«Les joueurs étaient contents de me revoir»

Hockey sur glaceLe HC Lugano revit depuis que Serge Pelletier a pris place à la bande à la fin du mois de décembre.

Serge Pelletier a remis le HC Lugano sur les bons rails depuis son retour au club à la fin du mois de décembre.

Serge Pelletier a remis le HC Lugano sur les bons rails depuis son retour au club à la fin du mois de décembre. Image: Keystone

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Engagé par le HC Lugano le 21 décembre dernier en remplacement du Finlandais Sami Kapanen, Serge Pelletier a rempli sa mission en remettant les Bianconeri sur les bons rails en quelques semaines.

Depuis que le coach québécois de 54 ans a repris l’équipe, Lugano est passé de la 11e place au 7e rang en obtenant neuf victoires en 14 matches sous ses ordres. Il faudra se méfier du club tessinois, en passe de décrocher une place en play-off.

Avec sept victoires dans le temps réglementaire pour trois défaites au cours des derniers dix matches, Lugano carbure à plein régime…

Nous avons réalisé une belle série et le rendement actuel de l’équipe est très plaisant à voir. Nous avons gagné quelques gros matches récemment, dont le derby contre Ambri mardi (5-1). Le groupe va bien, c’est certain, et il a trouvé un bon équilibre. En 2020, notre rythme de croisière a été très élevé avec une moyenne de plus de deux points par match (ndlr: 2,25).

Lorsque Lugano s’est mis à la recherche d’un nouvel entraîneur à la fin du mois de décembre, votre nom n’a jamais circulé dans la liste des candidats potentiels. Pour quelles raisons le directeur sportif, Hnat Domenichelli, vous a-t-il choisi?

Il cherchait quelqu’un capable de remettre rapidement l’équipe sur les bons rails. À un peu moins de 20 matches de la fin de la saison régulière, le HC Lugano n’allait nulle part et il restait peu de temps pour agir. Comme je connais parfaitement le hockey suisse et surtout la place luganaise, je devenais un candidat très intéressant et assez logique.

Vous êtes resté plusieurs mois sans entraîner d’équipe. Est-ce que cette période «en retrait» vous a été bénéfique d’une manière ou d’une autre?

Oui, car cela m’a permis de prendre du recul et de jeter un regard frais et différent sur le hockey. Quand on entraîne une équipe au quotidien, on est la plupart du temps «la tête dans le guidon». Le fait d’être sans club m’a permis de souffler et de m’attarder sur des détails. Cela m’a été bénéfique, j’en suis convaincu.

Le HC Lugano comprend un noyau important de «routiniers», des joueurs comme Julien Vauclair, Alessandro Chiesa ou Raffaele Sannitz. Comment le noyau de l’équipe vous a-t-il accueilli?

Je crois qu’ils étaient contents de me revoir, et pour ma part j’étais aussi heureux de travailler de nouveau ce groupe de joueurs. Ils ont avant tout retrouvé le plaisir à jouer au hockey après un début de saison compliqué.

Quelles ont été vos priorités lorsque vous avez repris l’équipe?

La première a été de redonner confiance à ce groupe de joueurs. J’ai procédé à de nombreux changements au niveau de l’alignement et de la tactique. C’était un peu comme si un nouveau championnat commençait pour nous. L’avantage était que je j’avais déjà entraîné de nombreux joueurs, que ce soit à Lugano ou même à Fribourg par le passé, à l’image de Romain Loeffel. Je connaissais les qualités et les besoins de chacun, ce qui m’a permis de ne pas perdre de temps et de prendre les bonnes décisions. Je savais où placer tel et tel joueur en fonction de son style et de ses aptitudes.

Lugano n’est pas encore redevenu «Il grande Lugano», mais il a au moins retrouvé sa grinta et ses émotions…

Le meilleur remède, c’est les victoires. Avec le succès, les émotions, que ce soit dans le vestiaire ou sur la glace, sont aussi revenues.

Votre équipe est en forme au bon moment, à un peu plus de deux semaines du début des play-off. Serge Pelletier et le HC Lugano peuvent-ils créer la surprise et réaliser un grand coup?

Quand j’ai repris l’équipe, elle était 11e du classement, donc vous imaginez bien que personne au Tessin ne parle de titre pour le moment. Nous sommes désormais au-dessus de la barre, mais il reste du boulot avant d’assurer la qualification pour les play-off. Une fois que cela sera fait, tout peut arriver, car une nouvelle compétition va commencer et les compteurs seront remis à zéro. Une équipe qui débute les play-off en forme, surtout lors d’une saison comme celle-ci où aucun favori n’a assommé le championnat, peut créer la grande surprise.

Vous affronterez GE Servette samedi au Tessin…

Cette équipe a réalisé un magnifique parcours jusqu’ici. Je suis vraiment content pour Patrick Emond, qui a été mon joueur de centre à l’Université du Québec à Trois-Rivières à l’époque, puis mon assistant à Lugano chez les juniors élites. Ce sera la deuxième fois cette saison, après notre victoire 2-0 à Genève le 14 janvier, que nous allons coacher l’un contre l’autre.

Créé: 13.02.2020, 19h02

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