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Bellier: «J’ai vécu six premiers mois compliqués»

Rencontre avec le Genevois du Country Club, qui dispute le tournoi Future de Collonge-Bellerive.

Antoine Bellier affrontera ce jeudi en quarts de finale la tête de série No 1, le Bulgare Lazov.
Antoine Bellier affrontera ce jeudi en quarts de finale la tête de série No 1, le Bulgare Lazov.
KEYSTONE

C’est dans un endroit bucolique, presque idyllique que se déroule depuis ce week-end le tournoi Future de Collonge-Bellerive. Site perdu, caché presque, entre les arbres et les villas de riches propriétaires. Ce mercredi, seul le bruit des avions et les cris d’efforts des joueurs viennent troubler la quiétude de l’endroit. Les matches suivent leur cours devant un discret parterre de fidèles des lieux, qui profitent de la terrasse ombragée du club house. Pendant que certains acteurs de ce 2e tour suent sous le cagnard, des joueurs, eux, se reposent dans des chaises longues sous les branches de conifères géants, casque audio visé sur la tête.

Sur un terrain d’entraînement à proximité des Courts 1 et 2, Antoine Bellier, lui, règle quelques détails avant d’aborder son 2e tour face au Zurichois Raphael Baltensperger (lire encadré), tombeur la veille de son ami Johan Nikles. Auteur d’une saison plutôt décevante jusque-là, le Genevois écoute les derniers conseils de son entraîneur, Sonny Kayombo. Il est midi et demi et il est l’heure pour le pensionnaire du Geneva Country Club de déguster le fameux plat de pâtes d’avant match. Interview.

Antoine, à 20 ans, c’est votre troisième saison sur le circuit. Un exercice jusqu’ici mitigé…

Ce qui est certain, c’est qu’il y a eu beaucoup plus de bas que de hauts. Les attentes ne sont pas au rendez-vous, même si cela se passe un peu mieux pour moi depuis quelques semaines. J’ai vécu six premiers mois compliqués. Il y a encore peu, je n’étais pas satisfait de mes résultats.

Moralement, comment avez-vous géré ce passage à vide?

Les moments de doutes n’étaient pas évidents à traverser. Mais je vis aussi des choses extraordinaires. C’est une balance qui penche parfois plus d’un côté que de l’autre et, dans mon métier, il faut l’accepter. J’ai essayé de relativiser un maximum, notamment durant la période où j’enchaînais les mauvais résultats, en me disant que ce n’était que des parties de tennis et qu’il y a des choses bien plus graves dans la vie. C’est ma façon à moi d’évacuer une certaine frustration afin de rebondir rapidement.

Vous avez eu la chance de disputer le premier tour du tournoi de Gstaad (ATP 250) au mois de juillet. Racontez-nous ce moment.

J’ai eu un déclic qui va indéniablement me faire progresser dans ma carrière, même si j’ai perdu au 1er tour (ndlr: face au Français Gleb Sakharov). A l’issue de la rencontre, j’ai réalisé une chose que mon entourage me conseillait de faire depuis longtemps et dont je n’étais pas convaincu: de me porter plus vers l’avant et d’être plus agressif.

Si vous aviez la chance de gagner un seul tournoi, lequel serait-il?

(Rires) Un Grand Chelem, évidemment. N’importe lequel, je ne suis pas difficile!

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