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Des lutteurs «différents» pour terrasser les préjugés

Une trentaine de personnes souffrant de handicap s’entraînent en vue de la Fête fédérale de lutte.

Bras écartés, nuque volontaire, Marc, un jeune trisomique de 20 ans, déboule sur le carré de sciure comme un taureau. Chemise alpestre sur le dos, il a envie d’en découdre. «Je n’ai jamais peur, je suis prêt!» dit-il avec un sourire plein de malice. En face de lui: une tour. Gilles Guisolan, président du Club de lutte d’Estavayer-le-Lac.

Echauffement, quelques exercices d’assouplissement, et c’est parti pour une heure d’un entraînement un peu spécial dans le local de lutte d’Estavayer-le-Lac. Marc empoigne son coach, sa motivation déplacerait des montagnes. Gilles Guisolan se laisse bousculer. Bras levés, Marc exulte avant d’aller nettoyer la sciure dans le dos de son coach battu, comme le veut la coutume. Il y a de l’émotion dans l’air…

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