Moubandje passe la sixième avec Toulouse

FootballArrivé en 2013 dans le sud-ouest de la France, le Genevois n’écarte pas l’idée d’aller voir ailleurs.

François Moubandje, ici face au Marseillais Hiroki Sakai, a de nouvelles ambitions avec Toulouse. En attendant que d’autres horizons s’ouvrent devant lui?

François Moubandje, ici face au Marseillais Hiroki Sakai, a de nouvelles ambitions avec Toulouse. En attendant que d’autres horizons s’ouvrent devant lui? Image: Keystone

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Le temps passe vite. Cela fait déjà cinq ans que François Moubandje (28 ans) évolue en Ligue 1. L’ancien Servettien reste toujours bien accroché à Toulouse, malgré des rumeurs de transferts (Porto, Alavès, Betis Séville…) insistantes cet été. L’international suisse (18 sélections) a pris le temps de faire le point sur son début de saison dans la «Ville rose».

François Moubandje, vous entamez votre sixième saison à Toulouse (127 matches). Comment se passe ce retour au jeu?

Ça se passe bien. En raison de la Coupe du monde, j’ai dû reprendre après le reste de l’équipe. Physiquement, j’ai donc du retard. Mais l’entraîneur Alain Casanova a voulu tout de suite m’intégrer à l’équipe, me faire jouer. Il a fallu travailler pour être au mieux. J’ai joué seulement 60 minutes en match amical avant la première journée contre Marseille (ndlr: défaite 4-0). Ce n’était pas vraiment la préparation que je m’étais imaginée. Mais le week-end passé contre Bordeaux, je me suis senti mieux et nous avons en plus gagné 2-1. C’était important, sachant que c’est un derby.

L’entraîneur a changé cet été. Casanova était déjà le coach lorsque vous êtes arrivé au club en 2013. Comment avez-vous apprécié cette nomination?

En effet, c’est lui qui m’avait accueilli. J’ai été content d’apprendre cette nouvelle. J’aime sa philosophie de jeu et je pense qu’il a franchi encore un palier en vivant d’autres expériences (ndlr: à Lens). J’espère que cela va permettre à Toulouse de voir plus haut et ne plus jouer le maintien.

Comment vous sentez-vous à Toulouse?

Je me sens super bien dans ce club et cette ville. En plus, j’ai un coach qui me fait énormément confiance. Maintenant, je ne vais pas cacher que j’ai eu des envies d’aller voir ailleurs. Mais je ne veux pas partir pour partir. Si vraiment il y a une très belle possibilité, qui satisfasse autant le club que moi, oui, je pourrais partir. Mais c’est mon agent qui s’en occupe. S’il y a quelque chose qui arrive, on en discutera.

Vous êtes-vous fixé des objectifs pour cette saison?

Oui, j’ai des attentes très élevées. Avec cette nouvelle philosophie de jeu, j’ai envie d’apporter beaucoup plus offensivement, car je sais que j’en ai les capacités. Cela doit me permettre de prendre plus de plaisir que les années précédentes.

Justement, en cinq ans à Toulouse, vous n’avez délivré que trois passes décisives, comment l’expliquez-vous?

C’est compliqué. Depuis que je suis arrivé, on m’a beaucoup parlé de l’aspect défensif. J’ai dû progresser dans ce secteur, donc je me suis focalisé sur ça. Il y a aussi le fait que le club se battait souvent contre la relégation, ce qui ne favorise pas forcément le jeu. Cela demandait surtout d’être hargneux, travailleur, avec moins de possibilités de monter.

En club, vous avez presque toujours été titulaire. Pourquoi n’avez-vous pas réussi à attirer l’attention sur vous plus que ça?

C’est une question que je me pose également (rires). Il y a sans doute plusieurs facteurs que je ne maîtrise pas qui interviennent. Il doit y avoir un hic quelque part. Je ne pense pas être un joueur à problèmes, au contraire.

Parlons équipe de Suisse. Comment voyez-vous le rôle qui vous est assigné en sélection, à savoir remplaçant d’un Ricardo Rodriguez qui est rarement absent?

Tous les joueurs sont des compétiteurs, donc ils ont tous envie de jouer. Personnellement, ce n’est pas évident. Maintenant, il faut respecter les choix du coach. Mais j’ai envie de pouvoir apporter un plus à l’équipe nationale, ce qui est tout à fait normal.


Pour l’ASF, l’heure de vérité approche

La date du 24 août sera-t-elle celle d’un épilogue? C’est en effet ce vendredi que des explications sont attendues de la part de l’Association suisse de football (ASF). L’instance faîtière a convoqué une conférence de presse où seront présents Peter Giliéron, président de l’ASF, Claudio Sulser, le délégué aux équipes nationales et le sélectionneur Vladimir Petkovic. De quoi rompre le silence qui pèse autour de la fédération.

Car l’été du foot suisse n’a pas été des plus calmes, surtout après une Coupe du monde qui n’a pas satisfait tous les appétits. Mais on s’attendait peu aux propos détonants d’Axel Miescher au sujet des joueurs binationaux début juillet. Né au Cameroun et international suisse, François Moubandje ne s’est pas reconnu dans le discours du secrétaire général, lequel a démissionné il y a deux semaines: «Je pense que tout joueur de l’équipe nationale est fier de jouer pour ce maillot, clame-t-il. Mais ce n’est pas pour autant qu’on oublie d’où l’on vient. Ce n’est pas parce qu’on est attaché à notre autre pays que l’on renie la Suisse, loin de là. Chaque joueur est conscient que la Suisse nous a apporté quelque chose et qu’on doit lui rendre la pareille.»

Les pontes de l’ASF seront forcément attendus de pied ferme sur la question. Et Petkovic, qui est resté muet depuis le déballage public de Valon Behrami, ne sera pas épargné. D’aucuns considèrent en effet qu’il y a d’autres manières d’entériner un renouvellement de génération. Un sujet délicat que Moubandje balaie: «On ne doit pas oublier que ceux qui sont là depuis de nombreuses années ont apporté beaucoup à l’équipe nationale, rappelle-t-il. Mais il ne faut pas avoir peur du renouveau, car chaque joueur a eu une première sélection.»

En attendant, le rendez-vous de demain s’annonce sulfureux pour un organe à la communication défaillante. Reste à savoir qui payera les pots cassés. V.S.

(TDG)

Créé: 22.08.2018, 21h24

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