Karrer et Miranda en sont convaincus, les Romands peuvent gagner le titre

Hockey sur glaceLes deux Zurichois sont heureux à Genève où on bosse autant qu’outre-Sarine. Les Aigles sont à Davos pour s’imposer.

Marco Miranda et Roger Karrer se plaisent avec ce maillot grenat sur les épaules.

Marco Miranda et Roger Karrer se plaisent avec ce maillot grenat sur les épaules. Image: ERIC LAFARGUE

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Que n’a-t-on pas dit à propos de nous, les Welches! Que nous étions les Grecs de la Suisse, des joueurs talentueux mais fainéants alors que de l’autre côté de la Sarine, il y avait surtout des bosseurs plus efficaces. Qu’au moment où cela devenait sérieux, que cela comptait vraiment, comme aux play-off de hockey, les Romands n’avaient pas le sérieux nécessaire pour aller chercher un titre.

Ancien joueur de Kloten et des ZSC Lions, Michel Zeiter avait lancé, en 2013, la polémique en peignant le diable sur la muraille des «röstis» en se moquant des équipes de Fribourg ou de Genève. Pour lui, cela parlait trop français pour soulever un trophée, rappelant que depuis le HC La Chaux-de-Fonds en 1973 plus aucun club de ce côté-ci n’avait été sacré en Suisse...

Purs produits du Hallenstadion, Marco Miranda (21 ans) et Roger Karrer (23), passés par Wallisellen, Dübendorf et Grasshopper, avaient débarqués cet été aux Vernets dans l’inconnu, conscients que la mentalité était différente ici, la preuve encore ce week-end avec le résultat des votations fédérales.

«Quand il s’agit de travailler, on bosse!»

«Mais on savait surtout que le gens étaient très ouverts et que c’était facile de parler avec eux», lâchent-ils en choeur. «A propos du hockey, c’était peut-être vrai il y a une dizaine d’années, estime Karrer, mais ce n’est plus vraiment le cas aujourd’hui. A Genève, on est cool dans le vestaire, ça rigole beaucoup, mais quand il s’agit de travailler, c’est autre chose, on bosse!»

A côté de lui, son pote de la Limmat, qui sort d’une séance intense sur la glace, abonde dans le même sens. «Il y a autant de joueurs talentueux et de flemmards à Zurich que de ce côté-là de la Sarine, cette réputation a changé», assure-t-il.

«On est moins relax qu’avant»

Timothy Kast, qui a porté les maillots du EHC Bâle et du EV Zoug dans sa carrière, pense également qu’avec le temps le fossé s’est atténué. «J’étais peut-être un faux Welche, sourit l’attaquant. Alors oui, on dit volontiers que les Suisses alémaniques sont plus disciplinés et plus stricts mais il est vrai que les Romands ont changé de mentalité, on est moins relax qu’avant. Il y a aussi des joueurs hargneux sur la glace à Genève, qui ont une grinta incroyable comme Noah Rod par exemple.»

Ce n’est pas Marco Miranda qui va prétendre le contraire. «Vous pouvez aller demander à un Zurichois s’il apprécie jouer contre Genève, n’importe lequel dans le groupe vous répondra qu’il préfère une autre équipe!» Le No 85 des Grenat n’a pas oublié ce fameux match à Genève qui l’avait plongé lui et son équipe dans le tour de relégation après cette «finalissima» l’an dernier lors de la dernière rencontre du tour préliminaire.

«J'adore cette équipe»

«A la fin, poursuit Roger Karrer, indépendamment de la partie linguistique du pays, c’est l’équipe qui a développé la meilleure alchimie qui va s’imposer.» Oui, les deux renforts de GSHC se plaisent bien à Genève et ne regrettent vraiment pas leur choix. «J’adore cette équipe, s’exclame le défenseur No 25. En plus, on gagne et on est bien placé pour les play-off!» C’est aussi l’avis de l’attaquant qui prend autant de plaisir sur la glace qu’en dehors.

«Ils se sont d’emblée bien adaptés, confirme leur coach Patrick Emond. J’ignore comment on travaille à Zurich ou ailleurs en Suisse alémanique mais ils sont très heureux ici avec nous. Ce sont deux chics types très appréciés dans le vestiaire qui pour ne rien gâcher progressent bien sur la glace.»

De plus en plus à l’aise avec la langue de Molière, les deux internationaux , qui ont amené leur combativité et leur humour, tentent aussi d’assimiler le vieux français, en chantant le «Cé qu'è lainô» avant le début de chaque rencontre aux Vernets. «J’essaie de lire les paroles sur le vidéotron avant le match, admet Roger Karrer. Mais je trouve encore le rythme difficile.» Son copain sourit. «Je reconnais que j’ai tendance à vite abandonner...» Il ne parle pas de se performances sur la glace, ce n’est pas son genre. Comme les Ajoulots qui viennent de remporter la Coupe de Suisse contre Davos, il ne baisse jamais les bras.

«Comme quoi les Romands peuvent gagner des titres», sourit un Roger Karrer prêt à montrer ce mardi dans les Grisons que les Welches ont vraiment changé...

Créé: 10.02.2020, 21h04

L'avant-match

L'affiche Ge/Servette joue ce mardi à Davos. Coup d'envoi à 19 h 45.

L'effectif Jonathan Mercier et Mike Voellmin, blessés depuis le 2 et le 10 janvier, effectueront leur retour au jeu ce mardi à Davos. Les Aigles seront en revanche privés de Tim Bozon, John Fritsche et Arnaud Riat.

Dernier sprint Il reste sept matches à Genève avant les play-off. «On va essayer de ramasser le plus de points possibles, promet Pat Emond. Il n’y a aucun objectif d’un rang, mais si on joue comme on sait le faire, on sera bien placés.» Après Davos, les Grenat iront à Lugano, recevront Langnau et Zoug avant de se rendre à Ambri pour terminer avec deux derbies: contre LHC aux Vernets et à Fribourg. «On joue bien à l’extérieur depuis quelque matches, c’est de bon augure avant les play-off», se réjouit le coach.

La statistique Les Aigles restent sur eux succès face à Davos, dont une victoire à la Vaillant Arena le 16 novembre dernier (2-3).

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