Tommy Wingels en a bavé, il a les crocs

Hockey sur glaceMaintenant que sa mâchoire est réparée, l’attaquant de Ge/servette affole les statistiques avec le sourire d’un papa heureux.

Fêté ici contre Berne par le topscorer Tanner Richard, Tommy Wingels a fait trembler les filets lors de chacun des cinq matches disputés cette année par Ge/Servette.

Fêté ici contre Berne par le topscorer Tanner Richard, Tommy Wingels a fait trembler les filets lors de chacun des cinq matches disputés cette année par Ge/Servette. Image: Keystone

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Plus rien n’y parait, si l’on excepte cette petite cicatrice entre la commissure des lèvres et le menton, côté droit. Pourtant, avant d’affoler les compteurs de National League (8 goals et 3 assists sur les 5 matches disputés en 2019), Tommy Wingels en a bavé. L’Américain avait reçu un puck biennois dans la figure en guise de bienvenue en Suisse, pour son premier match officiel le 21 septembre passé. Verdict: fracture de la mâchoire. Un vilain souvenir qui a laissé des traces, mais pas trop. La preuve? Lundi, «Wingoals» (son surnom aux Vernets) n’avait pas conscience de «fêter» le quatrième «moisiversaire» de sa mésaventure. «Quatre mois déjà? OK…» Le sourire montre que la fine gâchette est passée à autre chose. Ge/Servette aura besoin de tous ses talents pour espérer ramener quelque chose de Zoug, ce mardi soir (19 h 45).

«Ça va beaucoup mieux pour moi aujourd’hui que ce soir-là à Bienne, souffle Tommy Wingels. C’était une phase compliquée à vivre, en tant qu’individu. J’étais venu ici pour jouer au hockey, aider l’équipe, les attentes étaient élevées et voilà… Outre cette blessure, il y avait pas mal de choses auxquelles s’adapter: une nouvelle façon de jouer, un nouveau mode de vie, le fait d’amener la famille en Europe – cela faisait beaucoup.» Alors l’ex-attaquant de NHL (448 matches et 62 buts avec San José, Ottawa, Chicago et Boston) a serré les dents, si on ose dire. Il s’est accroché au positif. «Le seul bon point, c’est que j’ai pu consacrer plus de temps à ma famille (ndlr: un petit garçon est né début octobre)», lâche-t-il avant d’en trouver un deuxième: «Dans les mauvais moments, on apprend. Ce n’était pas facile de suivre tous ces matches en spectateur, mais cela m’a permis de me familiariser avec cette ligue, les équipes et leurs spécificités, les joueurs, y compris mes coéquipiers. Il y a des choses qu’on voit mieux depuis les tribunes que sur la glace.»

«Je me sens bien désormais»

Fort de ces (r)enseignements, Tommy Wingels a mis la gomme. Et ça a vite fait mal. «Je me sens bien, désormais, même si je pense que je peux faire encore mieux, lance-t-il. L’équipe s’améliore chaque semaine et notre entente, dans la ligne avec Tanner (ndlr: Richard) et Daniel (Winnik), progresse aussi. Si nous continuons sur ce chemin, si nous croyons en nos qualités, nous deviendrons encore plus forts.»

Forts, il faudra l’être encore, ce mardi soir à Zoug, d’où Ge/Servette a la fâcheuse habitude de rentrer bredouille. «Peu importe où nous jouons et contre qui, exhorte le buteur. Nous avons prouvé que nous pouvions rivaliser avec n’importe quelle équipe, nous sommes en confiance.» Lui le premier, vu ses récentes statistiques. Après en avoir bavé, Tommy Wingels estime manifestement que c’est au tour des défenses adverses. (TDG)

Créé: 22.01.2019, 08h34

Petite commotion pour Robert Mayer

Personne n’a oublié l’incroyable bourde en cloche de Robert Mayer, qui avait permis au CP Berne d’égaliser puis de s’imposer in extremis (4-5 après prolongation, non sans avoir été mené 4-1 après deux tiers), mardi passé dans des Vernets médusés. En revanche, tout le monde ne se souvient peut-être pas que peu avant cette fatidique 57e minute, à la 49e très exactement, le dernier rempart genevois avait dû encaisser un puck d’une violence assez folle, plein casque. Or, on peut affirmer aujourd’hui qu’il y a sans doute eu relation de cause à effet entre les deux événements.

«Sur le moment, Robert a fait signe au staff médical qu’il se sentait en mesure de poursuivre la partie. Mais le fait est qu’après le match, il n’était pas bien du tout», explique l’entraîneur assistant Louis Matte, qui évoque même «une petite commotion» pour le Zurichois d’origine tchèque. La durée de son indisponibilité? «On verra bien, on regarde ça au jour le jour.»

En attendant, une chose est certaine: Robert Mayer ne sera pas dans le bus qui prendra la route de Zoug, ce mardi en début d’après-midi. C’est donc Gauthier Descloux qui défendra le filet des Aigles à la Bossard Arena – cela aurait peut-être été de toute façon le cas, vu le principe de rotation adopté cette saison. Et c’est Stéphane Charlin, gardien des Juniors Élite, qui enfilera le costume de suppléant. Reste à savoir quelles conséquences cet événement à deux têtes – la commotion et la bourde – pourrait avoir à terme dans la hiérarchie des portiers genevois.

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