Les devoirs de vacances font suer Marco Cavalleri à grosses gouttes

Hockey sur glaceAttaquant en Ligue junior majeur du Québec, le Genevois de 18 ans met tous les atouts de son côté pour atteindre un jour la NHL,

Pour Marco Cavalleri, l’été est fait de camps d’entraînement et de matches de préparation.

Pour Marco Cavalleri, l’été est fait de camps d’entraînement et de matches de préparation. Image: CHRISTIAN MAILLARD

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Ceux qui pensent qu’un hockeyeur se la coule douce pendant l’été, à la plage, les pieds en éventail, peuvent réviser leur jugement. Ce n’est pas à cause de la canicule que les fondus de la glace suent à grosses gouttes, mais bien pour préparer la nouvelle saison. C’était le cas, ce lundi, d’une bonne dizaine de joueurs de LNA, réunis à la patinoire du CP Berne pour un camp de perfectionnement. Les Scherwey, Pedretti, Fuchs, Nussbaumer, Schweri et d’autres joueurs bernois ont bénéficié des conseils de Newell Brown, coach assistant des Vancouver Canucks. De jeunes espoirs du pays ont également profité de l’aubaine, animés par l’envie de progresser pour pouvoir pousser un jour, qui sait, la lourde porte de la NHL.

«Aujourd’hui, j’ai encore appris des nouvelles choses.» Alors que dehors le thermomètre affiche trente degrés, Marco Cavalleri sort d’une séance de «torture», lessivé mais content. «Je ne pense pas que les gens se rendent vraiment compte du temps que l’on passe dans les salles de force en été. Comme je vise le haut niveau, je n’ai pratiquement pas pris de vacances. Et encore, lors de ma seule semaine de repos, j’ai profité de la salle de fitness de l’hôtel pour travailler.»

Comme tous les talents de son âge, le Genevois envisage son avenir dans la plus grande ligue du monde. «J’adore cette atmosphère américaine; elle m’a toujours fait rêver.» L’échelle est haute mais le jeune attaquant grimpe les échelons à grands pas. En étant conscient du tarif: un travail de forçat!

Né à Anières, Marco Cavalleri avait encore l’âge d’évoluer en Moskitos (11 ans) aux Vernets quand il est parti en Amérique du Nord, son père ayant dû s’expatrier dans la Belle Province pour son job. Du sang italien par son papa, une mère néerlandaise, ce Genevois multiculturel va bientôt obtenir, «si tout va bien», la nationalité canadienne. «Cela pourra m’ouvrir des portes», espère le résident du Mont Saint-Hilaire, qui a étudié durant deux ans à l’école de South Kent (Connecticut) avant de rebondir au Canada. Avec l’Intrépide de Gatineau (Midget AAA) tout d’abord, les Gaulois du Collège Antoine-Girouard ensuite, puis en Ligue junior majeur du Québec (LHJMQ). «C’est une catégorie où les gens paient pour voir d’excellents juniors», précise cette tête bien faite qui a préféré mettre entre parenthèses la voie universitaire. «Je n’ai pas été repêché, mais invité par Louis Robitaille qui m’avait découvert plus jeune.»

Prise de muscle

Le coach des Tigres de Victoriaville l’a lancé dans le bain à 17 ans. «Je n’ai pas encore le temps de glace espéré mais je travaille fort pour gagner ma place dans l’une des deux premières lignes.» Inspiré par le jeu et la joie de vivre de Patrick Kane (Chicago Blackhawks), Marco Cavalleri a disputé 41 matches pour les Tigres, où collabore un certain Matthew Lombardi, ancien attaquant de GE/Servette. «J’ai gagné un peu de masse musculaire dans les cuisses. Cela va me donner davantage de puissance, pour résister aux charges», assure le talentueux attaquant.

Les Mondiaux M20, l’hiver dernier, lui ont permis de se mettre en vitrine au sein d’un bon quatrième trio. Après deux matches en République tchèque la semaine passée avec sa sélection nationale, l’ex-Servettien a encore participé à un camp d’été à Zurich avant de retourner au Québec préparer sa saison. Les vacances attendront! (TDG)

Créé: 24.07.2018, 20h03

S’investir aussi pour rallonger sa carrière

Directeur de la Leysin Sport Academy, Doug Boulanger s’est spécialisé dans la formation continue des joueurs pro du pays, devenant notamment l’un des coaches de «power skating» les plus avertis de Suisse romande. Le Québécois organise à Berne ces journées de perfectionnement (réparties en fonction de l’âge des participants durant une semaine) avec la collaboration de Gaëtan Voisard, président de l’agence The 6ix Sport Leadership, qui a fait du management des hockeyeurs son fonds de commerce.

«Le but est de travailler les comportements individuels que les joueurs n’ont pas le temps de peaufiner pendant la saison, explique Boulanger. Il y a constamment de nouveaux gestes techniques qui sortent.» Avec l’apport de Newell Brown (le coach assistant de NHL), les techniciens ont décortiqué une passe et un jeu de pied que la plupart des pros n’avaient jamais vus auparavant. «Scherwey, Fuchs et Pedretti étaient vraiment contents de leur journée, parce qu’ils avaient appris quelque chose au niveau technique», se réjouit le Canadien. Lequel est convaincu que si ses «élèves» s’investissent autant l’été c’est aussi pour allonger leur carrière. Et, corollaire, «améliorer leur compte en banque».

C.MA.

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