Les Aigles et Stéphane Charlin auraient mérité la peau de l’ours

Hockey sur glaceAvec leur jeune portier dans la cage, les Genevois ont dominé Berne. S’ils ont beaucoup donné, au final, il n’y a que des regrets.

Stéphane Charlin a été magnifique, intimidant même, en fin de match, Mark Arcobello arrivé seul devant lui.

Stéphane Charlin a été magnifique, intimidant même, en fin de match, Mark Arcobello arrivé seul devant lui. Image: ERIC LAFARGUE

Signaler une erreur

Vous voulez communiquer un renseignement ou vous avez repéré une erreur ?

Il a, comme tous ces gamins qui franchissent pour la première fois le vestiaire des Aigles, cette sérénité et cette insouciance qui font que rien ne peut les perturber. Comme s’il devait jouer une partie avec les juniors élites ou avec Sierre, ou disputer une finale de championnat à Scuol, la motivation est la même. C’est un winner.

Stéphane Charlin avait bien dormi, même s’il savait que le soir Robert Mayer serait suspendu, Gauthier Descloux toujours blessé et qu’il serait à nouveau mis dans la cage des Aigles, aux Vernets, pour affronter le champion bernois. Lancé la veille, à mi-match, dans le bain bouillant du leader au Hallenstadion, ce Genevois de 19 ans n’a pas eu le temps de gamberger. Ce n’est pas son genre, il vit dans sa bulle, loin de toute pression. «On est rentré assez tard de Zurich, je n’ai pas eu le temps de vraiment repenser à ce qui s’était passé.» Et pourtant, des émotions fortes, il en a eu, le «rookie», pas vraiment ménagé par le «Z» avant d’être porté en triomphe. «Pat Emond m’avait juste dit de m’amuser», sourit-il. Et il a pris du plaisir.

«J'essaie de contrôler mes émotions»

On l’a dit, ce grand gaillard de 190 cm a ce petit truc en plus indispensable pour continuer de suivre sa bonne étoile. «J’essaie en effet de rester calme, de ne pas me laisser prendre par les émotions, mais plutôt les contrôler», explique cet immense talent, international M20, qui aurait mérité, ce samedi, de s’offrir la peau de l’ours, tant sa performance a été encore une fois majuscule. «Avec une telle domination, c’est vraiment frustrant de perdre ainsi», regrettait celui qui a été élu homme du match. «Avec mon coach Sébastien Beaulieu, on avait bien étudié, le matin même, ma performance de la veille et le jeu des Bernois.»

Noah Rod:« Il a réussi un super job»

Il était prêt. Il n’a d’ailleurs rien à se reprocher sur les deux réalisations bernoises de André Heim (23e) et de Calle Andersson (39e). «Ce n’était pas facile pour lui mais il a réussi un super job», remarque son capitaine, Noah Rod, très fier de lui et du travail de ces mômes. «Nous avions onze joueurs de 23 ans et moins sur la glace», se réjouissait le coach Patrick Emond, qui n’a pas hésité à remplacer, en défense, Roger Karrer et Marco Maurer par Sandis Smons (20 ans) et combler l’absence de Tanner Richard (malade) par Stéphane Patry (19 ans) en accordant également davantage de temps de jeu à Arnaud Riat (20 ans).

Une vilaine charge

«Le match aurait pu prendre une autre tournure si les arbitres avaient été à la hauteur», regrettait encore Noah Rod conscient que l’ouverture du score aurait pu (dû) être annulée pour un hors-jeu (l’image n’était pas assez nette) mais aussi que les rebonds avaient choisi l’autre camp. Celui d’une formation toujours aussi puissante dans notre pays mais de plus en plus vieillissante, indigne de son rang. Si elle a fini par passer l’épaule, c’est à la suite de la vilaine charge de Tim Bozon sur Mark Arcobello (une procédure a été ouverte), offrant cinq minutes de pénalité au visiteur, comme une bénédiction.

Alors que l’esthétique n’avait pas reçu de carton d’invitation, cette partie s’est alors mise au show avec tout ce qui fait le succès du hockey: des bagarres, des grosses occasions et beaucoup d’émotions. «Si on avait égalisé à 2 à 2, la patinoire aurait explosé!» soupirait Pat Emond. Dans un rush fantastique qui ressemblait à du panache, le missile envoyé par Simon Le Coultre à 11 secondes du terme aurait mérité de faire boum. Que de regrets!

«Dommage, car Stéphane Charlin a été magnifique, lâchait Deniss Smirnovs, qui avait égalisé à la 26e. On ne méritait pas de perdre mais c’est le hockey, on gagnera le prochain.» C’est la mentalité de ces gamins, des compétiteurs, des winners, qui ne doutent de rien.

Créé: 01.12.2019, 18h04

Ge/Servette - Berne 1-2(0-0 1-2 0-0)

Les Vernets, 6140 spectateurs. Arbitres: MM. Mollard, Kaukohari (Fin); Kaderli, Dreyfus.

Buts: 23e Heim (Scherwey, Burren) 0-1, 26e Smirnovs (Tömmernes, Fehr/5 c 4) 1-1, 39e Andersson (Blum, Karhunen) 1-2.

Ge/Servette: Charlin; Jacquemet, Tömmernes; Mercier, Le Coultre; Völlmin, Smons; Bozon, Fehr, Winnik; Wingels, Smirnovs, Rod; Riat, Kast, Douay; Patry, Maillard, Miranda; Tanner.

Berne: Karhunen; Untersander, Henauer; Andersson, B. Gerber; Burren, Blum; C. Gerber; Ruefenacht, Arcobello, Moser; Sciaroni, Heim, Scherwey; Praplan, Mursak, Ebbett; J Gerber, Berger, Kämpf.

Pénalités: 4 x 2’ + 1 x 5’ (Bozon/méconduite de match) contre GSHC. 5 x 2’ contre Berne.

Notes: GSHC sans Wick, Maurer, Descloux, Berthon, Fritsche, Karrer (blessés), Richard (malade) ni Mayer (suspendu).

Publier un nouveau commentaire

Nous vous invitons ici à donner votre point de vue, vos informations, vos arguments. Nous vous prions d’utiliser votre nom complet, la discussion est plus authentique ainsi. Vous pouvez vous connecter via Facebook ou créer un compte utilisateur, selon votre choix. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de garder un ton respectueux et de penser que de nombreuses personnes vous lisent.
La rédaction

Caractères restants:

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.

Caricatures

Braquage: La Poste renonce aux transports de fonds
Plus...