Le Critérium genevois a passé sa tenue de ville comme une fleur

CyclismeAprès Malval et Plan-les-Ouates, changement de décor. La 2e édition a fait sa révolution autour du Stade de Genève.

Le Stade de Genève dans sa configuration vélocipédique!

Le Stade de Genève dans sa configuration vélocipédique! Image: Georges Cabrera

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C’est un peu comme si le Stade de Genève s’était pris pour Saturne! Un anneau virtuel encercle son corps de béton et se prête à la ronde des cyclistes. À la Praille, les derniers clients qui sortent du centre commercial découvrent un étonnant spectacle. Ici, les courses ne se font pas à l’allure d’un caddie. En tête du peloton, Loïc Perizzolo tourne comme une hélice, à près de 45 km/h. Le pistard genevois, champion d’Europe de l’éliminatoire en 2016, est dans son élément. Sur cet immense vélodrome à ciel ouvert, d’une circonférence de 700 mètres, le Critérium genevois boucle sa 2e édition en roulant les mécaniques.

La tête dans le guidon

On est loin du tourniquet vertigineux de la Queue d’Arve, mais la sensation de vitesse est la même. Les élites mènent le bal, la tête dans le guidon; certains non-licenciés ménagent leur monture, les mains sur les cocottes. Ils sont partis ensemble pour soixante tours de stade. Avant eux, les écoliers ont chauffé le bitume. «C’est fun, convivial et très intense. Franchement, c’est une super initiative», confie le coureur du VC Lancy. Dans sa tenue de ville, le critérium a tapé dans le mille.

Pour Loïc Hugentobler, son metteur en selle, le pari est réussi. Par souci sécuritaire, cette épreuve itinérante a d’abord fait ses premiers tours de roue en campagne, loin de la circulation et des lignes TPG. Comme l’an passé, les deux circuits protégés de Malval et de Plan-les-Ouates lui ont offert des routes délivrées de tout obstacle. «Quelque 130 coureurs s’y sont aventurés en passant entre les gouttes et en évitant les gamelles. À l’avenir, on en espère plus», indique le président de l’Union vélocipédique genevoise (UVG).

À Plainpalais?

Prisonnier du trafic motorisé, malmené par les chicanes administratives, dépossédé de ses grandes épreuves historiques, en panne de licenciés, le cyclisme genevois sort d’une longue traversée du désert. Là, il semble avoir retrouvé un second souffle. «Le critérium doit lui permettre de gagner en popularité. Avec lui, on espère sensibiliser les jeunes, leur redonner le goût du vélo. C’est un excellent outil de promotion», estime Loïc Hugentobler. Le matin, l’esplanade de la Praille s’était transformée en classe en plein air. Au programme, leçon d’agilité donnée par la Fondation Boscardin à une centaine d’écoliers sur deux-roues. Le Département de l’instruction publique encourage cette école buissonnière. La Fondation du stade a donné son feu vert.

En se rapprochant de la ville, le Critérium genevois s’accorde une meilleure visibilité, un accès plus facile. L’an prochain, il se verrait bien tournicoter sur la plaine de Plainpalais ou dans le parc des Bastions! Un critérium national aux Pâquis est même en projet. En attendant, ce sont quelque 400 coureurs qui disputeront dimanche à Satigny la Classique genevoise. Non, le cyclisme genevois n’est pas dégonflé. Un coup de pompe est ça repart!

(TDG)

Créé: 13.06.2018, 22h50

De la Praille aux JO de Tokyo?

Il a bouclé son dernier tour en appuyant sur le champignon, en écrasant deux gendarmes couchés et en frisant les 50 km/h! Qu’il s’aligne en Coupe du monde ou dans la 6e manche du Critérium genevois, Loïc Perizzolo n’aime pas ronger son frein. Avec le forfait de l’ancien pro Simon Buttner, la victoire finale lui était promise. Cela ne l’a pas empêché de «flinguer» son coéquipier français Florian Moine et le biker Martin Fanger, comme lui membre du Team Genève. «Disputer une telle épreuve casse la routine de l’entraînement», affirme-t-il. En fait, chaque coup de pédale le rapproche un peu plus de son rêve: les JO de Tokyo en 2020. Privé des Mondiaux d’Apeldoorn après une cabriole en Nouvelle-Zélande et une fracture de la main, le Genevois s’est remis en piste, bien décidé à briller en poursuite par équipes lors des prochains championnats d’Europe à Glasgow. À la Praille, sa femme Virginie s’est elle aussi imposée, mais c’est la Française Victoire Barbe qui l’a emporté au général. Les autres bouquets sont revenus à Pedro Oliveira (non-licenciés), Damien Fortis (U17), Johann Lehmann (U15), Ewan Dind (U13) et Florian Cerato (U11) P.B.

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