L’Olympique de Genève change de président, pas de ligne

FootballLuca Mautone, ex-vice-président, a succédé à Allan Avventurato à la tête du club de Varembé.

Il y a du changement à Varembé.

Il y a du changement à Varembé. Image: Georges Cabrera

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Il ne faut pas y voir un séisme, simplement une continuité. Le très ambitieux Allan Avventurato n’est plus le président de l’Olympique de Genève. Il avait participé à la création du club, lors de la fusion entre Saint-Jean et Athlétique Regina en 2013, avant d’y revenir en 2016. Les statuts prévoyaient un mandat de trois ans, et il s’était mis en tête dès le début de ne pas rempiler. «C’est un travail chronophage et épuisant, explique-t-il. Je passe simplement le témoin, comme prévu.» Il reste au comité, en plus de diriger la section basket, qui a été séparée du football.

Son successeur est son vice-président: Luca Mautone, 36 ans. Ce responsable informatique d’une commune genevoise a été le seul à se présenter lors de l’assemblée générale du 28 octobre. «J’ai commencé le foot à Saint-Jean à 6 ans, se présente cet enfant de Varembé. Cela fait donc trente ans que je suis immergé là-dedans. Et je suis très heureux d’être désormais président de l’Olympique de Genève. C’est un honneur.»

Luca Mautone se veut un homme du sérail. Il ne faut pas s’attendre à une révolution. «Il s’agit de poursuivre le projet que l’on mène depuis trois ans, détaille-t-il. Avec la même politique. Je veux promouvoir le dialogue et l’échange, avec tous les membres.» Son défi? «Consolider le club, en lui donnant une stabilité et de la sérénité.» Et donc en finir avec les remous internes.

Retrouver de la sérénité

Ils ont été nombreux ces derniers mois. À commencer par le changement d’entraîneur à la veille de la reprise du championnat. L’entraîneur d’alors, Bruno Rocha, avait été remercié, faute de diplômes lui permettant de diriger une équipe de 1re ligue. Pareil pour le directeur sportif Robert Müller, lequel avait mal digéré cette décision. «Son contrat était terminé au 30 juin», précise Luca Mautone, qui n’a aucun problème à soutenir ces choix: «Ils sont propres au comité, qu’ils soient bons ou mauvais. Les critiques ne nous touchent pas, nous suivons notre ligne directrice, sans prêter attention aux fausses rumeurs.»

Et le reste du club, alors que l’autre ambition est d’avoir des juniors performants? Depuis le début de la saison, dix équipes juniors sur les vingt-trois que comptait le club ont été retirées. Pourquoi? «Ma vision était de réduire ce nombre, répond Luca Mautone. Car avoir autant d’équipes implique une disponibilité des entraîneurs, des plages horaires étendues. C’était compliqué. Le but est d’offrir un encadrement optimal. Mais le club n’a jamais refusé d’enfants.» Et Luca Mautone n’entend pas le faire durant les trois prochaines années.

Créé: 09.11.2019, 09h24

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