Le champion de ski genevois Fernand Grosjean nous a quittés

DécèsSon petit-fils Romain lui dédie sa troisième place au Grand Prix de Formule 1 de Spa, en Belgique.

Fernand Grosjean, lors des championnats suisses à Davos en 1955.

Fernand Grosjean, lors des championnats suisses à Davos en 1955. Image: Photopress

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Les anciens se souviennent encore de Fernand Grosjean, qui vient de nous quitter dans sa 92e année. Le skieur genevois avait été vice-champion du monde de ski en 1950 à Aspen, aux Etats-Unis. Je me souviens de l’enthousiasme du speaker de Radio-Sottens dans le premier bulletin d’information matinal. Gamin, Fernand Grosjean était notre fierté. On se souvient aussi de sa victoire au slalom spécial de Klosters, qui accueillait les Championnats suisses. Il y a eu d’autres victoires.

Après le décès accidentel de son père, qui avait été champion d’Europe de bob à Montana, Fernand rejoint Genève. Il a la chance de faire la connaissance du directeur de la SIP qui lui propose une place d’apprentissage. Ils étaient du même patelin! Passionné par les trains, il souhaite devenir mécanicien de locomotive. Il réussit tous les examen mais rate le dernier. Il était daltonien. Un autre Genevois lui donne sa chance dans le domaine du ski, le président du Ski-Club de Genève Caillat. Fernand assiste à un concours de saut à Saint-Cergue. Une fois l’épreuve terminée. Il se lance sur le tremplin avec ses skis de piste et réussit son saut. Caillat demande qu’on lui amène cet énergumène et l’inscrit au Ski-Club.

On a toujours aimé la vitesse chez les Grosjean. Dans la foulée, Christian Grosjean s’est essayé au sport automobile et au ski. Quant au petit dernier, Romain Grosjean, il vient de s’illustrer dimanche au Grand Prix de Spa, en Belgique, où il s'est hissé à la troisième place. «Une réussite qu’il dédie à son grand-père», nous dit sa maman. Fernand Grosjean admirait son petit-fils.

A Genève, la patron de l’Ecole suisse de ski Ernest Hofstetter organisait pour ses moniteurs, en fin de saison, une dépose en haute montagne avec le «Pilatus Porter» d’Hermann Geiger. Un jour, Hofstetter avait invité Fernand Grosjean à se joindre au groupe de skieurs. Le jeune moniteur Philippe Conne s’en souvient. «Au Pigne d’Arolla, les conditions de neige étaient épouvantables, du carton toute la descente. Tous les moniteurs ont fait la descente en conversions pendant que Fernand Grosjean faisait de petits virages serrés avec des lattes en bois de 2 m 15

Secrètement, Fernand Grosjean a quand même piloté des locomotives, grâce à ses copains mécaniciens.

La Tribune de Genève présente toute sa sympathie à sa famille. (TDG)

Créé: 24.08.2015, 15h14

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