 29 juillet 2019, la Québécoise avait été pincée par la patrouille des petites fioles. Des traces de ligandrol, un produit interdit, avaient été décelées dans ses urines. Dans la foulée, elle avait rencontré les médias et, les yeux rougis, la voix tremblotante, avait fait comme bien d’autres avant elle. Non, non, promis juré, elle n’avait pas touché à ce médicament prohibé. D’ailleurs, elle ne savait même pas que ce qu’était, le ligandrol.

Suspendue par la fédération internationale, basée à Lausanne, elle a été contrainte de zapper les championnats du monde 2019 et a permis aux habituels Poulidor de sa discipline de voir à quoi ressemblait une médaille d’or. Mais, tout en continuant à s’entraîner, elle a passé pas mal de temps dans les bureaux de son avocat, Adam Klevinas.

Comment se sortir de ce guêpier à quelques mois des Jeux olympiques de Tokyo, l’objectif que la Canadienne avait entouré en rouge dans son agenda?

La faute à un steak contaminé? Pas possible, Alberto Contador a le copyright. Et si un baume à lèvres? Non, Therese Johaug s’est déjà approprié le truc. Un verre de whisky de trop? Non plus, cela n’avait pas marché pour Floyd Landis.

Et voilà qu’en décembre dernier, tout s’est éclairé. Le coupable, mais bien sûr, c’est son ex. C’est en tout cas la thèse qui a été défendue par Maître Klevinas devant le tribunal arbitral de la Fédération internationale de canoë (ICF). L’ancien conjoint de Laurence Vincent Lapointe aurait consommé un produit qui contenait beaucoup, mais alors vraiment beaucoup de ligandrol. Comme l’a relaté Radio Canada, les traces qui ont été trouvées dans les urines de la rameuse pouvaient provenir d’une transmission de fluides corporels entre elle et son ex. Des experts ont d’ailleurs attesté que le scénario était possible.

Eh bien, vous savez quoi? L’argument a fait mouche. Lundi, la canoéiste a été blanchie par l’ICF. Elle peut reprendre la compétition avec effet immédiat. Quelque chose nous dit que, ces prochains temps, le sexe sera responsable de quelques nouveaux cas de dopage…

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