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Constantin: «Avec Rolf Fringer, j'ai appliqué la loi du talion»

Le président valaisan pourrait bien s’être mis hors-jeu après avoir giflé et botté le cul à Rolf Fringer, consultant télé, au terme du match Lugano-Sion.

Keystone

Mais quelle mouche a piqué le bouillant Christian Constantin? Match bouclé et gagné au Cornaredo, le président du FC Sion a réglé son compte physiquement à Rolf Fringer, ancien entraîneur et désormais consultant pour Teleclub. «Chaque fois qu’il prend le micro c’est pour me critiquer et me démolir. Fringer ne remplit pas un rôle de consultant. Il exerce un travail de sape, malhonnête. Teleclub ne m’a jamais donné la parole pour que je me défende. J’avais averti Fringer: «Ça va mal se passer. Je ne vais pas rester sans réagir si tu continues à te montrer aussi médisant.»

Jeudi, au Tessin, Christian Constantin est passé de la parole aux actes. «Je lui ai donné deux baffes et un coup de pied au cul comme à un gamin.» Deux gifles? «Peut-être trois ou quatre.» Avec le risque d’être sévèrement sanctionné. «Une baffe en justice c’est 100 balles. En l’occurrence, je serai volontiers allé jusqu’à 1'000.» Rolf Fringer a dit que l’affaire n’allait pas en rester là. Christian Constantin a anticipé. Il a déposé une plainte pour diffamation et dénigrement. «J’avais déjà pris la décision le matin du match.» La meilleure défense, c’est bien l’attaque.

CC a choisi la manière forte. Une attitude qui fait froid dans le dos. Plainte et coups. Ça fait beaucoup. «J’ai choisi les deux façons de procéder. Il m’insulte au micro. En boucle. Je n’ai pas pété un plomb mais il y avait trop. J’ai pensé, ça suffit. C’est tout. Ce n’était peut-être pas le meilleur moyen de régler le problème. Mais sur le moment, je ne voulais pas qu’il continue son blabla. Je voulais le faire taire. Avec Rolf Fringer, j’ai appliqué la loi du talion, ni plus ni moins.» Un peu plus que moins, non? «On se retrouvera devant un juge, celui-ci tranchera.»

Avant l’altercation, Barthélémy Constantin, fils du président et directeur sportif du club, a échangé des mots avec Fringer. «Ils n’en sont pas venus aux mains», assure le père. «Barthalémy lui a demandé d’arrêter de toucher à notre famille. Fringer a été arrogant. Il lui a dit en substance une phrase du style: «Cause toujours petit gars.»

Blanchi pour Kriens en 2004

Cet épisode en rappelle un autre. En décembre 2004, Christian Constantin avait été accusé d’avoir agressé un arbitre, plus exactement d’avoir mis un genou dans ses testicules, à Kriens. L’intéressé coupe court. «Dans cette histoire, j’ai été blanchi. L’agression a été imputée à quelqu’un d’autre.»

Retour dans le passé pour mieux comprendre le présent et apprécier ce conflit entre ces contemporains, les deux sont nés en janvier 1957. «J’ai connu Fringer quand il était joueur, à la fin des années 70. Il évoluait au CS Chênois et moi j’étais gardien à Xamax.» L’embrouille qui l’oppose à l’ancien sélectionneur national remonte à 2009 et une demi-finale de Coupe. «Nous avions battu Lucerne aux tirs au but. Je dirigeais l’équipe ce soir-là et Rolf Fringer était sur le banc adverse. Il n’a jamais digéré cette élimination.» Ce n'est pas tout. Il y a deux ans, l’Autrichien est alors directeur sportif de Lucerne et il ne goûte guère les démarches de Constantin pour lui chiper son attaquant Marco Schneuwly.

La Swiss Football League (SFL) condamne avec «véhémence» le comportement du Martignerain. Son attitude viole les règles de conduite de l’ASF. L’instance va ordonner une enquête. «Que peut faire la SFL? Fringer n’est pas un employé de la Ligue que je sache.» Constantin pourrait bien ne pas s’en tirer à si bon compte. La SFL sanctionne toute violence dans les stades d’une suspension de trois ans. Et d'une lourde amende. La mesure concerne les supporters mais aussi les dirigeants. Constantin ne cultive pas le sentiment d’avoir franchi la ligne rouge. Il pourrait pourtant bien se retrouver hors-jeu.

Démission de Sion 2026

Pour ne pas faire ombrage à la candidature pour Sion 2026, le président sédunois a pris les devants. Il pouvait difficilement faire autrement. «Constantin m’a appelé vendredi matin pour me demander d’être déchargé de sa fonction de vice-président (ndlr: il y en a quatre au total) du comité de candidature pour Sion 2026», commente Jean-Philippe Rochat, le président de ladite candidature.

«Jusqu’au règlement satisfaisant de ce cas, il n’interviendra pas dans les affaires opérationnelles et stratégiques. J’ai apprécié sa décision, spontanée. Je l’ai acceptée sans même consulter le comité. Christian Constantin est quelqu’un de très pragmatique. Il a toujours travaillé dans l’intérêt de la candidature et non pas dans son propre intérêt.» Dont acte.

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