Dix pépinières qui forment les champions de demain

Sport genevoisFinancé par le Canton et pionnier en Suisse, ce programme de soutien aux jeunes sportifs d’élite porte ses fruits. Il est un gage d’avenir et de succès. Décryptage.

Image: Cassandre Renaud

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Joueuse de Genève Volley, Johanna Remy a 18 ans et elle tient le haut du filet en LNA. Une ascension fulgurante pour cette attaquante centrale prometteuse, membre de l’Académie genevoise de volleyball. La collégienne fait partie des quelque 500 jeunes sportifs d’élite qui figurent dans l’un des dix centres cantonaux de la relève. Johanna n’est pas dupe. Elle sait qu’elle doit son actuelle place de titulaire à l’indisponibilité de l’Américaine Liesl Engelbrecht. Pour autant, sa progression ne tient pas du fantasme ou du hasard. «Il y a deux ans, en doublant mes heures d’entraînement, j’ai franchi un cap, c’est flagrant. Le travail spécifique accompli à l’académie est de qualité. On est aux petits oignons avec nous. Il arrive parfois que les membres du staff technique soient plus nombreux que nous lors d’un entraînement», confie-t-elle.

Johanna Remy ne décrochera peut-être pas la lune, comme Dorian Girod, figure montante du tennis de table helvétique, ne crèvera sans doute pas le plafond de l’Olympe. «Mais qu’importe, l’essentiel, c’est qu’on les aura aidés à aller le plus haut possible», note Jérôme Godeau, le responsable de la relève au sein de l’Office cantonal de la culture et du sport. C’est lui qui pilote ce dispositif de soutien, aujourd’hui entièrement pris en charge par le Canton. Un programme pionnier en Suisse qui participe, avec la création et le succès du Team Genève, à la bonne santé du sport d’élite au bout du lac. Coût de l’opération: plus de deux millions de francs par année.

Mais qui sont les bénéficiaires de ces pôles d’excellence? «De jeunes talents au fort potentiel, triés sur le volet, qui, pour mieux développer leurs aptitudes, ont besoin d’une préparation plus poussée, souvent personnalisée, répond Jérôme Godeau. Le programme ne se substitue pas aux clubs, il agit en complément et professionnalise les structures d’encadrement.» Jeune crack de tchoukball, Yanis Bruhin (17 ans) peut en témoigner. «En ajoutant aux entraînements collectifs en club une préparation plus individuelle, basée notamment sur la technique, on progresse plus vite. Avant de partir aux Mondiaux en Malaisie, j’ai pu me familiariser avec le ballon utilisé sur le plan international, à la taille et au maniement différents. Ça m’a grandement aidé à gagner ma place de titulaire.»

Tirer à la même corde

Cependant, Genève ne s’attache pas seulement à être un faiseur de champions, futurs Lions du Pommier ou Aigles des Vernets. Parallèlement à leur éducation athlétique et technique, les formateurs s’efforcent de leur inculquer une vraie culture d’apprentissage. La diététique, la prévention des blessures ou le travail mental figurent aussi au programme de leurs séances de perfectionnement. Mens sana in corpore sano: la maxime de Juvénal est indémodable. Les corps académiques ont l’esprit studieux, ils ne deviendront pas tous sportifs professionnels. La majorité d’entre eux sont intégrés au programme sport-études et bénéficient ainsi d’horaires aménagés pour mieux muscler leurs entraînements. «Pour nous, le suivi scolaire des «académiciens» est important. Les centres de la relève ne jugent pas leurs notes mais ils veillent à leur assiduité et à leur bon comportement en cours», précise Jérôme Godeau.

D’abord laborieuse dans sa mise en action, cette politique de subventionnement a depuis trouvé son rythme de croisière. Avec l’Association Genève Futur Hockey, premier sport «labellisé» en 2011, elle avait essuyé les plâtres. «Longtemps, les clubs se sont tiré dans les pattes, résume l’intendant cantonal. Mais c’est du passé. Aujourd’hui, une franche collaboration s’est instaurée entre eux. Sans une politique concertée et l’accord de son association cantonale, un sport ne peut prétendre à intégrer notre mouvement.» Ainsi, des dossiers mal ficelés ont été refusés et d’autres sont revenus plusieurs fois sur le tapis avant d’être validés.

«On a parfois reçu des dossiers émanant d’un club formateur qui demandait un soutien alors que son entente avec les autres clubs ne marchait pas. Des projets ont ainsi périclité, comme dans le basket. Aujourd’hui, sous les panneaux, on a un vrai projet qui tient la route», indique Jérôme Godeau. En bisbille, les grands clubs de natation s’en inspireront-ils un jour pour mettre de l’eau dans leur vin et de l’huile dans leurs relations? «Ce n’est pas à nous de provoquer le lancement d’un centre cantonal de la relève. On estime que si le projet ne vient pas du cœur du sport, il ne sera pas viable. Mais comme pour le hockey, on peut agir en tant que médiateur», ajoute le responsable.

À tout niveau, le montage et le pilotage d’un tel projet ne sont pas simples. Le choix des sportifs sélectionnés suppose une concertation impartiale. Les craintes de certains clubs, qui pourraient se sentir lésés ou dépossédés de leurs meilleurs éléments, doivent être levées. Éviter les risques de surentraînement exige des programmes harmonieux. L’usage d’installations sportives supplémentaires se heurte aux limites des infrastructures existantes. «C’est beaucoup de paperasserie», marmonne un président d’académie. «C’est vrai, les obligations administratives sont nombreuses, admet Jérôme Godeau. Certains responsables râlent parfois un peu. Mais une surveillance, notamment juridique et financière, est indispensable au bon fonctionnement du système. On ne veut pas de mélange des comptes. De nombreux dirigeants coiffent plusieurs casquettes. Certains sont à la tête du centre de la relève, de l’association cantonale et d’un club d’élite. Mais globalement, tout se passe plutôt bien. Et quand on voit Guillaume Maillard, un joueur issu de Genève Futur Hockey, marquer un but pour Genève-Servette, on se dit que cela en vaut la peine.»

Reste, bien sûr, le nerf de la guerre. Le budget de 2,163 millions suffit-il à rendre l’opération pérenne? Ou faudrait-il l’augmenter pour renforcer son action et espérer accueillir d’autres académies? «Il est vrai que l’on a atteint un peu nos limites. On a plus beaucoup de réserve mais en même temps, on n’a pas de nouveaux dossiers à l’étude», répond Jérôme Godeau. La balle est dans le camp des politiques et des associations.


Un ministre enthousiaste

Conseiller d'État en charge du Département de la cohésion sociale, Thierry Apothéloz coiffe depuis un an la casquette de ministre des sports du canton. Si une cabriole à vélo a stoppé brutalement sa propre carrière athlétique, l’ancien maire de Vernier se plaît à mouiller sa chemise pour favoriser et valoriser les efforts comme les rêves des jeunes champions. «Ils sont nos futurs ambassadeurs, affirme-t-il. Comme le basketteur Clint Capela ou le footballeur Johan Djourou, eux aussi participeront peut-être un jour au rayonnement de Genève.»

C’est dire s’il défend avec beaucoup d’enthousiasme les deux structures cantonales de soutien aux meilleurs sportifs d’élite genevois, les confirmés à l’enseigne du Team Genève, et les talents en devenir sous le label des centres de la relève. «C’est l’un des trois enjeux de ma politique sportive avec un meilleur accès au sport et son développement sur le plan populaire, deux domaines qui sont de formidables facteurs d’intégration et de cohésion sociales.» Les centres de la relève, Thierry Apothéloz les a déjà appuyés lorsqu’il était président de l’Association des communes genevoises. Il en connaît les rouages et les objectifs. «La ligne budgétaire est là, je ne crains pas qu’elle puisse être un jour contestée. Elle a du sens et elle rencontre une bonne écoute auprès des parlementaires. Il nous faut maintenant nous concentrer sur le pôle football, nous le devons à nos jeunes sportifs!»

Pour encourager la création de futures académies, une rallonge budgétaire peut-elle être envisagée? «Les ressources de l'État ne sont pas exponentielles. On peut en faire la demande ou alors étudier une nouvelle répartition de nos subventions pour satisfaire au mieux tous les sports soutenus. Ce serait une affaire d’arbitrage.» P. B.

Créé: 28.11.2019, 21h55

Mode d’emploi

Historique Les centres cantonaux de la relève sportive sont au nombre de dix. Financé à l’origine par l’État, la Ville de Genève et l’Association des communes genevoises, ce programme de soutien a été mis en place en 2011 suite à la création du Service cantonal du sport. Depuis la loi sur la répartition des tâches, c’est le Canton de Genève (et son Département de la cohésion sociale) qui en assume seul le financement et l’organisation.

Objectif L’État entend favoriser la formation de la relève élite
du sport genevois. Le but visé est de développer et d’améliorer les structures d’encadrement sportif et scolaire des meilleurs espoirs du canton.

Financement Le budget annuel alloué est de 2163298 francs. La répartition des subventions se fait en fonction de
la nature des projets, du nombre de sportifs concernés et de l’encadrement qui leur est consacré. La durée du contrat de prestation est de trois ans (quatre ans pour Genève Futur Hockey). Le contrat est renouvelable, soit par vote du Grand Conseil, soit par arrêté du Conseil d’État.

Procédure C’est après étude d’un dossier de candidature détaillé que l’octroi d’une subvention est accordé. Le bénéficiaire doit être une association à but non lucratif, disposant d’un statut juridique propre et distinct de tout club
ou association déjà existant. Le soutien est conditionné à d’autres sources de financement publiques ou privées. Les projets présentés doivent être établis sur la base d’un concept de promotion de la relève reconnu par Swiss Olympic. L’adhésion de la majorité des clubs formateurs et des clubs de l’élite – de même que le soutien de l’association cantonale et de la fédération nationale – est exigée.

Cyclisme


Cadre Cyclisme Genève (CCG)
Date de création: 2016
Siège: vélodrome du Vel d’Hiv
Subvention: 75 000 francs
Entraineurs: 2
Sportifs: 14

Labellisé par Swiss Cycling, qui en a fait l’un de ses centres régionaux, le CCG est tenu de main de maître par un seul homme. Loïc Hugentobler porte un casque et plusieurs casquettes. Président de l’Union vélocipédique genevoise et du vélodrome, l’ancien pistard dirige, planifie, entraîne et conduit ses jeunes espoirs sur les courses aux quatre coins du pays. Le titre national sur piste de Matteo Constant, en U17, et les progrès réalisés par Damien Fortis, Henry Lawton ou Gabriele Cerrato n’y sont pas étrangers. «À l’avenir, j’espère pouvoir engager un autre entraîneur», dit-il. Car la prochaine création d’une équipe élite, dans laquelle sera intégré Lawton, lui demandera encore plus d’engagement.
P.B.


Triathlon


Triathlon Relève Genève (TRG)
Président: Christophe Parent
Date de création: 2017
Siège: Piscine des Vernets
Subvention: 23 000 francs
Budget annuel: 100 000 francs
Nombre d’entraîneurs: 5
Nombre de sportifs: 10

Seul club formateur, le TC Genève coiffe le centre de la relève, avec deux gestions propres et un président bicéphale et démissionnaire! Aux Vernets, où les lignes d’eau sont surchargées, une dizaine d’espoirs (tous en sport-études) bénéficient d’un soutien sportif et médico-social de qualité. «Chacun d’entre eux nous coûte en moyenne 5000 francs par année. Heureusement, les cotisations de la section adultes nous donne un sérieux coup de main», note Christophe Parent. Résultat des courses: Rebecca Beti (3e des Européens cadettes) et Yann Stettler (champion d’Europe par équipes avec la Suisse) ne cessent de progresser.
P.B.


Canoe-kayak


Académie Canoë-kayak de Genève (ACKG)
Président: Eric Labarelle
Date de création: 2017
Siège: CC Genève à la Jonction
Subvention: 30 000 francs
Budget: 70 000 francs
Entraîneurs: 1
Sportifs: 5

Si l’académie est l’un des trois piliers du CC Genève, avec le centre de formation (100 jeunes en moyenne) et le Team élite (qui soutient les sélectionnés olympiques Martin Dougoud et Thomas Koechlin), elle fonctionne avec sa propre gestion. À sa tête, Eric Labarelle a relayé son fondateur, Martial Chabbey. Un gros travail spécifique, en volume et en technique, est assuré par Nikolas Stanik. Les cinq «académiciens», tous en sport-études, ont ainsi triplé leur temps d’entraînement. Cela a notamment permis à Zoé Frey (16 ans) de décrocher le titre national en cadettes. Pour elle, les «olympiens» sont des exemples à suivre.
P.B.


Basket-ball


Genève Basket Académie GBA)
Président: Carmelo Lagana
Date de création: 2018
Siège principal: Collège André-Chavanne
Subvention: 150 000 francs
Budget: 300 000 francs
Entraîneurs: 4
Sportifs: 30

Après divers projets refusés ou dissolus, le basket genevois et ses clubs d’élite ont enfin fédéré une vraie académie où, selon son président, Carmelo Lagana, «le joueur est au centre». «Notre mission est de polir des pépites que les clubs formateurs ont révélées. Tout le monde est gagnant.» Les entraînements spécifiques (5 à 7 par semaine) se doublent d’un suivi scolaire propre à favoriser l’épanouissement complet des basketteurs collégiens, la plupart basés à André-Chavanne. Spécificité de la GBA, elle anime sa propre équipe masculine, en tête du championnat suisse U17 des centres de formation.
P. B.


Volleyball


Académie de volleyball de Genève (AVGe)
Président: Eric Métral
Date de création: 2013
Siège principal: Bois-des-Frères
Subvention: 125 000 francs
Budget: 200 000 francs
Entraîneurs: 2 principaux et 6 assistants
Sportifs: 69

La structure s’appuie sur la compétence de deux formateurs reconnus, Laurent Rey et Kristjan Kuric. Le sérieux du travail effectué a contribué à améliorer l’entente entre les clubs. Une grille des entraînements individualisés (physiques et techniques) est établie en fonction de l’emploi du temps (club et école) et des objectifs de chaque participant. Vingt-cinq d’entre eux sont en sport-études. Selon le vœu des clubs, réticents à l’idée de perdre leurs meilleurs espoirs, l’AVGe ne gère pas d’équipe. Sa mission principale est de favoriser l’intégration des espoirs dans la pyramide de l’élite.
P. B.


Tennis de table


Institut de tennis de table genevois (ITTG)
Président: Patrick Brisset
Date de création: 2015
Salle principale: École Stitelmann
Subvention: 75 000 francs
Budget: 150 000 francs
Entraîneurs: 3
Sportifs: 8

Dinosaure (bien vivant) du tennis de table genevois, Roger Helgen vient de transmettre les clés de l’ITTG à Patrick Brisset. L’institiut accompagne ses jeunes espoirs en leur proposant des entraînements spécifiques, avec des séances individualisées, des cours de diététique, un préparateur physique et une coach mentale. Il organise des stages à l’étranger ou à Genève, comme récemment en invitant l’ancien champion tricolore Michel Martinez. Mireille Kroon, qui joue aujourd’hui en France, et Dorian Girod, ancien international suisse U18, intégré au cadre élite du ZZ Lancy, ont tiré profit de cet encadrement.
P.B.


Football


Genève Éducation Football (GEF)
Président: Pascal Chobaz
Date de création: 2013
Siège: ACGF et terrain des clubs
Subvention/budget: 665 000 fr.
Responsable technique: Massimo Lombardo
Equipes: 16

Canton formateur réputé, Genève a pour principaux ambassadeurs Zakaria ou Mbabu. Créée sur la base du plan directeur de l’ASF, son académie est un pôle d’excellence qui redistribue la subvention cantonale aux trois clubs formateurs (Servette, Carouge, Meyrin) et à l’ACGF, représentante des 61 autres clubs du canton, la base du système de préformation footeco. But visé: hisser les meilleurs talents (sur 9000 juniors licenciés) au sommet de la pyramide, là où pointe Servette, grâce à un suivi méthodique exercé dans les 16 équipes qui les accueillent. En tête de LNA dames, le FC Servette Chênois a rejoint la structure.
P.B.


Tchoukball


Centre de la relève du Tchoukball genevois (CRTG)
Président: Daniel Buschbeck
Date de création: 2017
Siège: association cantonale
Subvention: 40 000 francs
Budget: 60 000 francs
Entraîneurs: 1 plus 2 assistants
Sportifs: 12

Sport émergeant, le tchoukball s’active pour assurer sa promotion et la progression de ses pratiquants. Son centre de la relève, créé et animé par Daniel Buschbeck, également président de l’association cantonale et du TC Genève, est un révélateur et un incubateur de talents, à l’image de l’international suisse Yanis Bruhin. D’abord réticents, les clubs se sont tous ralliés à ce programme de soutien. «C’est un travail de fond, qui repose sur un encadrement personnalisé, plutôt axé sur la technique et le physique. Le suivi médical est important pour absorber au mieux les charges d’entraînement supplémentaire», explique «M. Tchouk».
P. B.


Handball


Team Talents Handball (TTH)
Président: Daniel Zellweger
Date de création: 2017
Siège: Centre de la Queue d’Arve
Subvention/budget: 50 000 fr.
Entraîneurs: 3
Sportifs: 15

Imaginé de longue date, le projet a mis du temps à se concrétiser. Au grand dam de l’association cantonale, qui les gère, il n’intègre pas les trois sélections juniors M15, M17 et M19 qui jouent sous les couleurs du SG Léman Genève .«Seuls nos espoirs inscrits en sport-études bénéficient de la structure du Team Talents», précise Daniel Zellweger. Les heureux élus profitent de cet encadrement personnalisé pour parfaire leur technique individuelle, développer leur condition physique et leur force mentale. À l’image de Marius May, passé par le centre de formation de Montpellier, les meilleurs d’entre eux sont destinés à rejoindre un jour Chênois, le club phare du canton, en LNB.
P. B.


Hockey sur glace


Association Genève Futur Hockey (AGFH)
Président: Patrick Bouvier
Date de création: 2011
Sièges: Patinoire des Vernets et Centre administratif de la Praille
Subvention: 980 298 francs
Budget: 1,7 million de francs
Entraîneurs: 6
Sportifs: 70 joueurs

Une genèse tourmentée a longtemps plombé les activités de l’AGFH. «Heureusement, depuis 2018, la page est tournée et notre crédibilité n’est plus remise en cause», se réjouit Laurent Pechkranz, son directeur administratif. Émanation des clubs formateurs (Meyrin, Trois-Chêne, Ge/Servette), le groupement travaille aujourd’hui en pleine entente, «sans dilapider nos forces et avec la volonté de favoriser la formation des jeunes talents du canton». Des moskitos, formés en club, aux pros du GSHC, en passant par les trois équipes juniors de l’AGFH, c’est toute une filière vertueuse qui s’est mise en place.
P. B.

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