Sefolosha: «C’est terrible, le monde va mal»

BasketballThabo Sefolosha porte un regard triste sur les attentats de Paris. Il fait aussi le point sur sa plainte contre la ville de New York.

La tragédie de Paris laisse Thabo Sefolosha «perplexe».

La tragédie de Paris laisse Thabo Sefolosha «perplexe». Image: Keystone

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Le pied plongé dans un seau rempli d’eau glacée et le regard scotché à son smartphone, Thabo Sefolosha digère l’amère défaite (90-88) des Atlanta Hawks face aux Brooklyn Nets mardi soir à New York. Quatre jours après les attentats de Paris, les Nets avaient décidé de rendre hommage à la France.

La Marseillaise a été chantée en ouverture du match dans un Barclays Center tricolore pour l’occasion. «Ça m’a fait penser aux événements tragiques et ça relativise aussi notre vie de joueur de basket, réagit le Vaudois à l’issue de la partie. Dès qu’on allume la radio et la télévision, on entend parler de la tragédie. Le monde entier a les yeux rivés sur Paris. C’est de la folie humaine. C’est vrai que ça touche quand ça arrive dans une ville comme Paris, mais ça se passe malheureusement partout dans le monde.»

Marié à Bertille, une Française, le Veveysan a aussi évolué dans l’Hexagone avant de rejoindre le championnat de NBA aux Etats-Unis en 2006. «C’est terrible, poursuit-il. Le monde va mal. C’est triste de voir que ça peut se passer à Paris, une ville où j’ai vécu pas mal de temps et où j’ai des amis et des proches. Cette tragédie me laisse perplexe. Je ne sais pas quelle solution nous pouvons trouver dans l’immédiat. C’est dommage que les gens doivent se protéger de plus en plus.»

Thabo Sefolosha vit une période riche en émotions, après avoir été acquitté par un jury new-yorkais le 9 octobre dernier. Le joueur suisse avait été accusé d’avoir entravé le travail de la police le 8 avril de cette année à la sortie d’une boîte de nuit de Manhattan alors qu’un autre joueur de NBA avait été poignardé. Lors de son arrestation musclée quelques heures avant un match contre les Brooklyn Nets, Thabo Sefolosha avait souffert d’une fracture du péroné, qui lui avait fait manquer les play-off avec les Hawks.

«Je ne regarde pas en arrière»

En septembre, il avait refusé l’offre de la procureure de faire un jour de travaux d’intérêt général en échange d’un abandon des chefs d’accusation, et avait opté pour un procès éprouvant, qu’il avait remporté un mois plus tard. «Je ne regarde pas en arrière, confie le joueur de 31 ans dans les vestiaires du Barclays Center. C’était une étape et elle est passée. Maintenant je pense à ma saison et à faire ce qu’il faut pour que ma cheville puisse être à 100% le plus rapidement possible.»

«C’est dommage que les gens doivent se protéger de plus en plus»

Le mois dernier, Thabo Sefolosha avait annoncé son intention de porter plainte contre la Ville de New York et les agents qui l’avaient arrêté. La plainte n’a toujours pas été déposée pendant qu’une commission new-yorkaise se penchant sur les bavures policières potentielles enquête sur le cas Sefolosha. Selon nos informations, une décision serait proche: «On va attendre de voir ce qu’elle dit. C’était une décision difficile. Mais, si les gens ont commis des fautes, je pense qu’il est important qu’ils doivent répondre de leurs actes.»

Douloureux en fin de match

Mardi, Thabo Sefolosha a été l’un des joueurs les plus sollicités par Mike Budenholzer, coach des Hawks. Son panier à 3 points à 41 secondes de la fin du match avait même donné brièvement un avantage de 2 points à Atlanta, avant que Brooklyn, une équipe qui se traîne dans les profondeurs du classement de NBA, n’intercepte une passe du Veveysan et n’en profite pour renverse la vapeur dans les ultimes secondes face à des Hawks ultrafavoris.

«Quand je suis sur le terrain, il y a des moments où je me sens presque à 100% et il y a des moments vers la fin du match où ça devient plus douloureux et c’est un peu plus difficile de courir, de sauter et de changer de direction, glisse encore Sefolosha. Il ne faut pas paniquer. Après trois défaites de suite, je pense toutefois que nous devons nous regarder dans le miroir pour que nous arrivions à livrer 48 minutes de basketball propre sur le terrain.»

Créé: 18.11.2015, 22h36

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