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Joachim Löw grogne contre les grèves

Football: le sélectionneur de l'équipe d'Allemagne est très remonté contre les joueurs qui engagent un bras de fer avec leur club.

Joachim Löw: «Je ne peux pas comprendre que quelqu’un fasse la grève dans notre milieu.»
Joachim Löw: «Je ne peux pas comprendre que quelqu’un fasse la grève dans notre milieu.»
EPA

Joachim Löw pourrait préparer de manière relativement sereine le déplacement de l’Allemagne en République tchèque puis la réception de la Norvège dans le cadre des éliminatoires de la Coupe du monde 2018. Mais non, en ces temps de mercato, le sélectionneur de la Mannschaft est très remonté. Et n’allez surtout pas le titiller en lui parlant des grèves qui ont marqué l’été!

Mardi, et comme il l’avait déjà fait il y a peu, «Jögi» a réitéré sa colère contre ces «footeux» qui osent engager un bras de fer avec leurs supérieurs. Sans le citer, il visait notamment Ousmane Dembélé, l’ancien joueur du Borussia Dortmund qui a tout fait pour rejoindre le FC Barcelone, au mépris de son bail et de ses coéquipiers. «Je ne peux pas comprendre que quelqu’un fasse la grève dans notre milieu, a soufflé le «patron» des champions du monde. Je ne peux pas tolérer cela, car les joueurs doivent être des exemples pour les plus jeunes et pour les gens qui s’identifient à eux.»

Et Joachim Löw d’enfoncer le clou: «Une grève peut être le dernier recours, mais très franchement cela ne devrait même pas arriver. Sinon, ça veut dire que les contrats ne valent rien.»

Bien sûr, celui qui a fourbi ses armes de coach au FC Frauenfeld a raison, dans le fond, mais au risque de le décevoir, on doit lui rappeler que le monde du football a depuis longtemps enterré la valeur d’un contrat.

Plus lucide, l’ancien buteur Oliver Bierhoff, désormais manager de l’Allemagne, a plutôt bien cerné les choses. Il dénonce donc le fait que le «pouvoir» soit désormais davantage entre les mains des joueurs plutôt qu’entre celles des entraîneurs ou des dirigeants: «La position d’un coach n’est assurément pas devenue plus facile avec le temps. Il suffit de voir la dynamique du mercato et la manière dont le marché se développe pour s’apercevoir de la puissance acquise par les joueurs, qui décident de tout…»

Sauf en équipe nationale, où Löw reste le roi. Mais jusqu’à quand?

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