Un derby lémanique en miroir

Hockey sur glaceGe/Servette et Lausanne, qui se retrouvent ce mardi soir aux Vernets, ont jusqu’ici laissé transparaître bien des similitudes.

Qui de Ville Peltonen ou de Chris McSorley quittera les Vernets avec le masque, ce mardi soir?

Qui de Ville Peltonen ou de Chris McSorley quittera les Vernets avec le masque, ce mardi soir? Image: Lafargue / Keystone

Signaler une erreur

Vous voulez communiquer un renseignement ou vous avez repéré une erreur ?

Derby lémanique, acte III. L’enjeu est simple: la barre. À ce stade de la saison, il n’a certes rien de rédhibitoire. Il n’empêche qu’au rayon dynamique, la confrontation de ce mardi soir aux Vernets vaudra son pesant de cacahuètes. Entre un Ge/Servette (8e) qui reste sur deux revers et un LHC (9e) qui campe sur deux victoires après une période compliquée, une défaite face à un adversaire direct sera de toute manière malvenue. Alors, début du doute pour les Aigles ou nouveau coup d’arrêt pour les Lions?

Si les deux équipes sont aujourd’hui au coude à coude, c’est loin d’être un hasard. Car les deux rivaux ont jusqu’ici globalement laissé transparaître bien des similitudes. Autrement dit, Genève et Lausanne ont un peu les mêmes préoccupations.

Celui qui les négociera le mieux ressortira des Vernets avec le sourire. Et avec un avantage psychologique, du point de vue de la rivalité régionale (1 victoire chacun cette saison) mais surtout pour la suite du championnat. À court terme, en tout cas.

La trêve internationale de début novembre (du 4 au 12) approche à grands pas et tout le monde en National League a un objectif identique: l’atteindre sur une bonne note, histoire de pouvoir souffler dans le contexte le plus tranquille possible. Reste que tout le monde n’aura pas cette chance. Ça vaut bien entendu pour Ge/Servette et le LHC. Chaud devant!


Une attaque perfectible

Le rendement offensif de Ge/Servette et du LHC va un peu mieux depuis quelque temps: 9 buts marqués en trois matches d’un côté, 13 réussites inscrites en quatre rencontres de l’autre. Mais, globalement, les deux rivaux lémaniques (respectivement 9e et 7e du classement des attaques de la ligue) manquent d’efficacité depuis le début de la saison.

Et c’est bien d’efficacité qu’il faut parler. Car tant Genève que Lausanne se procurent des occasions. En témoignent leurs moyennes de tirs par match (30,29 et 32,33) et plus particulièrement de shoots enregistrés depuis le slot, domaine dans lequel peu d’équipes en National League font mieux que les Aigles (4es avec 13,79 tentatives par match) et les Lions (2es/15,47).

Le pourcentage de conversion de leurs tirs (6,84% et 7,22%) démontre par ailleurs l’existence d’une bonne marge de progression. Dans les deux cas, cela passe par des leaders offensifs plus régulièrement décisifs.


Une certaine discipline

Les deux équipes ont un box-play problématique (lire ci-dessous), mais Genevois et Lausannois ont une vraie chance: leur discipline. Si l’on fait abstraction de trois pénalités de 10’, les Aigles sont même, avec 46 punitions mineures, la deuxième équipe la plus disciplinée de la Ligue derrière Berne, intouchable dans cette catégorie. Lausanne n’est pas en reste avec uniquement 50 sanctions de deux minutes en quinze matches.

Que ce soit Ville Peltonen ou Chris McSorley, les deux entraîneurs prônent par ailleurs une rigueur à toute épreuve avant la projection vers l’avant. L’école finlandaise d’un côté et la force de l’habitude de l’autre. Et qui dit rigueur dit également implication de chacun dans les basses besognes. Cette compacité défensive permet aux arrières de n’être que très rarement en situation inconfortable. Samedi, Genève n’a même reçu que trois pénalités mineures dont deux ridicules contre Jack Skille (trébucher inexistant + méconduite).

Ce mardi soir, les punitions vaudront cher.


Des gardiens en concurrence

Qui est le véritable gardien No 1? La question vaut d’un côté comme de l’autre. Tant à Genève qu’à Lausanne, celui qui a commencé la saison sur le banc a ensuite davantage convaincu que le titulaire du 21 septembre: Gauthier Descloux chez les Aigles, Luca Boltshauser chez les Lions.

Séparons les cas. Aux Vernets, Robert Mayer (6 départs, 1 victoire, 88,07% d’arrêts) souffre pour le moment de la comparaison avec sa jeune doublure de base de 22 ans (8 matches, 5 succès, 94,12% d’arrêts), dont l’explosion bouleverse gentiment la hiérarchie et ajoute une donnée non-néligeable dans les choix du staff: la gestion humaine. Difficile, du reste, de prévoir qui sera devant la cage ce mardi soir. D’autant que Descloux en a pris six, samedi face à Langnau.

À Lausanne? Ce ne sont pas les statistiques, mais l’impression visuelle qui penche en défaveur de Sandro Zurkirchen (9 titularisations). Et puis, Boltshauser (6 départs) vient de réaliser un week-end très solide. Rien ne semble toutefois acté. Cette incertitude est-elle problématique?


Un box-play perméable

Seul Fribourg a encaissé plus de buts en infériorité numérique (15) que les 11 du Lausanne HC. Les 76,09% de réussite dans la spécialité font des Vaudois l’une des arrière-gardes les plus poreuses en box-play. Ce week-end, toutefois, le LHC a survécu à une longue période de 3 contre 5 face à Bienne. Et grâce au retour de Petteri Lindbohm, les attaquants adverses ont eu plus de peine pour manoeuvrer. Avec le déménageur finlandais, les Vaudois proposent un box-play largement moins catastrophique. Lors des quatre matches que l’arrière nordique a manqué, Lausanne a rendu une copie raturée (4/12). Ce mardi soir, Lindbohm devrait bel et bien être présent. De quoi aider?

Pour Genève, la statistique de tirs bloqués (11,5 par match, 12e place) peut résumer une partie du problème. Hormis Daniel Vukovic (25), aucun autre Grenat n’est dans le top 20 de la spécialité. Pire, le GSHC a capitulé à trois reprises en situation spéciale lors des deux derniers matches. De quoi donner des maux de tête à Chris McSorley.

Créé: 29.10.2018, 18h51

L'avant-match

On prend les mêmes… et on essaie de ne pas recommencer. Battus samedi à domicile par Langnau, les Aigles se doivent de réagir. Pour ce faire, ils se présenteront sur la glace avec le même alignement que face aux Emmentalois. Et un autre état d’esprit? C’est à souhaiter puisque les Grenat ont unanimement avoué avoir présumé de leurs forces à domicile. Gardien titulaire? Lundi, l’heureux élu n’était pas encore désigné. Et si McSorley confiait le filet à Mayer au nom de l’alternance?

Chacun chez soi L’affrontement de ce mardi sera déjà le troisième derby lémanique de la saison. Jusqu’à présent, les deux équipes se sont imposées à domicile. Le LHC était venu pendre un point aux Vernets le 9 octobre, lors d’une défaite aux tirs au but. Enjeu de la partie? Une place au-dessus de la barre puisque Genevois et Lausannois se suivent au classement.

Incertitudes lausannoises Boltshauser et Kenins ne se sont pas entraînés lundi. Motif? La grippe. Les deux hommes sont incertains pour le derby. Étienne Froidevaux est toujours blessé, tandis que Borlat et Zangger pourraient revenir au jeu dès ce mardi. Emmerton devrait être l’étranger surnuméraire. Comme samedi dernier. J.R./G.B.

La rédaction sur Twitter

Restez informé et soyez à jour. Suivez-nous sur le site de microblogage

Publier un nouveau commentaire

Nous vous invitons ici à donner votre point de vue, vos informations, vos arguments. Nous vous prions d’utiliser votre nom complet, la discussion est plus authentique ainsi. Vous pouvez vous connecter via Facebook ou créer un compte utilisateur, selon votre choix. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de garder un ton respectueux et de penser que de nombreuses personnes vous lisent.
La rédaction

Caractères restants:

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.

Caricatures

Jeanne Calment est bien la doyenne de l'humanité
Plus...