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«Money» Mayweather a été fidèle à son surnom

L’Américain s’est amusé à faire durer le suspense contre un O’Connor qui a surpris en bien.

Floyd Mayweather a largement dominé l'Irlandais McGregor.
Floyd Mayweather a largement dominé l'Irlandais McGregor.
AP

Des dollars comme s’il en pleuvait… Au point que le record des recettes pour un match de boxe (700 millions de dollars générés lors du Pacquiao - Mayweather de 2015) sera sans doute battu. Avec toujours en vedette Floyd le bien surnommé «Money» Mayweather. Cette fois, il retrouvait en face de lui un combattant d’un genre nouveau. Un Irlandais au cœur d’or, Conor McGregor. Tout cela valait bien de brancher son réveil pour assister au combat du siècle. Encore un.

Comme en 1987

Dimanche, 4 h 55, le réveil sonne comme un uppercut. L’arbitre compte jusqu’à huit. Ouf! Sauvé par le gong. Un café, serré, et on est debout. La nuit s’échappe en courant. Souvenir d’un autre siècle où l’on se réveillait pour assister à de vrais combats de boxe entre les meilleurs. L’illusion de se retrouver en 1987 devant un Hagler - Leonard réellement mythique est d’autant plus troublante que Bertrand Duboux est au commentaire – comme au bon vieux temps – sur Teleclub. L’ancien de la TSR n’a rien perdu de son mordant. En attendant «The main Event», il chauffe sa voix lors du dernier combat qui précède «the Money game». Il s’emporte lorsque le jeune champion américain Gervonta Davis (le poulain de Mayweather) se comporte comme un chef de gang face au Costaricain Francisco Fonseca. «On n’aime pas beaucoup les provocations de ce jeune homme», lance le commentateur.

Ce combat s’achèvera par un curieux K.-O. consécutif à un coup porté sur la nuque de son adversaire. Un vrai coup de MMA. La transition est parfaite pour passer à cet affrontement entre Floyd Mayweather et Conor McGregor. Le beau contre la bête. Le puriste, invaincu en 49 combats de boxe, contre le pur frappadingue dublinois, terreur des octogones de MMA, arts martiaux mixtes, une discipline où tous les coups, ou presque, sont permis.

Une lente mise en route

Disputé selon les règles de la boxe anglaise, le match a été moins déséquilibré que certains ne pouvaient le craindre. Peu élégant, visiblement peu à l’aise derrière son bras droit qu’il pointait sans cesse en avant, McGregor a fait illusion pendant trois rounds, y allant même de quelques coups tordus sous les yeux d’un arbitre bien complaisant. «Ce n’est pas possible cet arbitre, lance Bertrand Duboux. Il faut lui offrir une petite séance de rattrapage en cours du soir!»

Après ce début de match timide, juste le temps pour Floyd Mayweather de mettre en route la machine, lui qui, à 40 ans, n’avait plus boxé depuis deux ans, a alors rappelé à?ceux qui l’avaient oublié pourquoi la boxe est un art noble. Esquives, changements de rythme, enchaînements, variété, petits pas de côté: l’Américain a accéléré quand il l’a vraiment décidé. Et nul doute que si le poids des ans n’avait pas quelque peu atténué son punch, le match aurait été arrêté bien avant ce dixième round où l’Irlandais ressemblait à un sac de sable.

Comme dans les belles?histoires dont raffolent les Américains, à la fin tout le monde était donc content. Les deux héros sont encore plus riches de quelques dizaines de millions de dollars. Floyd Mayweather prend définitivement sa retraite et sa place dans les livres d’histoire en étant invaincu. Les spectateurs de Las Vegas et les téléspectateurs n’ont pas eu le sentiment de s’être fait avoir. Même nous, on n’a pas regretté d’être resté debout pour retrouver Bertrand Duboux.

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