Andrea Pirlo, l’adieu du dernier romantique

FootballLe très élégant joueur italien, champion du monde en 2006, a disputé son dernier match dimanche soir. Il laisse un vide.

Andrea Pirlo était un virtuose.

Andrea Pirlo était un virtuose. Image: Reuters

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C’est un clap de fin qui ne manque pas d’émouvoir, car il ne signifie pas uniquement le terme de la carrière d’Andrea Pirlo, mais aussi les adieux de l’un des derniers romantiques du football. Jusqu’au bout, y compris dans le message posté au sortir du dernier match de sa vie sportive disputé dimanche soir avec le New York FC, l’Italien aura incarné une élégance rare, peut-être même la classe à l’état pur.

Cela devrait encore être le cas en dehors des rectangles verts, mais c’est sûr: après une carrière longue de vingt-trois ans et teintée des plus beaux titres, on ne le reverra plus crampons aux pieds.

Un artiste quitte donc le devant de la scène. Pirlo, 38 ans, restera comme un virtuose du football, doté d’une magnifique vision du jeu, capable de coups de patte subtils, soit pour trouver la faille, soit pour régaler ses coéquipiers.

Avec lui derrière eux, ceux-ci s’étaient habitués à recevoir des caviars à la louche. Plus encore que de briller sur le terrain, le natif de Flero, dans la province de Brescia, était un leader. Mais un leader silencieux avec l’humilité d’un porteur d’eau. Jamais il ne s’est distingué par le moindre mauvais geste, jamais il n’a prononcé un mot plus haut que l’autre.

Champion du monde en 2006, double vainqueur de la Ligue des champions avec l’AC Milan (2003 et 2007) et multiple champion d’Italie avec les «Rossoneri» puis avec la Juventus, Andrea Pirlo a clairement marqué son époque. Sorte de machine à laver, il avait pour coutume de rendre propres les ballons qu’il récupérait dans la bataille de l’entrejeu.

Cet architecte de génie, qui avait illuminé l’Euro 2012, se permettant notamment une fabuleuse «Panenka» durant la séance de tirs au but des quarts de finale contre l’Angleterre, tourne une page sur laquelle restera gravée la date du 9 juillet 2006, lorsqu’il a remporté le Mondial avec la Squadra azzurra. «Ce soir-là, j’ai pleuré toutes les larmes de mon corps. J’avais atteint mon plus grand rêve. Je ne pouvais aller plus haut.»

Créé: 06.11.2017, 17h35

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