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Julien Wanders au coeur de la tentative de Kipchoge

Le Genevois est l'un des 41 lièvres engagés pour entourer le Kényan, qui tentera ce samedi de courir un marathon en moins de deux heures.

Julien Wanders figure parmi les heureux élus qui participent à cette tentative d'Eliud Kipchoge.
Julien Wanders figure parmi les heureux élus qui participent à cette tentative d'Eliud Kipchoge.
Keystone

Kipchoge sera entouré des meilleurs athlètes de la planète. Cette garde rapprochée a tout d’une dream team. Ils sont 41 au total, 42 si l’on compte Eliud, soit le nombre de kilomètres à parcourir. On y trouve notamment l’Éthiopien Barega (récent médaillé d’argent aux Mondiaux de Doha sur 5000 m), l’Américain Lagat (ancien champion du monde du 1500 m et du 5000 m) ou les trois fameux frères norvégiens Ingebrigtsen.

Samedi, seuls 35 lièvres accompagneront Kipchoge. Ils parcourront au moins une fois la boucle de 9,2 kilomètres dessinée dans le parc du Prater. Les coureurs, répartis en groupes de sept, formeront un V autour de Kipchoge pour le protéger du vent. Si la composition exacte des équipes est gardée secrète jusqu’au dernier moment, Julien Wanders devrait faire partie des heureux élus. «Cela fait trois jours qu’on s’entraîne ensemble, expliquait le Romand vendredi dans l’hôtel des athlètes. Nous devons surtout maîtriser les changements de coureurs et les virages au bout de la ligne droite. Il ne doit pas y avoir le moindre souci le jour J.»

Mercredi matin, Wanders a partagé un footing avec Kipchoge. «Je le connais un peu sur le plan personnel, explique le Genevois. Comme toujours, il paraît très calme. Au fond de lui, il doit être nerveux mais il parvient à se contrôler. C’est sa grande force.»

Que se sont-ils dit à quelques heures d’un moment peut-être historique? «Eliud, ce n’est pas quelqu’un qui parle beaucoup, souligne le détenteur des records d’Europe du semi-marathon et du 10 km sur route. De toute manière, je ne lui aurais pas posé de questions sur la course, les conditions ou ses sensations. La dernière chose que tu veux faire, c’est de rajouter de la pression ou insinuer le doute. En tant qu’athlète, tu cherches plutôt à te changer les idées, à parler d’autre chose.»

Au-delà de la performance sportive, la machine commerciale qui entoure cette tentative interpelle. «Cela fait partie du jeu, relativise Wanders. Sans sponsor, on n’aurait pas ce sport. On se doit d’accepter ces paramètres, tant que cela n’influence pas la performance sportive.»

Selon lui, les athlètes sont bien protégés au cœur du cyclone: «On est tous concentrés sur la performance. Je pense pouvoir parler au nom d’Eliud, mais je crois qu’il s’en fout de tout ce marketing. Ce qui compte à ses yeux, c’est uniquement cette barrière des deux heures. Et il va réussir à la franchir.»

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