Admir Mehmedi: «J’ai la technique pour tirer comme ça!»

Groupe ALe joueur de Leverkusen est très heureux d’avoir marqué, mais il reste frustré du résultat. Il défend Seferovic…

Les Suisses, qui méritaient mieux, ont dû se contenter d’un petit point. Malgré une légitime déception, ils sont allés saluer leurs supporters.

Les Suisses, qui méritaient mieux, ont dû se contenter d’un petit point. Malgré une légitime déception, ils sont allés saluer leurs supporters. Image: AP

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Malheureusement, la Suisse ne possède pas un joueur tel Dimitri Payet, capable de vous sortir d’une situation délicate comme la France lors du match d’ouverture. Les Helvètes ont dû se contenter d’un petit but, d’un point, alors qu’elle avait tout dans son jeu pour rafler la mise. Mais il a manqué la signature au bas du tableau, celle qui donne de la valeur à votre travail. Après une longue attente dans les vestiaires, les joueurs helvétiques sont sortis la tête basse. A l’image d’un Johan Djourou, casque sur les oreilles, beaucoup d’entre eux ne sont pas arrêtés, le visage fermé. Il y avait en effet énormément de frustration…

Admir Mehmedi était finalement le seul qui n’avait pas le masque. «J’ai la technique pour tirer comme ça, se marre le buteur des rouges. Maintenant, mon premier match contre l’Albanie n’était pas si négatif. Et quand tu marques, tu es un héros, c’est le foot…»

Le joueur de Leverkusen est conscient qu’il y avait mieux à faire contre cette Roumanie-là. «Ce sont deux points de perdus, c’est certain, admet-il. Parce qu’on a bien joué, on a fait de bonnes choses. Mais on n’a pas marqué. On doit vraiment être plus efficace. Cela dit, après avoir ouvert le score, les Roumains, qui avaient déjà perturbé la France, ont reculé et c’est devenu bien plus compliqué. Et puis on peut le constater, dans cet Euro, il n’y a pas d’équipe facile.»

Il n’en demeure pas moins que ces quatre points en deux matches ne peuvent pas satisfaire les Helvètes. «On voulait la victoire et on est tous frustré du résultat, car on a tout fait ce qu’il fallait pour y parvenir et on était meilleurs que la Roumanie, mais bon, c’est le foot, on doit continuer. On est désolé même si c’était mieux que face à l’Albanie.»

Et de venir au secours de Haris Seferovic, si malheureux en première période: «Il a pourtant bien joué en se créant ces occasions-là, mais on ne sait pas pourquoi cela ne veut pas rentrer. Il suffirait qu’il marque une fois…»

Ce sera peut-être contre la France, à moins que son entraîneur décide de lancer Breel Embolo: «C’est l’entraîneur qui décide, mais moi je suis prêt», sourit le Bâlois. Il a tout pour ajouter la signature au bas du tableau…

Les Suisses, qui méritaient mieux, ont dû se contenter d’un petit point. Malgré une légitime déception, ils sont allés saluer leurs supporters.


A la Maison suisse, entre peur et joie

A défaut d’un billet pour le Parc des Princes, les supporters suisses avaient envahi la House of Switzerland. Face à l’écran géant dressé en bord de Seine, ils ont longtemps souffert «Si j’étais coach, ce que je leur dirais? Qu’ils arrêtent de marcher, et qu’ils commencent enfin à courir.» Qui aime bien, châtie bien! Son maillot rouge et blanc sur le dos, Thibault reste sur sa faim. A la mi-temps, cet étudiant suisse de 24 ans attend un meilleur spectacle. Et des buts! La Suisse est menée au score et les 200 supporters suisses s’impatientent. «Il faut vraiment qu’on marque en début de deuxième mi-temps, poursuit son ami Geoffrey. On a le niveau, la possession de balles mais on tire sans viser. Je pensais que la victoire contre l’Albanie allait d’avantage galvanisé les troupes. Contre la France, il faudra y aller à fond, on n’aura pas le temps de faire de calculs.» Un message que semblent avoir entendu les hommes de Petkovic. Après 45 minutes à se faire peur, les rouge et blanc peuvent enfin laisser éclater leur joie. Le but de Mehmedi provoque un déferlement endiablé de cloches et de trompettes. De quoi redonner le sourire à Ernesto. Cet Argentin est venu soutenir la Suisse en famille. Etonnant? «Noooon, confie ce fonctionnaire de l’Unesco en riant. Soutenir le Brésil, on ne pourrait pas, mais la Suisse, on a le droit!» Image d’un ballon rond qui rassemble au-delà des frontières et des différences. Une vision que promeut Nicolas Bideau, directeur de Présence Suisse à Paris et instigateur de l’événement. Pour lui, l’Euro est aussi une occasion de rassembler les Helvètes autour d’un même drapeau. Fédérer un «pays partagé entre plusieurs cultures, marqué par la diversité». En début de rencontre, cet amateur de ballon rond misait sur une victoire 1 à 0 des Suisses. Le football, ce permis de rêver… Céline Guiral, Paris

(TDG)

Créé: 15.06.2016, 23h03

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