Moubandje: «Latéral, ce n’est pas glamour, mais j’aime!»

FootballLa Suisse s’envole ce mercredi pour les îles Féroé et ce match piège. Avec un Genevois dont la cote monte.

François Moubandje aura pour mission d’apporter des solutions sur le côté, demain soir à Torshavn, face aux îles Féroé.

François Moubandje aura pour mission d’apporter des solutions sur le côté, demain soir à Torshavn, face aux îles Féroé. Image: Eric Lafargue

Signaler une erreur

Vous voulez communiquer un renseignement ou vous avez repéré une erreur ?

Tenace, le souvenir véhicule une image trompeuse. C’est toute l’histoire de François Moubandje: on le savait ailier à ses débuts, il est latéral; on lui prête des élans offensifs déraisonnables, il a au contraire appris la rigueur en France; il suscite le doute chez certains quand il remplace Ricardo Rodriguez, mais il a toujours été irréprochable et convaincant. Il faut se rendre à l’évidence, la Suisse n’a pas de problème pour le poste de latéral gauche.

En l’absence du titulaire habituel (Rodriguez, blessé), c’est donc le Genevois qui est aux affaires en 2017. C’est lui qui aura pour mission d’apporter des solutions sur le côté, vendredi soir à Torshavn, face aux îles Féroé. Depuis le 15 novembre 2014, date de sa première sélection et titularisation avec la Suisse (contre la Lituanie, victoire 4-0), l’ex-Servettien, bientôt âgé de 27 ans, a fait ses preuves. Surtout, il a grandi, il a gagné en maturité et en professionnalisme. Un parcours exemplaire.

François, on a l’impression de vous voir de plus en plus comme un cadre de l’équipe de Suisse, toujours plus performant…

Ce n’est pas un hasard si j’en suis là aujourd’hui. J’ai beaucoup travaillé depuis mon départ de Servette, où j’avais déjà commencé le processus avec M. Alves. Mais en France, en Ligue 1 à Toulouse, j’ai appris à me canaliser. J’ai appris la rigueur. Et aussi à aimer le poste de latéral, même si c’est moins glamour qu’ailier.

«Bien sûr que je veux être titulaire, c’est normal de vouloir saisir sa chance. Sinon cela signifierait que je ne veux pas évoluer.»

Quand le déclic s’est-il opéré?

Peut-être lorsque je me suis blessé, peu après mon arrivée au TFC. Je n’ai jamais travaillé aussi dur pour revenir en forme, pour revenir plus fort qu’avant. Il y a eu une prise de conscience. Je voulais me prouver que j’avais les qualités pour réussir. Il y a de l’orgueil derrière tout ça. Dans le sens où je ne voulais décevoir ni ma famille ni l’entraîneur. Je me suis mis «minable» pour retrouver le rythme. Peut-être même que durant ces moments, avant de revenir à Toulouse guéri, je me suis dit que j’étais désormais un vrai professionnel.

En équipe de Suisse, Ricardo Rodriguez (actuellement blessé) fait figure de titulaire au poste de latéral gauche. Mais personne ne se satisfait du rôle de remplaçant…

Non, personne. Le foot, c’est la concurrence. N’importe quel joueur veut du temps de jeu. Mais c’est l’entraîneur qui décide. Je donne donc le meilleur de moi-même pour rendre compliqué son choix. Bien sûr que je veux être titulaire, c’est normal de vouloir saisir sa chance. Sinon cela signifierait que je ne veux pas évoluer.

Tiens: évoluer. Il se dit que vous pourriez quitter Toulouse.

Il faut voir. Pour tout dire, nous avons déjà eu une discussion au début de cette saison, pour évoquer tout ça. J’aime Toulouse, je sais ce que je dois à ce club, à des entraîneurs comme MM. Casanova ou Dupraz. Mais sans aucunement manquer de respect au TFC, je suis ambitieux. Je ne veux pas partir pour partir, je suis d’ailleurs sous contrat jusqu’en 2019, mais il y a peut-être quelque chose qui se précise, qui pourrait me permettre de progresser encore, ce qui est mon but. Je n’en dis pas plus pour le moment. On verra après ce match avec la Suisse et après les vacances.

Ce dernier match de la saison c’est donc îles Féroé – Suisse, un match compliqué avec des attaquants helvétiques qui peinent à la finition?

Oui, ce sera compliqué. Mais gardons confiance en nos attaquants, aidons-les, moi le premier. Tout le monde doit être concentré sur le seul objectif: gagner.

Créé: 06.06.2017, 23h07

Articles en relation

Moubandje: «C’est une fierté d’être avec la Suisse à Genève»

Football Le Genevois de Toulouse donne tout pour être celui que choisira Petkovic, Rodriguez étant blessé. Plus...

Certes, la Suisse a tout juste. Mais elle doit confirmer!

Football Petkovic et ses joueurs préparent, ce jeudi soir contre la Biélorussie, le match piège aux îles Féroé. Plus...

Petkovic: «Pour la Suisse, c’est un test de maturité mentale»

Football Le sélectionneur a réuni son groupe à Spiez. Départ ce mercredi pour les Iles Féroé pour un match piège. Plus...

Mature, la Suisse de Petkovic gère ses problèmes sans affolement

Football Des titulaires blessés, d’autres en disgrâce dans leurs clubs? La sélection a grandi: elle fait avec, sans paniquer. Plus...

Publier un nouveau commentaire

Nous vous invitons ici à donner votre point de vue, vos informations, vos arguments. Nous vous prions d’utiliser votre nom complet, la discussion est plus authentique ainsi. Vous pouvez vous connecter via Facebook ou créer un compte utilisateur, selon votre choix. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de garder un ton respectueux et de penser que de nombreuses personnes vous lisent.
La rédaction

Caractères restants:

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.