Les Lions de Genève prennent de la hauteur

BasketballLes Genevois, qui n’ont plus que le titre pour sauver leur saison, défient le champion à Fribourg. Avec un nouveau pivot.

Arnaud Cotture et les Lions de Genève vont au-delà d’une mission difficile sur le parquet de FR Olympic.

Arnaud Cotture et les Lions de Genève vont au-delà d’une mission difficile sur le parquet de FR Olympic. Image: Pierre Albouy

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Tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir et une flamme qui scintille. Les Lions de Genève, troisièmes à deux points de Fribourg, se rendent ce samedi à Saint-Léonard avec une envie d’exploit. Même si le tenant du titre n’a perdu qu’un seul match en championnat dans sa salle, le seul cette saison, le 14 décembre contre Massagno, on veut y croire du côté du Grand-Saconnex.

La mission s’annonce malgré tout compliquée pour les félins du Pommier. Car depuis deux mois, les coéquipiers de Jérémy Jaunin, victorieux de la Coupe de la ligue à Montreux, n’alignent que des succès. Alors que le premier affrontement au bout du lac avait déjà tourné en faveur des hommes d’Aleksic, le président des Genevois, Imad Fattal (photo ci-dessous), est conscient que ce deuxième duel de la saison avec Olympic sur son parquet ne sera pas une partie de plaisir.

À travers la gorge

«Mais on ne peut pas dire que c’est la der qui sonne pour nous, le titre ne se jouera que dans trois mois, rappelle l’avocat. Cela dit, je reste réaliste. Il faudrait être complètement fous de penser que nous pouvons encore finir premier avant les play-off. On n’est pas bêtes: avec deux points de retard sur Fribourg, cela me paraît très compromis. Je ne dis pas qu’on ne va pas essayer de gagner, mais là, on est fragiles.»

Si les camarades d’Arnaud Cotture restent sur cinq victoires consécutives en championnat, les éliminations en Coupe de Suisse et de la ligue sont en effet restées en travers de la gorge des Lions. À commencer par celle du coach, Adnan Chuck, fortement déçu de cette situation et le premier visé par les fans.

«On est tous très tristes, notamment de la défaite en quarts de la Coupe à Boncourt, qui nous a vraiment fait mal, admet Imad Fattal. Peut-être bien que d’avertir notre meneur de jeu Derik Colter dans la semaine qu’il allait être échangé à Massagno avec Raijon Kelly était une erreur…»

Le patron des Lions soupire mais en prend toute la responsabilité, tout comme il assume le fait que son entraîneur soit toujours l’homme de la situation. «Il y a eu de nombreuses discussions entre nous, mais aussi avec le groupe, poursuit le président. Mais je n’ai pas senti que c’était le moment de s’en séparer. Comme on l’a vu le week-end dernier à Nyon et face à Monthey, il y a toujours un cœur qui bat et c’est rassurant.»

Lors des entretiens qu’Imad Fattal a organisés avec son coach, il a souvent été question du problème du jeu intérieur, du pivot, Samir Sehic, qui n’était pas à la hauteur. «S’il n’est pas le seul à blâmer, je pense qu’avec un étranger plus expérimenté et plus dominant à ce poste-là, on aurait été plus forts, remarque le boss. J’ai certainement pris un risque en engageant un jeune à cette position et on a probablement trop attendu avant de régler cette petite faiblesse. Notre coach l’a aussi longtemps défendu et mal lui en a pris. Il a voulu y croire et cela lui a coûté cher.»

À Fribourg, les visiteurs évolueront donc avec Justin Tuoyo (25 ans) pour aller gagner des rebonds. Avec ses 207 cm, l’Américain, engagé cette semaine, possède de belles qualités défensives et de contre. Des vertus qui devraient faire merveille. «Comme il n’est arrivé que jeudi à Genève, il faudra lui laisser un peu de temps pour prendre ses marques», anticipe son patron.

Mesurer l'écart avec Olympic

Reste que cette nouvelle confrontation entre le champion et son dauphin demeure un bon test pour les Lions. «On va pouvoir mesurer l’écart qui nous sépare d’Olympic, renchérit le président. Ce sera intéressant de voir si le champion est vraiment au-dessus du lot ou si on s’est rapprochés.» Imad Fattal, qui est ambitieux, n’a pas encore jeté l’éponge. Ce n’est pas son genre.

«Sur les trois matches qu’on perd cette saison (ndlr: à Monthey, face à Fribourg et Neuchâtel), nous étions très proches. C’est d’un ou de trois points que nous nous sommes inclinés. Là, on parle d’une saison qui n’est pas à la hauteur, mais elle se joue sur deux possessions de balle, reconnaît encore le patron des LdG. Notre objectif est d’atteindre la finale et on verra ce qu’on peut gratter de plus, mais ce n’est pas gagné d’avance car on n’a pas l’avantage du terrain. Même en demi-finales, si on y arrive.»

Tant qu’il y a de la vie, la flamme scintille…

Créé: 14.02.2020, 22h36

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