La fiabilité des contrôles sur le salbutamol mise en cause

DopageUne étude s’interroge sur la validité des tests concernant cette molécule prisée par l’asthmatique Chris Froome. Martial Saugy et Raphaël Faiss tempèrent.

Sous le coup d'un contrôle anormal au sabultamol à la Vueltat, Chris Froome sera-t-il au départ du prochain Tour de France?

Sous le coup d'un contrôle anormal au sabultamol à la Vueltat, Chris Froome sera-t-il au départ du prochain Tour de France? Image: Keystone

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Des scientifiques néerlandais volent indirectement au secours de Chris Froome. Publiée dans un journal anglais (Le British Journal of Clinical Pharmacology) et relayée par Ouest-France, une étude met en cause la fiabilité des tests concernant le salbutamol pratiqués par l’Agence mondiale antidopage (AMA).

L’intitulé ne laisse pas place au doute quant aux intentions: «Inutilité du contrôle antidopage du salbutamol actuel?» Par un curieux hasard, l'étude paraît en plein Giro et alors que le Tour de France se profile. Du pain bénit pour le clan Sky et son armada de spécialistes? Les intéressés assurent agir en toute indépendance. «Il n’y a aucun conflit d’intérêts.»

D’après les simulations auxquelles ils se sont livrés, les auteurs affirment qu’il y a 15,4% de chance (ou de risque c’est selon) que le contrôle soit faux. Selon eux, les résultats montrent que «les mesures d’urine simples ne permettent pas d’estimer la dose absorbée.» Rappelons que Chris Froome avait fait l'objet d'un contrôle anormal au salbutamol lors de la dernière Vuelta.

Directeur du Centre de recherche et d’expertise des sciences antidopage de l’UNIL, Martial Saugy tempère: «L’AMA a fait beaucoup de recherches pour consolider ses tests. Elle possède suffisamment de données pour valider la fiabilité de ceux-ci. En l’occurrence, les hypothèses de départ sont trop larges. J’ai l’impression qu’on veut lancer une polémique.»

Raphaël Faiss, responsable de recherche à l’ISSUL, abonde dans ce sens: «Il n’y a rien de nouveau. Plusieurs études précédentes ont démontré les incidences si quelqu’un ingère une dose limite en une fois (Ndlr par voie orale ou inhalée) et qu’il subit un contrôle juste après. Ces résultats sont à prendre avec des pincettes. A partir d’un petit groupe de personnes, on ne peut pas effectuer des interprétations et tirer des conclusions générales.»

(nxp)

Créé: 16.05.2018, 17h06

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