Arnaud Cotture: «Ma devise? Respecte les gens pour te faire respecter»

BasketballL’ailier des Lions de Genève est en forme olympique avant d’aller défier Fribourg, son ancienne équipe, dimanche à Saint-Léonard.

Par curiosité, Arnaud Cotture trouverait marrant d’être un ballon de basket!

Par curiosité, Arnaud Cotture trouverait marrant d’être un ballon de basket! Image: GEORGES CABRERA

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Que ce soit sur le parquet ou à l’interview, Arnaud Cotture est toujours dans une forme olympique! L’international suisse, qui va retrouver cette salle Saint-Léonard de Fribourg où il a souvent brillé, est prêt à rugir comme un Lion ce dimanche à 16 heures. Il s’est lâché avant ce choc au sommet dans un entretien quelque peu déjanté…

– Mais qui êtes-vous, Arnaud Cotture?

– Je suis aujourd’hui quelqu’un de très social, mais cela n’a pas toujours été le cas. Gamin, j’ai souvent été tout seul, renfermé dans mon coin. Je n’étais pas vraiment fait pour me fondre dans un sport collectif. J’ai bien changé depuis quatre ans et demi que j’ai rencontré ma petite amie. Je suis devenu plus proche des gens, tout en restant solitaire. Mais j’adore parler, c’est tout un paradoxe. Mon coach assistant me répète tout le temps que je suis chaque jour un peu plus fou que la veille. Il m’arrive aussi de m’énerver très vite, typiquement sur un terrain de basket, je ne supporte pas qu’un de mes coéquipiers prennent un coup...

– Si vous n’aviez pas mis la main au panier, qu’auriez-vous fait?

– Comme j’ai toujours eu la passion des chiffres, j’aurais pu devenir prof de mathématiques. J’aime bien aussi tout ce qui touche à l’informatique et aux jeux vidéo. Je peux rester des heures devant ma console…

– Alors vous êtes prêt à gagner une médaille d’or olympique d’e-sport!

– Non, non. Je trouve que l’e-sport doit prendre de l’essor parce que c’est une compétition comme une autre. Maintenant, en tant que sportif d’élite, je ne peux pas considérer les jeux vidéo comme du sport, même s’il y a aussi beaucoup d’entraînement. Comme les échecs, c’est une activité cérébrale où il n’y a aucun effort physique à fournir.

– Dans la cour de récréation, vous vouliez ressembler à qui?

– À mon frère! On était dans la même école à Martigny. Comme il a deux ans de plus que moi, c’est toujours lui que je cherchais du regard. Quand je faisais quelque chose de bien, je voulais qu’il l’aperçoive. Il était comme moi, mais en mieux. J’ai toujours voulu lui ressembler. On n’est pas jumeaux mais si vous le croisez, vous pourriez vous tromper. C’est une personne qui est d’un calme olympien, très posée, très intelligente. Mais comment fait-il? Contrairement à moi, il arrive toujours à prendre les choses de manière décontractée. La seule fois où je l’ai vu s’énerver, c’était devant son ordinateur ou quand je lui mettais, plus jeune, des «taules» au jeu sur la console.

– Vous souvenez-vous de votre premier panier?

– Cela devait être en deuxième ou troisième primaire, il y a au moins quinze ans, dans cette petite salle de Saxé à Fully, avec mon meilleur pote. C’est lui qui a fait de moi un basketteur. On s’est entraîné pendant deux à trois ans là-bas avant de jouer tous les deux à Martigny. Il a lâché la sphère orange quand je suis parti à Fribourg.

– La NBA c’est aussi votre Amérique à vous?

– Comme joueur, c’est une utopie. Surtout à mon âge. C’est marrant à regarder, c’est très spectaculaire, mais dans le style «ballon, panier, écartez-vous je passe!» ce n’est pas un style de basket qui me plaît. Je préfère les jeux plus tactiques, où tu essaies de faire croire des choses à ton adversaire. En NBA, ça n’existe pas. C’est plus «Moi je fais ça, je suis la star dans l’équipe et les autres sont la dernière roue du carrosse»! Je peux comprendre que des jeunes veulent y aller, mais pour moi, ce n’est pas un objectif.

– Avec quelle actrice tourneriez-vous volontiers une scène d’amour?

– Ma copine va rigoler! Je dirais Emma Watson, celle qui tenait le rôle d'Hermione Granger, dans la série d’Harry Potter. Ma mère se souvient de cette scène juste avant le bal où elle descend les escaliers. Avec mon frère, devant la télé, on était à chaque fois scotché dans notre canapé. A part ça, si ma petite amie devient actrice, c’est avec elle que je tournerais volontiers une scène d’amour!

– Quelle est la plus belle preuve d’amour que vous avez apportée à votre petite amie, Élodie?

– Je lui ai offert une croisière! L’année de mes 18 ou 19 ans, on cherchait à faire un truc ensemble et elle voulait aussi participer financièrement. Comme je suis quelqu’un de généreux, je lui ai offert ce cadeau.

– Arnaud, qu’est-ce qui vous fait rire?

– Tout et n’importe quoi. Comme je suis un grand fan des chats, à chaque fois qu’ils font une bêtise ou qu’ils courent après un point rouge sur le sol cela me fait rire. Quand j’étais encore chez mes parents, j’avais reçu un chat pour mes 11 ans, il s’appelait Pirate. Il dormait avec moi mais ne supportait pas que je tire le duvet. Qu’est-ce qu’il était drôle. Aujourd’hu,i il a décuplé de volume, il doit souffrir de «chalzheimer», à peine est-il sorti de la maison qu’il revient sur ses pas pour manger!

– Avec quelle personnalité aimeriez-vous passer une bonne soirée et partager un bon repas?

– Quelqu’un d’autre que ma petite amie? Un joueur de foot de mon club préféré alors: Dele Alli, de Tottenham. Je suis un très grand fan de foot anglais, des Spurs en particulier, que je regarde en principe tous les week-ends. Je l’adore. J’ai son maillot No 20 à la maison.

– Et au restaurant que choisiriez-vous sur la carte?

– Je suis un grand fan de pizza! Sinon, une salade mêlée en entrée, un steak de cheval et des frites allumettes mais avec beaucoup de légumes à côté. Et pour terminer, un parfait avec un fondant au chocolat au dessert. – L’homme descend du songe et vous, de quoi rêvez-vous?

– Je me souviens très peu de mes rêves, mais en général ce sont des trucs qui me font peur…

– Si vous deviez monter sur un ring, quel serait votre adversaire?

Juste pour rire, je défierais volontiers une star de la boxe, même si je déteste les sports de combat. Je choisirais Anthony Joshua, que je trouve incroyable. Il a une masse musculaire de psychopathe et une vitesse qui m’ont impressionné. Cela doit être une bête de travail. Il doit mesurer 196 cm et peser plus de 120 kg. Moi j’accuse 201 cm mais avec seulement 96 kg. J’aurais besoin de plus de deux ans de préparation. Mais comment il va me défoncer! Je vais en rêver ce soir!

– Une journée par curiosité vous aimeriez vous retrouver dans la peau de quoi?

– Un ballon de basket, ça doit être marrant. Mais pas d’un sportif car je sais ce que c'est...

– Quel est l’autre don que vous aimeriez posséder?

– Je sais faire des tours de magie avec les cartes, mais je ne garde pas le secret malheureusement...

– Quelle est votre devise?

– Respecte les gens pour te faire respecter...

– Dieu est-il un ami?

– Pourquoi serait-il autre chose? Je suis croyant sans être pratiquant, je ne regarde pas le ciel à chaque fois que je marque, mais quand il y a des bonnes choses qui arrivent, je dis merci.

– Vous entrez dans le dico, qu’écrivez-vous sur vous?

– Simplement un joueur de basket qui arrive à sauter tout le temps, n’importe quand, pour aucune raison et qui court dans tous les sens. Mais surtout quelqu’un qui apprécie et respecte les gens.

– Quelles sont les trois raisons d’aimer les Lions de Genève?

– On a un style de jeu très attractif, posé et réfléchi. On aime le contact et on a de l’ambition. Et on sait où on veut aller.

– Quand on signe aux Lions de Genève, est-ce un engagement… Fattal?

– Le président Imad Fattal fait très bien son travail. Je le respecte depuis que j’étais à Fribourg. C’est quelqu’un qui vit son sport, qui sait soutenir ses joueurs. Il veut aider le basket suisse à progresser et franchir un palier.

– Avez-vous menti au cours de cet entretien?

– Je ne mens jamais. Ou alors quand j’étais petit. Mais depuis, j’ai grandi, cela va beaucoup mieux! (TDG)

Créé: 09.11.2017, 22h06

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