Lea Sprunger: «Je n’ai pas encore accompli la course parfaite. Mais je sens qu’elle peut venir bientôt».

AthlétismeAux Mondiaux de Londres, la Nyonnaise vise ouvertement la finale du 400 m haies. Elle en a les moyens. Elle a beaucoup couru cette saison pour atteindre cet objectif. Premier tour de piste lundi en séries.

«J’ai le 9e chrono des engagées. La porte de la finale n’est pas loin, j’ai bien envie de l’ouvrir».

«J’ai le 9e chrono des engagées. La porte de la finale n’est pas loin, j’ai bien envie de l’ouvrir». Image: Keystone

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Lea Sprunger est à pied d’œuvre. Souriante mais sans exubérance, causante mais sans emphase. La Nyonnaise de 27 ans, médaillée de bronze du 400 m haies l’été dernier à Amsterdam, attaque ses quatrièmes championnats du monde avec autant de détermination que de sérénité. «Cette saison, j’ai disputé de nombreuses courses sur le plan international. J’en ai retiré beaucoup de bénéfices et de confiance», dit-elle. Sportivement, elle est arrivée à la force de l’âge et au pic de sa forme. Son cruel échec olympique ne serait-il plus qu’un mauvais souvenir? En guise de réponse, elle n’hésite pas à affirmer ses ambitions londoniennes. «J’ai le 9e chrono des engagées. La porte de la finale n’est pas loin, j’ai bien envie de l’ouvrir». Lundi (20 h 30), il lui faudra d’abord franchir le seuil des séries…

Conformément au plan établi avec Laurent Meuwly, vous avez enchaîné les courses à l’étranger. Dans quel but et avec quel résultat?

Il fallait que je repousse ma zone de confiance, que je m’endurcisse en me frottant à une concurrence de haut niveau, que j’accumule de l’expérience. Je crois que j’ai atteint tous ces objectifs. Aujourd’hui, je sens que j’ai en main de nombreuses cartes positives, d’autres atouts. Ce sentiment renforce ma confiance.

Il y a deux ans, aux Mondiaux de Pékin, vous aviez terminé 13e des demi-finales du 400 m haies. Depuis, qu’est-ce qui a changé?

A l’époque, je découvrais encore la discipline. Ce n’était que ma cinquième expérience sur la distance. Depuis, j’ai appris à la maîtriser, à en faire le tour avec plus d’efficacité. Cette saison, les changements techniques que l’on a opérés ont été déterminants. En réduisant le nombre de mes foulées entre les obstacles, je cours avec plus d’aisance et d’amplitude, je gaspille moins d’énergie. Je peux mieux m’exprimer.

Après le 200 m (22’’38) l’an passé à Genève, vous avez battu le record de Suisse du 400 m (51’’09) en juillet à La Chaux-de-Fonds. La vitesse reste votre force de base. Vous avez pourtant adopté le 400 m haies, c’est donc votre épreuve de cœur?

C’est vrai, j’aime cette discipline, sa rythmique, sa dimension tactique. J’ai un excellent feeling avec les haies. Aujourd’hui, je suis convaincue que c’est celle qui me correspond le mieux.

A Lausanne, vous avez pris la 2e place d’une épreuve de haut vol en approchant de quatre centièmes le record national d’Anita Protti (54’’29 contre 54’’25). Est-ce votre course de référence?

Oui et non! En fait, je n’ai pas encore accompli la course parfaite. Peut-être qu’elle viendra bientôt, qui sait ici, en demi-finales! Pour cela, je dois encore mieux assembler les pièces de mon puzzle. Courir aussi vite que ma première moitié de course à Genève et finir aussi fort qu’à Rabat.

Depuis les championnats de Suisse à Zurich, comment avez-vous affûté votre forme?

J’ai refait du travail de résistance et j’ai surtout peaufiné ma transition technique entre la 5e et la 7e haie, là où je passe de 14 à 15 foulées. C’est un moment clé de la course, qui requiert beaucoup de fluidité.

Comment envisagez-vous les séries de lundi?

Avec infiniment d’envie et de concentration. Il y aura déjà beaucoup d’intensité. Pas question de faire trop de calculs, de courir avec le frein à main.

Laurent Meuwly estime qu’il vous faudra tourner autour de votre record pour entrer en finale. Vous êtes prête à relever le défi.

Oui, je suis prête. Je m’y suis préparée.

Créé: 05.08.2017, 20h02

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