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À Bâle, Roger Federer retourne le miroir du temps

L’entrée en lice du «Maître» à Bâle est un plaisir récurrent: le théâtre idéal pour guetter des traces d’usure. Ou de relance, comme lors de son 1500e match.

Roger Federer est apparu, lundi soir, un peu plus jeune qu’il y a douze mois devant son public du «Joggeli».
Roger Federer est apparu, lundi soir, un peu plus jeune qu’il y a douze mois devant son public du «Joggeli».
AFP

Et si Roger Federer avait voulu faire passer un message. Pour la première fois depuis six ans, l’ancien gamin des Old Boys a retrouvé son biotope du «Joggeli» un lundi soir, piégeant ses admirateurs les plus impatients qui s’étaient rués sur les billets du mardi en pariant sur un rituel immuable. La magie des retrouvailles entre Roger Federer et son tournoi tient sans doute dans ce quiproquo. Les années passent, tout semble identique et pourtant rien n’est tout à fait pareil. L’attente, l’ovation, l’amour, la fascination technique, l’emprise psychologique sur un adversaire réduit au rôle de faire-valoir (lundi Peter Gojowczyk, balayé 6-2, 6-1 en 53 minutes), rarement événement sportif a semblé aussi prédéfini. L’erreur serait donc de se laisser emporter par l’illusion d’une permanence. Non, Roger Federer n’est pas éternel. Il évolue. Mais lundi comme depuis quelques semaines, «le Maître» a semblé avancer dans l’autre sens.

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