Duel de Romands au Mans

AutomobilismeCe samedi à 15 h, Sébastien Buemi s’élancera en pole position. Le team Rebellion Racing entend bien lui mener la vie dure.

Sébastien Buemi vise la victoire ce week-end au Mans.

Sébastien Buemi vise la victoire ce week-end au Mans. Image: Keystone

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Contre vents et marées, drames et scènes de joie, elle reste «la» course la plus connue au monde. Parce que bientôt centenaire – la première édition s’était tenue les 26 et 27 mai 1923 –, parce que mythique, attirante et inquiétante à la fois. Défi technologique dès ses origines, elle est plus que jamais un défi pour les hommes – et les femmes – qui pilotent, pour ceux et celles qui travaillent dans les stands ou en amont, pour les ingénieurs et les petites mains, si nécessaires à l’accomplissement d’un puzzle complexe.

Un puzzle géant

Car chaque pièce doit s’accorder avec sa voisine. Chaque détail doit être maîtrisé avec le plus grand soin dans cette course où l’on roule à plus de 300 km/h sur la ligne droite des Hunaudières et que l’on peut perdre pour une pièce qui vaut quatre sous ou un peu plus à quelques minutes, voire mètres, de l’arrivée.

Preuve, malheureusement par l’exemple, de la difficulté de la tâche: Toyota s’est attaquée pour la première fois au monument en 1985 et n’a toujours pas gagné. Après les retraits successifs d’Audi puis de Porsche – les deux constructeurs allemands investissent désormais notamment en formule E –, la marque japonaise est le dernier grand constructeur en lice, le seul qui aligne deux voitures – TS050 – dans la première des catégories, celle réservée aux véhicules hybrides: un bloc thermique, deux systèmes de récupération d’énergie, transmission sur les quatre roues (non permanente), puissance limitée à 1000 CV! Imbattables sur le papier, la No 8 de Buemi-Nakajima-Alonso et la No 7 de Conway-Kobayashi-Lopez? Assurément, les essais officiels ayant montré que, malgré le complexe système d’équivalence qui devait permettre aux autres LMP1 de défier véritablement l’ogre japonais, la formule était encore trop à l’avantage du grand favori (4 secondes d’écart au tour entre la voiture de Buemi et les meilleures LMP1 «privées», moins puissantes mais plus légères, autorisées aussi à consommer plus que leurs adversaires).

Tout reste à faire

Tout serait-il donc dit avant que la course ne commence? «C’est fantastique d’être en pole, je suis vraiment content pour l’équipe. Mais, attention, nous avons encore beaucoup de travail pour atteindre notre but en course. Nous nous sommes préparés depuis une année pour ce moment et nous savons exactement ce que nous devons réaliser désormais», expliquait l’Aiglon Buemi au soir des qualifications.

Porte-drapeau du camp des opposants, le team Rebellion Racing est né de la passion d’un industriel vaudois, Alexandre Pesci, qui a lui aussi des rêves: gagner les 24 Heures du Mans et devenir champion du monde d’endurance. Et pas seulement, comme après la brillante saison 2017, dans la catégorie LMP2. Revenue chez les grands, l’équipe suisse a fait construire chez Oreca, dans le sud de la France, une voiture si bien née qu’elle est montée sur le podium dès sa première course mondiale (à Spa-Francorchamps); elle a permis, dans la nuit de jeudi à vendredi, au Seelandais Neel Jani de signer le troisième temps des essais, de peu devant la voiture sœur confiée notamment au Genevois Mathias Beche.

Dans le camp suisse, on ne s’emporte pas. «À la régulière, les Toyota sont imbattables», raconte ainsi Jani, l’un des deux seuls Suisses – avec Marcel Fässler – à s’être imposé dans la Sarthe. Mais le défi n’est pas moins intéressant, puisqu’il s’agira de réussir un sans-faute en mettant en permanence la pression sur les deux voitures favorites… avant de faire les comptes. Dimanche à 15 heures.

Créé: 15.06.2018, 22h00

Des Supercars

Dès la saison 2020-2021, la catégorie reine de l’endurance (LMP1) sera remplacée par des voitures s’inspirant des Supercars, toutes dotées d’un système hybride avec un KERS (récupérateur d’énergie) sur les roues avant. En théorie, et afin d’augmenter le nombre de candidats à la victoire, le règlement sera fait pour que les budgets nécessaires soient nettement moins élevés qu’actuellement. Plusieurs constructeurs ont déjà manifesté leur intérêt pour la nouvelle formule. J.-C.S

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