Pourquoi les Lions de Genève doivent encore y croire...

BasketballLes Genevois, qui ont commis trop d’erreurs samedi, savent ce qu’ils doivent corriger, dès ce mercredi soir à Fribourg.

Markel Humphrey, ici face au Fribourgeois Paul Gravet, et les Lions ont soif de revanche.

Markel Humphrey, ici face au Fribourgeois Paul Gravet, et les Lions ont soif de revanche. Image: KEYSTONE

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Dix-huit ballons qui glissent bêtement entre les doigts, onze rebonds de moins que Fribourg Olympic (33 contre 44) avec, au final, onze points d’écart mais surtout beaucoup de regrets. Les Lions de Genève avaient de quoi ruminer après leur défaite, samedi, lors du premier acte de la finale. Ils le savent, les joueurs du Pommier, qu’ils sont passés à côté de ce premier match face à ce champion plutôt opportuniste et réaliste, profitant au maximum de tous ces cadeaux tombés du ciel. Les hommes du Grand-Saconnex, pas vraiment inférieurs au grand favori, ont donc toutes les raisons d’y croire ce mercredi soir à Saint-Léonard.

«On a regardé trois fois les images de cette rencontre et il est évident que nos Lions se sont tués eux-mêmes, déplore le président Imad Fattal. Maintenant, on ne va pas se déplacer à Fribourg pour mettre Olympic dans sa zone de confort.» L’avocat genevois, qui fait confiance à son coach Vedran Bosnic, saura aussi trouver les mots justes pour pousser ses hommes, jamais aussi forts que quand ils sont dos au mur.

1. Le bon souvenir de 2017

Il y a deux ans, mais au stade des demi-finales, les Lions avaient déjà sèchement perdu la partie No 1 à Fribourg (67-53). «Mais rappelez-vous ce qui s’était passé quatre jours plus tard», sourit le président des Lions, qui n’a pas oublié le fameux coup de poker du Belge Jean-Marc Jaumin. L’ancien entraîneur avait en effet laissé les clés à ses joueurs. Et, alors qu’ils étaient menés de vingt points à la pause, ceux-ci étaient miraculeusement revenus pour gagner 88-96 et s’adjuger ensuite les deux autres rencontres à domicile alors que Fribourg n’avait perdu que deux matches de toute la saison.

2. L’exploit de l’Arena

Dans le milieu de la sphère helvétique, tout le monde se souvient de cette finale de Coupe de Suisse contre Monthey, également en 2017, à l’Arena de Genève. Alors que les Valaisans comptaient quinze longueurs d’avance à la fin du 3e quart, qui aurait misé un franc sur les Genevois? Le président Fattal était peut-être bien le seul, parmi les 5000 personnes, à y croire et il avait eu raison. Il le savait, que ses hommes n’abdiquent jamais. «Et ce sera la même chose mercredi», se persuade-t-il.

3. La finale de Coupe de 2014

Si Petar Aleksic reste sur une série impressionnante de 164 victoires en 214 matches de championnat avec Olympic depuis 2013, faut-il rappeler que le coach avait perdu neuf finales de suite avec son équipe avant de cultiver la gagne? «On lui a souvent arraché le cœur, comme lors de cette finale de Coupe de Suisse en 2014 dans sa salle avec trente points d’écart», aime à rappeler Imad Fattal.

4. Il y aura un autre Ilya Popov

Le pivot Ilya Popov avait réussi, samedi, un début de rencontre du tonnerre, perturbant longtemps les Fribourgeois. Avant de commettre trois fautes rapidement et de rentrer dans le rang, le souffle court. Or le géant de 209 cm avait des circonstances atténuantes. Souffrant d’une angine streptococcique, il avait joué avec une température de 39,5 degrés et sous antibiotiques. Ce grand professionnel, qui a été élevé en Sibérie, a insisté pour tenir sa place, question de mentalité. Il a promis d’être à la hauteur de l’événement ce mercredi.

5. Les leaders vont réagir

Certains cadres de l’équipe, à l’instar de Terry Smith, de Markel Humphrey et de Derrick Colter, n’ont pas rendu la copie qu’on attendait d’eux. Ils ont soif de revanche. «À nous de mieux protéger le ballon au lieu de le perdre», s’exclame un Arnaud Cotture convaincu, lui aussi, qu’il peut faire nettement mieux et que les Lions doivent encore y croire.

Créé: 04.06.2019, 18h31

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