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C’était le Jura, l’Ajoie et la joie à Malley

Le HC Ajoie a créé la sensation en remportant la Coupe de Suisse dans une liesse populaire, dimanche.

Le HC Ajoie est allé chercher la Coupe de Suisse, dimanche à Lausanne.
Le HC Ajoie est allé chercher la Coupe de Suisse, dimanche à Lausanne.
Keystone

C’était de la folie furieuse. Porté par plus de 7500 Jurassiens en délire, par toute une région, tout un canton, le HC Ajoie a renversé la dernière montagne qu’il avait sur son chemin pour s’offrir la Coupe de Suisse au bout d’une fantastique épopée. Après Lausanne, Zurich et Bienne, la troupe de Gary Sheehan a fait tomber le Rekordmeister Davos (7-3), désigné victime préférée des clubs de Swiss League en finale après avoir déjà perdu celle de 2018 face à Rapperswil.

La Vaudoise aréna n’avait encore jamais connu ça. Son histoire est certes jeune, mais il faudra faire fort pour faire mieux. De la Rauracienne - l’hymne du Canton du Jura - de l’avant-match aux scènes de liesse de la fin de rencontre, Malley a vibré sans discontinuer, hurlant sa passion comme un seul homme sur chacun des coups de semonce ajoulots. Le feu, allumé par un peuple qui avait pris possession des lieux dans un pèlerinage historique.

Il y avait bien plus que des fans de hockey, dimanche après-midi à Lausanne. De même qu’il s’agissait de bien plus qu’une partie de hockey. «Même si je ne vais plus au match aujourd’hui, je me devais d’être là! Pour participer à ce grand événement, pour soutenir mon club de coeur et pour représenter ma région», lâchait Edouard avant le coup d’envoi, le maillot de Vincent Léchenne sur les épaules. En mission, comme ses semblables. «On est comme ça dans l’Ajoie. On se serre les coudes, on se tient les pouces et on fait bloc pour une cause commune.»

Porteur d’espoir

Tous ensemble derrière ce formidable HCA, dont les valeurs collent parfaitement à cette mentalité. Et qui renvoie l’ascenseur à son peuple à sa façon. «Ce que l’équipe a réalisé dans cette compétition, c’est phénoménal. Et c’est porteur d’espoir pour notre petit coin de pays», poursuivait le supporter.

Dimanche, les Ajoulots étaient là pour affirmer leur fierté et leur existence, sur la glace comme en tribunes. Tel le «petit», rempli d’audace, persuadé qu’il peut faire tomber le «grand». «C’est le Jura, l’Ajoie et la joie», souriait Danielle, la soixantaine, bandeau jaune et noir sur le front. En mode guerrière, à l’instar de ses joueurs favoris. Le HC Davos n’était pas prêt à faire face à tant d’intensité dans tous les domaines: 4-0 à la mi-match. Dingue.

La foi et le culot, toujours

Le plus fort? C’est peut-être d’avoir été chercher le 5-3 (53e) et le 6-3 (57e) alors que les Grisons étaient revenus et poussaient. Comme si le doute ne s’était jamais installé. La foi et le culot, toujours. «On est restés nous-mêmes, fidèles à nos valeurs, sans perdre la tête, analysera à chaud l’expérimenté défenseur Alain Birbaum (717 rencontres de LNA). Il n’y a pas de mots pour expliquer ce qui s’est passé. Ce peuple, ce soutien dont on a bénéficié, c’est juste incroyable. On doit beaucoup à nos supporters. Personnellement, j’ai vécu la finale du championnat avec FR Gottéron contre Berne en 2013. Mais là, c’est au-dessus.»

Magique. C’est comme ça aussi que s’annonçait la suite des événements du côté de Porrentruy, où les bars étaient appelés à rester ouvert toute la nuit. Dieu sait...

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