La Roja dans le chaos

Groupe BLe sélectionneur, Julen Lopetegui, a été démis de ses fonctions à deux jours de l’entrée en lice de l’Espagne au Mondial.

Julen Lopetegui, qui rejoindra le Real Madrid dès la fin du Mondial, a été évincé de son poste à la tête de l’équipe d’Espagne.

Julen Lopetegui, qui rejoindra le Real Madrid dès la fin du Mondial, a été évincé de son poste à la tête de l’équipe d’Espagne. Image: Keystone

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Mardi, 16 h 50: le Real Madrid annonce par l’intermédiaire d’un communiqué avoir trouvé le successeur de Zinédine Zidane en la personne de Julen Lopetegui, engagé pour les trois prochaines saisons. Problèmes, et ils sont multiples: le technicien basque (51 ans) a été prolongé fin mai jusqu’en 2020 à la tête de la Roja et le président de la Fédération espagnole de football (RFEF), Luis Rubiales, n’a – selon ses dires – «pas été mis au courant des négociations» entre son sélectionneur et le Real avant mardi, «cinq minutes avant la sortie du communiqué». Quand tout était déjà bouclé.

Ajoutez un timing catastrophique, à trois jours de l’entrée en lice à la Coupe du monde de l’Espagne – en bonne partie composée de joueurs madrilènes et de leurs rivaux en club du FC Barcelone, il faut le rappeler – et vous obtenez la décision rendue publique mercredi à 12 heures tapantes par Luis Rubiales en conférence de presse. Celle de se séparer de Julen Lopetegui à l’avant-veille d’un duel face au champion d’Europe portugais sur la pelouse de Sotchi.

Avec un message clair: la Roja doit être au-dessus de tout. «Je ne me sens pas trahi, mais la sélection est l’équipe de tous les Espagnols et le sélectionneur travaille pour la fédération. Il ne peut pas faire les choses de cette manière et m’avertir si tard. La forme est importante», a déclaré le dirigeant, également très remonté contre la façon de faire du Real Madrid. Certains cadres de la Roja, emmenés par le capitaine (madrilène) Sergio Ramos, ont bien milité pour que Lopetegui reste; en vain.

Fernando Hierro en pompier

Plongé dans le chaos, dans ce que les médias ibériques ont appelé la «crise de Krasnodar» (en référence au camp de base de la sélection en Russie), la pire de l’histoire du football espagnol, comment le vestiaire réagira-t-il? Si plusieurs spécialistes prédisent une «fissure inévitable», Luis Rubiales a de son côté promis que «les joueurs feront tout pour aller le plus loin possible».

La décision prise par le président de la RFEF est d’autant plus forte que Julen Lopetegui était parvenu à ramener beaucoup de sérénité au sein de la Roja, après un Mondial au Brésil et un Euro en France ratés. Nommé en juillet 2016 après le départ de Vicente del Bosque, l’ancien entraîneur du FC Porto est resté invaincu à la tête de l’Espagne (14 victoires, 6 nuls), qui abordait la Coupe du monde 2018 parmi les favoris. C’était avant qu’elle entre dans la tourmente.

Propulsé dans le rôle du pompier, en Russie, Fernando Hierro aura pour tâche de remobiliser les troupes. Le directeur sportif de la fédération (50 ans) ne compte qu’une expérience d’une saison dans la peau d’un coach principal. C’était avec le Real Oviedo, en deuxième division (2016-2017). Mais son statut d’ex-capitaine de la Roja (88 sélections) parle en sa faveur. Vendredi soir à Sotchi face au Portugal (20 h), tous les regards seront rivés sur l’Espagne. Quel visage présentera-t-elle? (TDG)

Créé: 13.06.2018, 22h49

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