Servette manque encore d’assurance pour contrôler un match tout du long

FootballPlus consistants qu’il y a une semaine, les Grenat s’oublient l’espace d’un coup franc. Vaduz en profite (1-1). Frustrant…

Sébastien Wüthrich (à gauche face à Philipp Muntwiler ) s’est montré plus inspiré que contre Chiaso. Et il a marqué!

Sébastien Wüthrich (à gauche face à Philipp Muntwiler ) s’est montré plus inspiré que contre Chiaso. Et il a marqué! Image: FRESHFOCUS

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Long est le chemin qui mène à Vaduz. Depuis Genève, il faut traverser toute la Suisse pour y affronter une équipe qui figurait encore parmi l’élite la saison passée. En chemin, les Servettiens ont eu le temps de ressasser les consignes, de repenser aux erreurs commises une semaine plus tôt contre Chiasso, de se concentrer sur ce test grandeur nature qui les attendait. A les voir arriver au Rheinpark, pas de doute: ils étaient là pour relever le défi, pour faire preuve de caractère, pour démontrer que les ambitions de promotion ne se diluent pas d’emblée après un vilain nul contre de modestes Tessinois. Légitimes intentions.

Elles se sont inscrites dès les premiers instants comme des vérités sérieuses. Pas d’approximations, des interventions franches, le jeune Imeri à la hauteur dès les premiers ballons (il remplaçait Cespedes, malade), un collectif compact qui ne reculait pas. Servette a même pris confiance. Ce Vaduz qui vise lui aussi la promotion est bien pauvre dans la production du jeu, sa force demeure la rigueur, pas la créativité.

Le schéma rêvé

C’est pourtant ce solide groupe que Servette a fait trébucher à la 25e minute de jeu déjà. Une action d’école qui a sans doute fait le bonheur de Meho Kodro, parce qu’il y avait dans ce schéma de jeu-là tous les ingrédients que l’entraîneur sème depuis presque huit mois. D’abord, la récupération haute du ballon, dans le camp adverse. C’est sa sentinelle préférée, Fabry, qui s’y collait. Ensuite, le ballon ayant filé vers Vitkieviez, il y a eu cette transition rapide entre phase défensive et phase offensive: Vitkieviez a immédiatement décalé dans la profondeur un Sauthier qui avait déjà flairé le bon coup. Le capitaine caressait l’idée du centre avant d’avoir reçu le ballon: quand il est arrivé, il a brossé une balle parfaite pour Wüthrich. Tête imparable, 0-1 à Vaduz, la certitude d’avoir fait tout juste sur cette action. L’assurance de pouvoir vivre avec ce seul acquis?

Peut-être l’immense coup de tonnerre qui a secoué tout le stade en fin de période, conduisant l’arbitre à renvoyer les joueurs aux vestiaires quelques minutes, a-t-il ébranlé les Grenat? Même pas: après ces quelques minutes de pause, l’orage passé, c’est Wüthrich qui trouvait cette fois d’une subtile déviation Alphonse, qui ne pouvait tenter la frappe avant le retour de Puljic. Non, Servette allait bien au moment de rentrer vraiment au vestiaire, pour la mi-temps.

Un invraisemblable oubli

«Mais voilà. c’est un peu le même scénario que contre Chiasso», pestait un Sébastien Wüthrich bien plus inspiré que contre les Tessinois. Même scénario? Pas totalement, d’où la frustration globale. Cette fois, Servette ne s’est pas évaporé après le thé. Il a reculé un peu, oui, il y a eu une période de flottement de la 60e jusqu’au but. Mais sans les errements crasses de la semaine précédente. Il y a juste eu cette vingtaine de minutes délicates. Celles qu’il faut savoir négocier sans heurts quand on veut jouer les premiers rôles. Prenez Xamax: deux matches, deux victoires. Deux fois de «petites» performances, avec des hauts et des bas. Mais avec des buts durant les hauts et un seul encaissé durant les bas. La différence est là.

A Vaduz, c’est un invraisemblable oubli qui a offert l’égalisation aux Liechtensteinois. C’est sur un coup franc, pendant lequel Servette s’ingéniait à laisser le grand Puljic tout seul au second poteau, que les Grenat ont craqué. Deux matches, deux points, c’est très loin d’un rythme de promu. Servette le sait. On veut bien croire que d’ici à un mois, les Grenat présenteront un visage plus homogène et sans doute plus abouti sur la durée d’un match. En attendant, il va falloir gommer ces parts d’ombre qui grignotent encore le potentiel général.

(TDG)

Créé: 30.07.2017, 22h28

Vaduz 1 (0) Servette 1 (1)

Rheinpark, 2089 spectateurs.

Arbitre: M. Ovcharov.

Buts: 25e Wüthrich 0-1; 78e Puljic 1-1.

Vaduz: Jehle; Von Niederhäusern (65e Bühler), Konrad, Puljic, Borgmann; Ciccone, Muntwiler; Brunner (38e Kamber), Gajic (46e Turkes), Coulibaly; Mathys.

Servette: Frick; Sauthier, Sarr, Mfuyi, Le Pogam; Imeri (82e Willie), Fabry; Vitkieviez (68e Berisha), Wüthrich, Lang (80e Lungoyi); Alphonse.

Avertissement: 74e Mathys (jeu dur).

Nathan est à Genève. Exit Cadamuro?

A Vaduz, pas de Liassine Cadamuro dans le car du Servette FC. Il avait jeté l’éponge le samedi déjà, se plaignant de douleurs musculaires. Cadamuro est sous contrat avec le Servette FC, mais au bénéfice d’une clause de départ assortie d’un montant. Zurich le courtise, mais ne tient pas à s’aligner sur le montant prévu par la clause, auquel cas les dirigeants grenat auraient dû le laisser partir. Nouveau cas épineux après l’affaire Nsame.
Cadamuro a-t-il argué d’une blessure «diplomatique» pour montrer à la direction toute sa détermination? Après tout, cela a marché pour Nsame, même si les conditions ne sont pas vraiment comparables. Le cas est là aussi à régler au plus vite. Parce qu’avec les départs des uns (poussés ou non par Kodro), les envies des autres et les indisponibilités des deux Stevanovic ou de Hasanovic, les Grenat ont surtout besoin de stabilité. D’autant plus que deux nouveaux joueurs sont attendus.

Le premier, c’est Nathan. Et il est arrivé à Genève ce dimanche! Le défenseur central brésilien de 22 ans (188 cm) a été formé à Palmeiras. A l’origine, il devait pallier le départ de Rodrigues. Il pourrait aussi bien, désormais, combler celui de Cadamuro… Un accord de principe concernant un prêt (de Palmeiras) et un salaire ont déjà été trouvés. Reste à négocier l’option d’achat. Rien n’est encore signé, mais le joueur a déjà traversé l’Atlantique, c’est un signe…

L’autre élément à venir, c’est un attaquant. Alphonse est admirable à la pointe de l’attaque servettienne. Mais il manque un pur finisseur. Pak (LS) sera-t-il celui-là? Ou un autre? Là également, il faudrait faire vite pour que les Grenat puissent bâtir les schémas qu’ils souhaitent avec un contingent bouclé. Et sans avoir pris trop de retard au classement…
D.V.

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