Jérémy Faug-Porret a retrouvé Genève pour y poser ses valises

Football genevoisLe Français raconte un parcours parfois sinueux, sans jamais regretter ses périples. Il joue à Carouge et entraîne à Servette.

Jérémy Faug-Porret, qui a vécu de nombreux coups de théâtre dans sa carrière, joue désormais avec Étoile Carouge.

Jérémy Faug-Porret, qui a vécu de nombreux coups de théâtre dans sa carrière, joue désormais avec Étoile Carouge. Image: Jean-Luc Auboeuf

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C’est l’histoire d’un gamin qui voit grandir ses copains quand il reste prisonnier de son corps d’enfant. À onze ans, quand il a intégré le centre de formation de l’Olympique Lyonnais, Jérémy Faug-Porret se berçait de tous les rêves. Quelques années plus tard, alors qu’il était en devoir de les concrétiser, tout s’est stoppé net pour lui: retard de croissance. Dans cette France qui glorifiait les corps athlétiques et musculeux de ses défenseurs et milieux défensifs champions du monde en 1998, il ne faisait pas bon être chétif.

Premier coup de théâtre dans la carrière du solide Français qu’il est aujourd’hui et qui veut faire le bonheur de Carouge, après Servette.

«C’était ma dernière année, avec les M19 de Lyon, se souvient-il. Avant, j’étais tout petit, tout maigre. Un déficit de croissance de deux ans en fait. Mais j’ai soudain poussé d’un coup, près de douze centimètres sur un an. Le problème, c’est que je ne pouvais pas suivre les entraînements, c’était trop intense. Il me fallait de la musculature, tout en fait.»

Quitter Lyon

Jamais Jérémy n’a pensé jeter l’éponge. Lyon n’a pas fait grand cas de lui, il est donc parti. Début des aventures.

Il a d’abord trouvé son bonheur avec les jeunes de Valence, pas loin de Lyon, pour parfaire sa formation. Tout se passait bien: il allait même intégrer sans doute le groupe professionnel de ce club de Ligue 2. Et puis patatras, le club doit déposer son bilan. À 19 ans, c’est son deuxième coup de théâtre.

Toujours la même volonté. Après être passé par Chambéry, où il initie en parallèle une formation dans la science du sport, il s’arrête à Strasbourg. Là aussi, il espère s’installer dans la durée. Là encore il est rattrapé par le destin: le club est à son tour au bord de la faillite. Il a le choix de rester et attendre sans savoir si un sauvetage interviendra, quand un coéquipier, qui deviendra son agent, lui parle de la Bulgarie. «J’ai décidé de partir, une belle aventure, lance Jérémy. J’ai joué d’abord à Chernomorets, puis au CSKA Sofia. Un beau souvenir.»

Il a joué avec Martin Petrov

À Sofia, il jouera même avec Martin Petrov, alors en fin de carrière. «Il m’avait parlé de Servette, où tout avait commencé pour lui quand il avait quitté la Bulgarie.» Déjà. Sauf qu’avant de venir à Genève, il fait un détour par la Roumanie (Botosani et Ploiesti). Quand il arrive au Servette FC à l’hiver 2016, il a déjà pas mal bourlingué. C’est cette expérience et le fait qu’il soit gaucher qui intéresse notamment Meho Kodro à l’époque. Mais les Grenat ne comptent plus sur lui un an et demi plus tard, soit à l’été 2017. Il se plaisait à Genève, il aurait voulu continuer: nouveau coup dur. Il partira encore au loin, une dernière fois, au Kazakhstan, au FK Aktobe. Une mauvaise expérience qui s’achève après six mois. «Un nouvel entraîneur a été nommé et il a changé tous les joueurs étrangers, souffle-t-il. De toute façon, c’était compliqué. La nourriture, le fait que le staff ne parlait que russe, même pas anglais, tout cela faisait que je ne vivais pas bien ce moment.»

Le retour à Genève

Il rentre alors dans la région, puisqu’il a grandi près du lac du Bourget. Et renoue contact avec Servette. «L’idée, c’était de me concentrer sur la préparation physique, puisque j’ai un master dans ce domaine. Je devais à un moment rejoindre la réserve de Servette pour ça. Mais finalement cela ne s’est pas fait tout de suite. Et Piero Costantino, le directeur sportif de Carouge, m’a proposé de venir jouer à la Fontenette. J’ai accepté. Parallèlement, j’ai enfin rejoint l’académie de Servette, où je suis stagiaire pour passer le diplôme européen de préparation physique. Je m’occupe depuis peu de la préparation de la section féminine du club. C’est très intéressant. À 32 ans, je ne me suis pas posé longtemps la question.»

Fin des aventures de Jérémy Faug-Porret. Le foot, c’est aussi ces périples, parfois dans l’anonymat de petits clubs. Carouge a de la chance de pouvoir compter sur lui. Servette aussi.

Créé: 04.03.2019, 19h43

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