Trois semaines après la fête, Servette reprend par un check-up

FootballAvant de partir en stage en Valais, les Grenat se sont retrouvés pour une journée de tests à l’Hôpital de La Tour. Explications.

Koro Kone en plein exercice sous le regard du préparateur physique Philippe Marchand et du Dr Finn Mahler.

Koro Kone en plein exercice sous le regard du préparateur physique Philippe Marchand et du Dr Finn Mahler. Image: ÉRIC LAFARGUE

Signaler une erreur

Vous voulez communiquer un renseignement ou vous avez repéré une erreur ?

En Suisse plus qu’ailleurs, le mois de juin file trop vite. Les émotions du printemps, la fête, les vacances entassent leurs bonheurs sur une poignée de jours. Pas le temps de déguster, de se retourner et voilà que tout recommence.

Ce nouveau départ, les Servettiens l’ont vécu lundi au Centre de médecine du sport de l’Hôpital de La Tour. Avant de partir en stage (ce mardi dans le val d’Illiez), de découvrir les recrues en action (Tasar, Gonçalves, Sasso) et les produits du nouvel équipementier Puma, une journée n’était pas de trop pour prendre soin des corps. «On mène ces tests deux fois par année, explique Finn Mahler, médecin-chef du service. Au mois de juin, c’est un peu spécial car les joueurs n’ont coupé totalement que dix jours (pour trois semaines de vacances). C’est la reprise mais on est presque dans la continuité.»

Nombreux tests spécifiques

Sept praticiens sur le pont, des postes et un parcours médical de deux heures par tête, la formule est bien rodée. Mais que cherche-t-elle à savoir? «Il y a d’abord une visite médicale, avec un suivi des blessures, une prise de sang et le bilan cardiologique poussé qui est imposé par l’ASF, explique Finn Mahler. Et puis nous évaluons la composition corporelle grâce à un scanner très performant qui définit masse musculaire et masse graisseuse.» Une version moderne de «l’épreuve de la balance», intraitable révélateur d’excès.

De classiques, les tests deviennent spécifiques en se fixant sur le bas du corps. «Lors de l’examen podologique, on fait un bilan biomécanique grâce à des capteurs de pression sur un tapis. Le but est de détecter les appuis symétriques et asymétriques, afin d’éviter les blessures de surcharge.» Le cas échéant, un support plantaire peut être imaginé. «On peut opérer des corrections très fines qui s’intègrent facilement dans l’ergonomie de la chaussure de foot.»

Sur le plan musculaire, les Servettiens ont été testés lundi au niveau du tronc – «c’est le test de gainage, vecteur de stabilité et de performance» – et des abducteurs afin de prévenir les risques de pubalgie et pour les cuisses. «On mesure la force musculaire de leurs quadriceps (avant) et de leurs ischio-jambiers (arrière), détaille Finn Mahler. C’est le rapport entre les deux qui nous intéresse car un déséquilibre augmente les risques. Et nous mesurons ensuite leur force concentrique (propulsion) et excentrique (freinage); sachant que la seconde devrait être de 15 à 20% supérieure, tant les blessures surviennent plus souvent lors d’une phase de freinage.»

Pour les médecins et le staff, les données récoltées sont inestimables. «Pour les joueurs qui restent longtemps au club, elles forment un suivi longitudinal. Lors d’une blessure, elles sont des valeurs-étalons qui nous aiguillent. Et pour les plus jeunes, elles permettent de fixer des objectifs de travail sur le plan physiologique.» Dans quelques jours, une fois les premières séances physiques encaissées, les tests de vitesse pure (10 m et 40 m) et de capacité cardio-pulmonaire (VO2 max) viendront compléter cette cartographie corporelle de l’effectif servettien. Il ne restera alors «plus qu’à» bouger et jouer juste. Les vacances ne seront alors plus qu’un très lointain souvenir.


Passion partagée à Sion

Quinze jours après le sauvetage du siècle qu’il a réussi au Brügglifeld argovien avec Xamax, Stéphane Henchoz (44 ans) s’est glissé lundi dans son nouveau rôle, celui de coach du FC Sion: «Cela faisait un moment que je me réjouissais.» Sion, où les attentes sont en rapport avec les objectifs du club, forcément toujours très élevés mais rarement atteints.

«Sion est l’endroit de Suisse romande où l’on vit le plus intensément le foot. Il existe un engouement perceptible.» Pour l’ancien défenseur d’Anfield, cela en fait un «petit Liverpool». Henchoz entend s’appuyer sur cette passion partagée dans tout le Valais, parfois même au-delà, pour construire une équipe à son image, solide et travailleuse.

«J’ai mes idées et je sais comment j’aimerais les mettre en place. Les matches amicaux serviront à trouver le système qui fonctionne le mieux.» Pas de plans futuristes ni de révolution toutefois.

«La première étape, ce sont les fondations, mieux vaut qu’elles tiennent. Pour les finitions et la couleur des murs, on avisera…» Chaque nouveau départ est source d’espoirs, avant de se heurter à la réalité des chiffres, toujours têtus. «L’objectif, où que l’on soit, c’est toujours de gagner.» Encore davantage à Tourbillon, où le Totomat fait si souvent rouler les têtes.

Nicolas Jacquier


Un Carougeois à Xamax

Sur la pelouse de la Maladière, il y avait lundi matin deux messieurs en noir: le nouvel entraîneur Joël Magnin et son assistant Pascal Oppliger. Il y avait deux gars en bleu: les gardiens remplaçants Thomas Minder et Basil Sinzig. Et il y avait neuf types en rouge, dont deux à l’essai: Noha Sylvestre, milieu défensif (ou latéral) de 20 ans dont le passage chez les M23 de West Ham a été miné par les blessures, et Jérémy Manière, défenseur central fraîchement lâché par Lausanne. Ce dernier, 27 ans, était d’ailleurs le doyen du groupe lors de cette reprise effectuée sans préparateur physique ni entraîneur des gardiens. «Nous avons encore le temps», sourit le président Christian Binggeli, qui a prévenu qu’il laisserait désormais toute la pression sportive sur les épaules du staff technique. «Nous n’avons pas le droit de nous rater sur les transferts», sourit moins Joël Magnin, qui, après avoir dit sa fierté et sa motivation, a aussi avoué avoir «choisi la difficulté» en quittant les M21 d’YB.

Xamax a annoncé ce lundi les arrivées du milieu de 20 ans Karen Haile-Selassie, prêté une saison par Zurich, et de l’attaquant de 23 ans Dylan Dugourd, venu d’Étoile Carouge. Dès jeudi, sept «anciens», dont Raphaël Nuzzolo, rejoindront le groupe après un «rab» mérité de vacances.

Simon Meier

Créé: 18.06.2019, 07h09

Publier un nouveau commentaire

Nous vous invitons ici à donner votre point de vue, vos informations, vos arguments. Nous vous prions d’utiliser votre nom complet, la discussion est plus authentique ainsi. Vous pouvez vous connecter via Facebook ou créer un compte utilisateur, selon votre choix. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de garder un ton respectueux et de penser que de nombreuses personnes vous lisent.
La rédaction

Caractères restants:

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.